Chantier Politique

7 mai 2016

Numéro 10

  
Actions du Premier Mai au Québec
Les travailleurs réaffirment leur défense de
la dignité du travail et des droits de toutes et tous!


Actions du Premier Mai au Québec
Les travailleurs réaffirment leur défense de la dignité du travail
et des droits de toutes et tous!

Les Québécois de tout coeur avec la population de Fort McMurray


Actions du Premier Mai au Québec

Les travailleurs réaffirment leur défense de la dignité du travail et des droits de toutes et tous!

À l'occasion du Premier Mai, journée internationale d'unité et de lutte de la classe ouvrière, les travailleurs ont organisé de nombreuses actions au Québec, côte à côte avec les travailleurs du Canada et du monde.

Les actions ont débuté 29 avril. À l'appel de la Coalition Main rouge, des marches et manifestations à ont eu lieu à Québec, Baie-Comeau, Sept-Îles, Sherbrooke, Rouyn-Noranda, Alma et dans d'autres villes pour réclamer un réinvestissement massif dans les services publics et les programmes sociaux. La lutte contre l'offensive antisociale du gouvernement libéral de Philippe Couillard était au coeur de ces actions. À Québec, une cinquantaine d'organismes communautaires étaient en grève pour cette journée de mobilisation. Plus de 300 personnes ont marché dans les rues de la ville et mis en lumière l'impact dévastateur de l'ordre du jour d'austérité sur la société et particulièrement sur les membres les plus vulnérables de la société. Ils ont aussi dénoncé les activités criminelles d'évasion fiscale des monopoles, la protection que leur offrent les gouvernements, en particulier avec le scandale des Panama Papers. Les manifestants ont indiqué que ces scandales sont une preuve de plus que l'austérité antisociale tant invoquée par le gouvernement est une fraude et qu'elle est illégitime.




Deux photos du haut: actions à Rouyn-Noranda et Alma. Deux autres: Montréal

Le Premier Mai, près de 2000 personnes ont marché dans les rues de Montréal, incluant les travailleurs des secteurs publics et privés et des membres d'organismes communautaires. Les principaux contingents étaient ceux des cols bleus de Montréal qui défendent leur droit de négocier leurs conditions de travail et s'opposent à la criminalisation de leurs luttes, les travailleurs de Ciment Lafarge à Saint-Constant, qui fait partie du monopole de matériaux de construction mondiaux Holcim en grève depuis février contre le démantèlement de leur fonds de pension par l'imposition d'un système à deux vitesses, les travailleurs de Delastek à Shawinigan, un fabriquant de pièces pour l'industrie aérospatiale, en grève depuis plus d'un an contre la sous-traitance de leurs emplois, et les travailleurs de Brault & Martineau, magasin de meubles à Laval, en lock-out depuis plus d'un mois, à peine quelques mois après avoir formé un syndicat.

Il y avait aussi des travailleurs du secteur public de la santé, des services sociaux et de l'éducation de la fonction publique et des membres d'organismes communautaires qui défendent les plus vulnérables de la société, edont les bénéficiaires de l'aide sociale qui sont brutalement attaqués par le gouvernement du Québec, en particulier avec le projet de loi 70.

À la fin de la marche, les représentants des travailleurs en grève ou en lock-out et une représentante du syndicat du personnel de la commission des accidents du Québec pour les travailleurs blessés ont pris la parole et se sont opposés au démantèlement du régime de santé et de sécurité qui est en train de devenir un régime servant à blâmer les travailleurs pour leurs blessures et mettre le fardeau de la sécurité sur les travailleurs eux-mêmes et nier leurs réclamations. Un des orateurs a particulièrement illustré l'esprit qui anime les travailleurs du Québec en disant que leurs batailles sont pour le bien-être des prochaines générations. En se dressant contre le diktat des monopoles qui pillent les ressources naturelles et les fonds de pensions en toute impunité, c'est l'avenir de l'environnement naturel et social qu'ils protègent. Tous ont vivement défendu la dignité du travail et les attaques aux droits des travailleurs.

Un contingent du Parti marxiste-léniniste a participé à la marche et distribué la déclaration du Premier Mai du parti et eu de nombreux échanges avec les travailleurs sur la situation qu'ils confrontent. « Le problème le plus crucial que les travailleurs prennent en main aujourd'hui est de faire en sorte que le peuple puisse exercer son contrôle sur les décisions qui l'affectent. La soumission aux intérêts privés, étrangers, supranationaux ne va rien résoudre pour la classe ouvrière et la nation. La réalité est que l'État et ses agences sont l'instrument de l'édification d'empire et de la destruction nationale au détriment de l'édification nationale », a dit Pierre Chénier, le chef du Parti marxiste-léniniste du Québec. « Les travailleurs du Québec comme ceux du reste du Canada sont hautement qualifiés, instruits et experts dans le secteur où ils travaillent. Ils sont à même de relever le défi de donner un but à la société qui soit d'établir une économie répondant aux besoins du peuple dans tous les domaines, produits manufacturés, soins de santé, et d'éducation, programmes sociaux, etc. Le Québec regorge de ressources naturelles et si elles sont mises au service des êtres humains, nous sommes capables d'établir ce qui doit être exploité et transformé au pays, tout en prenant soin de l'environnement social et naturel. La question que nous prenons en main c'est le contrôle de la prise de décision pour que nos projets prosociaux deviennent une réalité. »

Plus tard dans la journée, la manifestation des Convergences anticapitalistes a été brutalement attaquée par la police avec des gaz lacrymogènes, des bombes assourdissantes et des arrestations dans les rues du centre-ville de Montréal. Le PMLQ dénonce cette répression de la manifestation.

D'autres marches ont eu lieu à Québec, Sherbrooke et ailleurs contre la destruction du secteur public et des services de garde et 2000 personnes ont marché dans les rues de Saint-Félicien, au Saguenay, pour la défense de l'avenir du secteur forestier.



En haut: Chicoutimi, en bas: Saint-Félicien


Québec








Montréal

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Les Québécois de tout coeur avec
la population de Fort McMurray

La population de la ville de Fort McMurray en Alberta fait face à un feu de forêt ravageur et est actuellement évacuée. Des milliers de familles quittent en ce moment la ville pour trouver refuges dans les villes et villages environnants, à Edmonton, voir même jusqu'en Colombie-Britannique. Les conditions sont extrêmement difficiles alors qu'il n'y a qu'une autoroute qui existe pour sortir de la ville.

Fort McMurray est la ville qui est située le plus près des champs de sables bitumineux d'Athabasca dans le nord-est de l'Alberta et la majorité de ses travailleurs y oeuvrent dans les secteurs du pétrole et du gaz et dans des secteurs qui en dépendent. Des milliers de travailleurs québécois y ont été accueillis ces dernières années et ont trouvé du travail dans les installations pétrolières à Fort McMurray, alors que la population de Fort McMurray a plus que doublé depuis l'année 2000, passant de 38 660 à 80 000 en 2016.



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