Le plan d'action pour l'économie:
Le Parti libéral n'est pas apte à gouverner
L'économie
socialisée
moderne
requiert
des
chefs courageux,
pas
des chefs qui sont à genoux devant les riches et les
puissants.
Personne
ne
nie
qu'il
faut
un plan pour l'économie. Les travailleurs
subissent déjà des mises à pieds et la population
subit l'insécurité
générale, et tout le monde est nerveux à
l'idée de voir la crise
économique s'aggraver. Même Jean Charest, le chef du Parti
libéral au
pouvoir, reconnaît la réalité de la crise
économique avec son « plan
d'action » : « Ce plan économique va
permettre ...aux Québécois de
traverser avec succès la période de turbulences qui
s'annonce. » La
question n'est pas s'il faut un plan d'action ou non face à la
crise
économique, mais quel plan et si en pratique il
bénéficiera au peuple
et à son économie socialisée.
Le
Parti marxiste-léniniste du Québec (PMLQ) a un plan
d'action qui
exige que l'État arrête de payer les riches, augmente les
investissements dans les programmes sociaux et investisse le peuple de
son pouvoir par le renouveau démocratique et l'affirmation de la
souveraineté nationale afin qu'il prenne le contrôle de
ses affaires et
la direction
de l'économie.
Le
Parti libéral du Québec (PLQ) a toujours
été au service de
l'oligarchie financière à l'Assemblée nationale,
en tant que parti au
pouvoir et dans l'opposition. Il propose un plan
d'action peureux qui continue la politique anti-sociale et
anti-nationale de payer les riches, de désinvestir dans les
programmes
sociaux et
d'attaquer et marginaliser la classe ouvrière en concentrant
toujours
plus de pouvoir économique dans les mains des plus grands
monopoles et
en utilisant la machine d'État pour protéger les
monopoles des
revendications et des préoccupations du peuple.
Le plan
d'action du PMLQ confronte les monopoles et appelle à
restreindre leur droit de détruire l'environnement naturel et
social du
Québec et restreindre leur pouvoir de nier le droit des
travailleurs de
défendre leur sécurité et d'établir leur
contrôle sur la direction de
l'économie socialisée.
Le
Parti libéral jure de « protéger nos
entreprises » en
payant les riches, ce qui inclut une garantie de
« prêts aux
entreprises par une enveloppe additionnelle disponible de 1
milliard $ ». Un des facteurs majeurs de la crise
économique actuelle
vient du monde obscur du crédit international. Le crédit
n'est pas organisé pour servir l'économie
socialisée mais pour en
extraire de la valeur ajoutée sous la forme de frais très
élevés et de
paiements d'intérêts à l'oligarchie
financière. Le serment de Charest
de défendre le crédit parasitaire avec des fonds publics
est la façon
effrontée de payer les riches. Le gouvernement devrait
restreindre le
droit de
monopole en établissant un système bancaire et de
crédit public à but
non lucratif ayant comme mandat d'appuyer le développement
indépendant
dans tous ses aspects de l'économie socialisée du
Québec.
Sous
prétexte de « protéger nos
entreprises », le plan d'action du
PLQ s'engage aussi à « assurer la solvabilité
des caisses de retraite
des employés sans nuire à la santé
financière des entreprises. » Le PLQ
oppose le droit des Québécois à une retraite en
sécurité à la « santé
financière des entreprises ». C'est
faux et c'est anti-social. La pratique des monopoles qui consiste
à
soutirer de la valeur ajoutée de l'économie
socialisée sous forme de
profits qui sont utilisés pour des investissements douteux
à l'étranger
et pour d'autres stratagèmes d'enrichissement rapide est un
autre
facteur à l'origine de la crise économique et de
l'insécurité à la
retraite. Ce ne
sont pas les réclamations des travailleurs à la richesse
sociale qu'ils
créent qui détruisent la « santé
financière des entreprises » mais le
parasitisme et les investissements frénétiques des riches
sur les
marchés internationaux de la circulation du capital. Si on
garantissait
la sécurité des travailleurs à la retraite, on
garderait la valeur
ajoutée
dans l'économie socialisée du Québec et cela
contribuerait à sa santé
et à sa vitalité, surtout en région.
Ceux
qui contrôlent l'économie disent toujours, comme le fait
Charest, que les réclamations des travailleurs et des couches
moyennes
à la valeur ajoutée nuisent à l'entreprise
où ils travaillent, et que
les travailleurs devraient gracieusement accepter les concessions et
les mises à pieds pour rendre les monopoles plus profitables et
plus
compétitifs. Charest et les capitalistes monopolistes ont une
vue très
étroite de l'économie socialisée. Ils ne peuvent
ou ne veulent pas voir
que le bien-être de chaque entreprise dépend de la
défense des intérêts
généraux de la société, de
l'économie socialisée dans son ensemble et
de la sécurité de chaque être humain à
l'intérieur de la nation. Sans
garantir la sécurité du facteur humain et les conditions
générales
sociales de la société et l'économie
socialisée, aucune entreprise
individuelle ne peut prospérer et aucun profit privé ne
peut être
généré sans causer des crises périodiques.
Le
serment de Charest de défendre le droit de monopole est en
contradiction avec le facteur humain et la responsabilité
sociale et il
prolongera la crise économique et aggravera
l'insécurité du peuple. Il
établit une fausse contradiction entre « la
santé financière des
entreprises » et le bien-être du peuple et de la
nation pour cacher
qu'il est a plat ventre devant le droit de monopole de détruire
l'économie et d'abandonner le peuple à son sort. Le Parti
libéral n'est
pas apte à gouverner.
L'économie
socialisée
du
Québec
jouit
d'une classe ouvrière
productive et de ressources naturelles en abondance. Il y a tellement
de richesse sociale qui est générée par les
travailleurs productifs
modernes dans une nation de ressources naturelles abondantes que la
concentration de cette richesse sociale dans les mains d'une petite
minorité
représente un danger pour l'humanité. Avec la très
grande capacité de
la production moderne et la concentration de la richesse sociale comme
richesse privée dans les mains d'une minorité, il faut un
leadership
courageux qui restreigne le droit de monopole, pas des leaders qui sont
à genoux devant les riches et les puissants. L'économie
moderne a
besoin de chefs qui tiennent tête aux intérêts
d'affaires privés et
restreignent leur droit en faveur de l'intérêt
général de la société et
du bien-être de l'économie socialisée et du peuple.
Un leadership comme
cela émerge dans le feu de la lutte pour les droits de tous et
pour
investir le peuple de son pouvoir par le renouveau démocratique
et
l'affirmation de la souveraineté nationale.
Rejetons
le
plan
d'action
de
Charest pour payer les riches et
attaquer le peuple ! Participons au mouvement pour créer
une
alternative courageuse qui arrête de payer les riches, augmente
les
investissements dans les programmes sociaux et investisse le peuple de
son pouvoir pour qu'il prenne contrôle de sa vie et de la
direction de
l'économie par le renouveau démocratique et l'affirmation
de la
souveraineté nationale.