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Pour un Québec souverain

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Chantier politique
Numéro 104 - 12 juillet 2014



Note aux lecteurs

Chantier politique paraîtra de façon irrégulière d'ici le lendemain de la Fête du travail le 2 septembre. Continuez de nous envoyer articles, nouvelles et commentaires et de contribuer à l'analyse et à la discussion sur les courants économiques, politiques et sociaux actuels pour qu'ensemble nous soyons en mesure de prendre les décisions qui sont dans l'intérêt du peuple. Durant les semaines qui suivent nous regrouperons les sujets importants auxquels nous nous sommes intéressés cette année pour faciliter la discussion.

La mission de Chantier politique est d'informer les décideurs, c'est-à-dire le peuple, et de débusquer les dogmes qui bloquent la voie au progrès du Québec en fondant notre effort sur le nouveau qui cherche à naître.

Profitez de l'été pour refaire le plein et soyez prudents!



Les éducatrices des garderies tiennent une journée
de grève et manifestent à travers le Québec

Lundi le 7 juillet, des milliers d'éducatrices ont tenu une journée de grève et manifesté à travers le Québec avec leurs alliés pour dénoncer la lenteur des négociations. Les 13 600 responsables de service de garde en milieu familial (RSG), affiliées à la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ) poursuivent leur mobilisation et leurs moyens de pression pour obtenir une deuxième entente collective.

« Nous, les 13 600 RSG affiliées à la FIPEQ-CSQ, sommes plus que jamais mobilisées et déterminées à obliger le gouvernement libéral à faire avancer les négociations. Il est temps que les vrais enjeux soient discutés », a souligné la présidente de la FIPEQ-CSQ, Kathleen Courville.

« Ce service public est essentiel et permet à des milliers de femmes d'accéder au marché du travail. En améliorant les conditions de travail des RSG de partout au Québec, on améliore aussi directement les services offerts aux tout-petits. Il faut voir ces services comme un investissement indéniable dans la société québécoise, a ajouté la présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Louise Chabot.

«L'enjeu majeur qui fait bloquer les négociations en ce moment, c'est la relation de travail entre les bureaux coordonnateurs et les services de garde», estime la présidente de la FIPEQ. Ceux-ci ont sous leur responsabilité les services de garde d'une région donnée et prennent en charge la répartition des inscriptions et les subventions gouvernementales. Ils s'assurent également de la conformité des lieux. Une des principales revendications de la FIPEQ consiste à harmoniser les pratiques de ces bureaux, dont certains prennent des décisions démesurées selon certaines éducatrices. Elle souhaite obtenir de Québec «un processus de règlement des litiges pour pouvoir contester les décisions qui sont prises par les bureaux coordonnateurs et qui ne sont pas justifiées».

Les responsables des services de garde en milieu familial demandent également une reconnaissance des heures réellement travaillées. Elles travaillent en moyenne 50 heures par semaine et sont payées pour 35 heures.

Plutôt que de répondre à leurs demandes légitimes, la ministre de la Famille Francine Charbonneau a sorti la cassette usée des travailleurs qui prennent la population et les familles en otages. Elle a également joué la carte de la division en opposant les syndicats CSN et CSQ tout en mentionnant que les négociations sont complexes, puisque ce sont «des travailleuses autonomes qui veulent être reconnues comme des salariés» tout en ayant un pouvoir décisionnel.

« Ce n'est pas simple. Mais notre volonté, c'est d'avancer et qu'il n'y ait plus de journées où les parents se cherchent des places en garderie », a-t-elle ajouté.

Un avis qui n'est pas partagé par la présidente de la FIPEQ- CSQ.

« Contrairement à ce qui est sous-entendu par la partie ministérielle, nous vivons présentement un blocage à la table de négociation et il y a un refus catégorique de la part du ministère à considérer les véritables enjeux de cette négociation », soutient madame Kathleen Courville, présidente de la FIPEQ-CSQ.

« Nous demandons donc à la ministre Charbonneau de donner des mandats clairs à ses représentants afin de dénouer l'impasse vécue à la table de négociation concernant entre autres, la place des bureaux coordonnateurs à l'entente collective et surtout, la reconnaissance de notre travail », réitère Kahtleen Courville.

« Nous sommes abasourdies de constater la méconnaissance de la ministre Charbonneau dans le dossier des services de garde éducatifs et de ce qui se passe véritablement à la table de négociation. Nous sommes de plus consternées par son ignorance de la réalité terrain et du travail véritable qu'effectue une RSG au quotidien. Pour nous, c'est inacceptable de dire que les RSG n'ont pas de programmes éducatifs à appliquer et de plus, qu'elles ne travaillent que 35 heures/semaine », a tenu à mentionner Kathleen Courville.

D'autres moyens de pression envisagés

Au cours de cette journée de grève, les RSG de la FIPEQ-CSQ ont tenu des assemblées générales extraordinaires et ont voté à 92% en faveur d'un mandat additionnel de trois journées de grève complètes. Ces journées s'ajoutent à celle déjà en poche pour un total de quatre jours à être utilisées au moment jugé opportun, selon l'avancement des discussions à la table de négociation. Une journée de négociation avait d'ailleurs lieu aujourd'hui avec la FIPEQ-CSQ et le MF.

