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Mobilisation partout au Québec
pour défendre les services de garde
Défendons nos programmes sociaux! Non à
la destruction des programmes dédiés à la petite
enfance !
7 février
Manifestations
pour la sauvegarde des CPE
Montréal
-
10
h
Place Émilie-Gamelin
Métro Berri
Cliquer ici pour les actions
dans les autres villes du Québec |
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Mobilisation partout au Québec
pour défendre les services de garde
• Défendons nos programmes sociaux!
Non à la destruction des programmes dédiés
à la petite enfance!
• Une société moderne doit
fournir des services de garde accessibles
- Linda Sullivan -
• Pétition pour un réinvestissement
dans les services de garde éducatifs de qualité
Reprise
des
travaux
de
l'Assemblée nationale
• Un gouvernement en contradiction avec les besoins
de la société
• À titre d'information: le remaniement
ministériel du gouvernement
Couillard
Mobilisation partout au Québec
pour défendre les services de garde
Défendons nos programmes sociaux! Non à
la destruction des programmes dédiés à la petite
enfance !
Une société moderne
se doit de garantir les droits du peuple et son
bien-être. Cela inclut fournir et garantir des centres de la
petite
enfance (CPE) et les services adéquats dans les meilleures
conditions,
avec toutes les ressources humaines, matérielles
et financières ainsi que les services nécessaires. Mais
le gouvernement du Québec se soustrait à cette
responsabilité pour
détourner les fonds
publics pour les mettre au service d'intérêts
privés. Il foule aux pieds ce droit au nom de
l'austérité.
Depuis 2006, plus
de 400 millions $
ont été retirés du secteur des CPE, dont 100
millions en 2014 et 74 millions $
en
2015. Et le nouveau ministre de la Famille, Stéphane Proulx, a
déclaré
que Québec compte récupérer un autre 120 M $. Tout
cela démontre un
mépris envers les besoins
des milliers de familles, de femmes et d'hommes qui comptent sur ces centres
pour gagner leur vie et participer aux affaires de la
société.
Derrière les chiffres il y
a cette réalité: les
coupures de services d'orthophonie, la
récupération (lire vol légalisé) des
revenus autonomes amassés
de dur labeur par les CPE et les familles et des surplus
accumulés pour
les fonds de roulement et d'urgence, les coupures d'heures et de
postes
d'éducatrices, les coupures
dans l'aide aux enfants en difficulté d'apprentissage, le
rationnement
de la nourriture, l'abolition de projets éducatifs, les frais
supplémentaires aux parents, l'augmentation de frais de garde, la
réduction des heures des services de garde en milieu scolaire, la
fermeture de CPE, etc. Les témoignages des nombreux intervenants
et des parents des CPE ne cessent de révéler les
conséquences de ces coupures irresponsables.
Alors
que les travailleuses des CPE et les familles se dressent contre le
démantèlement des services publics à la petite
enfance, le premier
ministre Philippe Couillard a déclaré lors du remaniement
ministériel le 28 janvier : « La vie n'est pas que
chiffres. » Citant l'ex-procureur des États-Unis Robert
Kennedy, il a ajouté: «
C'est aussi la beauté
de nos paysages, de nos créations, le génie de nos
inventions, notre
esprit, notre courage et la force des liens qui
nous unissent, même à travers nos désaccords. Ces
choses-là, celles qui
font que la vie est plus belle, ne figurent pas dans les comptes
économiques. » En effet !
Le gouvernement Couillard a beau répéter
ces abstractions pour essayer de taire l'opposition à son
programme de
destruction nationale, le peuple du Québec et ses enfants
considèrent illégitimes les attaques aux programmes sociaux. Tous
à
la défense des
programmes dédiés à nos enfants ! Joignons-nous aux actions du dimanche 7 février
organisées sous le
thème: Toujours fous de nos enfants !