Rappelons que les 13 600 responsables de service de garde en milieu familial de la FIPEQ-CSQ sont en discussion depuis le 15 octobre 2013 et qu'elles ont déposé leurs demandes monétaires le 13 juin dernier. Les discussions sur les sujets prioritaires, notamment l'inefficacité du régime de relations de travail actuel, leur autonomie professionnelle, le respect de la vie privée et la rémunération juste et équitable de leur travail, sont toujours en cours.


L'éducation est un droit et inclut un système
de garderies gratuit et accessible!

Le concept que l'éducation est un droit a longtemps fait partie du tissu social du Québec, pas dans le sens où il a été réalisé mais dans le sens que, pour que la société progresse, il doit être un droit garanti pour tous. Cela signifie bien sûr un système d'éducation public gratuit et universel, de la garderie à l'université, sans aucune restriction quant à la capacité de payer. Dans une société libre et moderne, un système universel de garderies doit devenir la norme. Un système de garderies accessibles et de qualité est une condition nécessaire pour permettre aux parents, en tant que ceux qui sont les gagne-pain, de réintégrer sur une grande échelle les rangs de la population dite active, contribuant ainsi aux revenus de leur famille et au progrès de la société en général.

En 1997, le gouvernement du Québec a créé un programme universel de garderie à frais modiques pour enfants de 4 ans, qui a été progressivement élargi pour inclure les enfants de 0-4 ans en 2000. Selon une étude effectuée en 2008, « avec de faibles frais de garderie pour enfants le programme du Québec était responsable pour le fait qu'environ 70 000 mères québécoises supplémentaires étaient au travail en 2008 ». L'étude estime que durant cette année-là « cet afflux de femmes dans la population active du Québec a conduit à une augmentation de 5,1 milliards $ au Produit intérieur brut (PIB) du Québec ». En outre, l'étude estime le coût net du gouvernement à 1,6 milliards $ et que le programme a eu « un impact budgétaire favorable de 2,4 milliards $ pour les administrations fédérales et québécoises prises ensemble. »[1]

Dans le discours du budget, le ministre des Finances Carlos Leitao a reconnu que le réseau de garderies publiques est « l'un des facteurs ayant contribué à la reprise des naissances » et que « depuis sa mise en place, il a permis à des dizaines de milliers de femmes de réintégrer le marché du travail ». Le discours du budget indique que le gouvernement libéral veut continuer à développer le programme de garderies, et dans sa conception néolibérale une augmentation « indexée en fonction du taux de croissance des coûts du programme » est nécessaire pour ce faire. Cela représente une augmentation de 0,30$ par jour à partir d'octobre 2014, pour couvrir la création de 6300 nouvelles places en garderie publique, suivie de 4000 places par an avec une augmentation de 0,45$ par jour prévue à partir de 2015 jusqu'à ce que le réseau soit complété.

La demande actuelle de places en garderies publiques et en milieu familial dépasse de loin les places disponibles. Il n'y a aucun doute que les Québécois veulent que ce programme soit accru et développé. Les libéraux sont prêts à accroître le programme en autant que les utilisateurs acceptent une augmentation. Ce concept de « l'utilisateur-payeur » a été rejeté en 2012 par les étudiants et la population en général et a conduit à la défaite des libéraux de Jean Charest à l'élection de 2012. Moins de deux ans plus tard, le gouvernement Couillard déclarait que la réélection des libéraux signifie un « consensus » que les Québécois dépensent trop sur leurs garderies, l'éducation, les soins de santé et les personnes âgées, et que si les services actuels doivent être maintenus ou augmentés, le peuple doit payer plus pour eux.

La logique néolibérale est que les travailleurs, y compris ceux qui envoient leurs enfants à des garderies et ceux qui travaillent dans le réseau des garderies publiques et en milieu familial, sont réduits au rôle de « contribuables » qui doivent payer encore plus cher la note pour ces services et/ou accepter des conditions de travail qui ne sont pas comparables à l'important travail qu'ils font.

Ce que cela démontre, c'est que les Québécois n'ont pas leur mot à dire et n'ont pas le contrôle sur la direction de l'économie, ou sur comment les fonds publics sont alloués. Les travailleurs sont les producteurs de la richesse qui est la base d'une réelle économie et doivent avoir leur mot à dire sur la façon dont cette richesse est redistribuée pour le bien-être de tous. Comment forcer le gouvernement à arrêter de payer les riches et à augmenter le financement des programmes sociaux, ce qui signifie garantir un niveau de vie qui inclut un réseau de garderies, un système d'éducation et de soins de santé publics, en d'autres termes, qui répond aux besoins d'une société moderne, doit être largement discuté.

Note

1. Impact of Quebec's Universal Low-Fee Childcare Program on Female Labour Force Participation, Domestic Income, and Government Budgets, Pierre Fortin, Luc Godbout, Suzie St-Cerny. (http://www.oise.utoronto.ca/atkinson/UserFiles/File/News/Fortin-Godbout-St_Cerny_eng.pdf)

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