Une société moderne doit fournir
des
services de garde accessibles
- Linda Sulllivan -

Manifestation
devant
l'Assemblée
nationale à Québec le 4
février à l'occasion d'une réunion du caucus du Parti libéral (AQCPE)
Dans le cadre de l'opposition au programme d'austérité du
gouvernement Couillard, les travailleurs et administrateurs des centres
de la petite enfance (CPE), les parents et la population en général prennent
position contre les coupes annoncées de 120 millions $ dans le
programme de subvention aux services de garderie
du Québec.
Il
y a eu un rassemblement devant l'Assemblée nationale
à Québec le
4 février, en amont de la réunion du caucus libéral avant la reprise
des
débats. La grande campagne de mobilisation comprend des vidéos, une
pétition, une campagne de visibilité à chaque CPE, des chaînes humaines
entourant
les garderies le premier de chaque mois, dans l'esprit des chaînes
humaines à la défense de l'éducation publique qui se tiennent depuis
mai 2015. Puis il y aura un grand rassemblement à Montréal le 7
février et d'autres ailleurs au Québec le même jour.
« Le réseau des CPE a déjà beaucoup donné: plus de 400 millions $
depuis 2006. Il doit de plus composer avec plusieurs décisions qui
mettent en péril la mission éducative et la qualité des services
offerts aux enfants par les CPE. L'équilibre budgétaire est maintenant
atteint, le gouvernement affiche même des
surplus. Pourtant, celui-ci souhaite retrancher 120M $ supplémentaires
pour l'année 2016-2017 », disent l'Association québécoise des centres de
la petite enfance (AQCPE), et l'organisation Toujours fous de nos
enfants sur leur page Facebook en préparation pour la marche du 7
février.
En fait, les associations de garderies soutiennent que les coupes
prévues par le gouvernement s'élèvent à 320 millions $ et mettront en
péril près de 5 000 emplois. Selon Louis Sénécal, président-directeur
général de l'AQCPE, cela affecte entre 20 et 25 % des éducateurs en CPE
et en garderies privées.
Il fait remarquer que le gouvernement a augmenté les frais de
garderie, alors il veut que les parents paient plus, mais il enlève des
éducateurs. C'est totalement inacceptable, dit-il, avec raison.
Une société moderne doit prévoir l'accès à l'éducation de la
maternelle jusqu'à l'enseignement postsecondaire. Il manque les
mécanismes modernes qui permettent aux citoyens de décider de
l'orientation de l'économie et de voir à ce que ces services soient
garantis pour tous.
L'introduction du programme de garderies subventionnées a été une
importante victoire pour les Québécois, surtout les femmes, car cela
leur a permis de faire partie de la force de travail et de devenir
indépendantes. Le programme d'austérité du gouvernement libéral ne doit
pas passer. Le peuple du Québec s'oppose
résolument à la remise en cause des normes et standards conquis de
haute lutte, y compris les services publics et les conditions de
travail de ceux qui les fournissent.

Pétition pour un réinvestissement dans
les services de garde éducatifs de qualité
La pétition suivante a été
lancée sur le site de l'Assemblée nationale:
CONSIDÉRANT QUE le développement des
enfants, l'équité et l'égalité des chances
sont au
coeur du Livre blanc de 1997 « Les enfants au coeur de nos choix
» ;
CONSIDÉRANT QUE la politique familiale du
Québec a eu un effet remarquable sur le taux
d'emploi des femmes et la lutte à la pauvreté ;
CONSIDÉRANT QUE la loi sur les services de garde
a pour objet de promouvoir la qualité
des services de garde éducatifs en vue d'assurer la
santé, la sécurité, le développement, le
bien-être et l'égalité des chances des enfants ;
CONSIDÉRANT QUE l'éducation débute
à la naissance et est la pierre d'assise d'une
société
riche et en santé ;
CONSIDÉRANT QUE de mettre fin à
l'universalité compromet le droit de chaque enfant à
l'égalité des chances;
CONSIDÉRANT QUE des spécialistes
s'entendent sur le caractère préventif des
investissements en petite enfance, le Nobel James Heckman, ayant
démontré que chaque dollar
investi générera des économies de sept dollars en
santé, en éducation, en sécurité publique
et
en justice ;
CONSIDÉRANT QUE le gouvernement a imposé
aux services de garde éducatifs
subventionnés des compressions de 74 millions de dollars en
2015-2016, qu'il s'apprête à
couper 120 millions additionnels en 2016-2017, menaçant
l'égalité des chances, la qualité des
services aux enfants et à leur famille, ainsi que des milliers
d'emplois ;
Nous, soussignés, demandons au gouvernement du
Québec d'annuler les compressions
annoncées pour 2015-2016 et 2016-2017 et de s'engager à
promouvoir l'égalité des chances
en réinvestissant dans les services de garde éducatifs de
qualité.
Date limite pour signer : 24 février 2016
Pour signer cette pétition, allez-sur le
Site de l'Assemblée nationale et complétez ces trois
étapes :
1 : remplissez le formulaire sous le texte de la
pétition et envoyez-le (vous devez
accepter les conditions à respecter pour pouvoir signer la
pétition avant d'envoyer le
formulaire).
2 : consultez votre boîte de courriels et ouvrez
le message envoyé par
l'Assemblée.
3 : dans ce message, cliquez sur le lien vous permettant
d'enregistrer votre
signature.

Reprise des travaux de l'Assemblée
nationale
Un gouvernement en contradiction
avec les besoins de la société
Le remaniement ministériel
annoncé par le premier ministre Philippe Couillard le 28
janvier, à la veille
de la
reprise des travaux de l'Assemblée nationale, a tout à
voir avec l'effort pour donner une légitimité à
l'austérité néolibérale.
On le voit dans le thème que le gouvernement
libéral a choisi pour ce remaniement ministériel :
« Ensemble,
avec audace et détermination, faisons avancer le Québec
». De quel « Ensemble » parle-t-il ?
Répéter que les
intérêts privés étroits des
monopoles et les intérêts des travailleurs sont les
mêmes ne fera pas en sorte qu'ils vont finir par être les
mêmes. S'il est évident que le désinvestissement
dans les programmes sociaux et les services profite aux
intérêts privés qui d'une part voient s'ouvrir de
nouveaux secteurs à la privatisation pour le gain privé
et permet au gouvernement de réduire ses dépenses
sociales pour mettre plus de fonds publics à leur disposition,
il n'est pas du tout évident que cela est dans
l'intérêt de la majorité des
Québécois et Québécoises, bien au
contraire. Le programme d'austérité
néolibérale est en contradiction avec les besoins de la
société.
Le nouveau cabinet compte 29
ministres. Huit ministres changent de
fonctions, tandis que quinze autres gardent le même portefeuille.
Parmi
les changements, notons Sam Hamad, ancien ministre de l'Emploi
et de la Solidarité sociale qui devient président du
Conseil du trésor
et
devient ministre responsable de l'Administration gouvernementale et de
la Révision permanente des programmes. Rappelons que le dernier
geste du ministre Hamad a été de déposer
le projet de loi 70 qui fera en sorte d'exclure de l'aide sociale 85 %
des nouveaux demandeurs. De plus, Pierre Moreau,
notoire
pour son projet de loi 3 (maintenant Loi 15) qui a permis l'extorsion et le saccage des
régimes de retraite des employés municipaux en
décembre 2014, alors
qu'il était ministre des Affaires municipales, est maintenant
à la tête
du ministère de l'Éducation. Il est le septième
ministre de l'Éducation depuis
2010, signe de la difficulté à maintenir la
prétention de défendre l'éducation devant
l'opposition massive et militante des étudiants, enseignants et
parents. Il aura maintenant à donner suite au projet loi 86 sur
le
changement
de gouvernance dans les commissions scolaires qui s'inscrit dans un
vaste programme de privatisation et de centralisation des
décisions prises aux dépens des parents, enseignants,
élèves et commissaires.
L'Assemblée nationale reprend ses travaux le mardi 9
février dans un contexte d'opposition au
démantèlement des services publics, à la braderie
des ressources et au mépris de l'environnement naturel et
où une nouvelle direction s'impose pour le Québec et son
économie.

Le remaniement ministériel du
gouvernement Couillard
Le conseil des ministres suite au remaniement
ministériel est composé de:
Mme Lise Thériault Vice-première, ministre responsable
des Petites et Moyennes Entreprises, de l'Allègement
réglementaire et
du Développement économique régional, ministre
responsable de la
Condition féminine, ministre responsable de la région de
Lanaudière
M. Jean-Marc Fournier, ministre responsable des
Relations canadiennes et de la Francophonie canadienne, leader
parlementaire
M. Carlos Leitão, ministre des Finances
Mme Stéphanie Vallée, ministre de la
Justice, ministre responsable de la région de l'Outaouais
M. Sam Hamad, ministre responsable de l'Administration
gouvernementale et de la Révision permanente des programmes, président
du Conseil du trésor, ministre responsable de la région
de la
Capitale-Nationale
M. Pierre Moreau, ministre de l'Éducation et de
l'Enseignement supérieur, ministre responsable de la
région de la Montérégie
M. Pierre Arcand, ministre de l'Énergie et des
Ressources naturelles
et ministre responsable du Plan Nord, ministre responsable de la
Côte-Nord
Mme Dominique Anglade, ministre de l'Économie, de
la Science et de
l'Innovation, ministre responsable de la Stratégie
numérique (nouveau
ministre)
Mme Hélène David, ministre de la Culture
et des Communications et ministre responsable de la Protection et de la Promotion de la langue
française
M. Martin Coiteux, ministre des Affaires municipales et
de
l'Occupation du territoire, ministre de la Sécurité
publique, ministre
responsable de la région de Montréal
M. François Blais, ministre de l'Emploi et de la
Solidarité sociale
Mme Christine St-Pierre, ministre des Relations
internationales et
de la Francophonie, ministre responsable de la région des
Laurentides
M. Gaétan Barrette, ministre de la Santé
et des Services sociaux
Mme Kathleen Weil, ministre de l'Immigration, de la
Diversité et de l'Inclusion
M. David Heurtel, ministre du Développement
durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements
climatiques
M. Jacques Daoust, ministre des Transports, de la
Mobilité durable et de l'Électrification des transports
M. Laurent Lessard, ministre des Forêts, de la
Faune et des Parcs, ministre responsable de la région du
Centre-du-Québec
M. Pierre Paradis, ministre de l'Agriculture, des
Pêcheries et de l'Alimentation
M. Sébastien Proulx, ministre de la Famille,
ministre responsable de
la région de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine
(nouveau ministre)
Mme Julie Boulet, ministre du Tourisme, ministre
responsable de la région de la Mauricie
M. Geoffrey Kelley, ministre responsable des Affaires
autochtones
Mme Dominique Vien, ministre responsable du Travail,
ministre
responsable de la région de la Chaudière-Appalaches, leader
parlementaire adjointe
Mme Francine Charbonneau, ministre responsable des
Aînés et de la
Lutte contre l'intimidation, ministre responsable de la région
de Laval
Mme Rita de Santis, ministre responsable de
l'Accès à l'information
et de la Réforme des institutions démocratiques (nouveau
ministre)
Mme Lucie Charlebois, ministre
déléguée à la Réadaptation, à
la
Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux
Saines habitudes
de vie
M. Jean D'Amour, ministre délégué
aux Affaires maritimes, ministre responsable de la région du
Bas-Saint-Laurent
M. Luc Blanchette, ministre délégué
aux Mines, ministre responsable
de la région de l'Abitibi-Témiscamingue et de la
région du
Nord-du-Québec
M. Luc Fortin, ministre délégué au
Loisir et au Sport et ministre responsable de la région de
l'Estrie (nouveau ministre)
Participent également au Conseil des ministres :
M. Stéphane Billette, whip en chef du gouvernement
Mme Nicole Ménard, présidente du caucus du
parti du gouvernement.

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