Chantier Politique

6 décembre 2018

Numéro 11

Appuyons fermement les luttes pour les droits de toutes et tous!

Le discours d'ouverture du premier ministre à l'Assemblée nationale est un subterfuge

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Appuyons fermement les luttes ouvrières pour les droits de toutes et tous!

Le discours d'ouverture du premier ministre à l'Assemblée
nationale est un subterfuge


À titre d'information
Les principaux aspects du discours d'ouverture

29e anniversaire de la tragédie de Polytechnique
Pour des mesures concrètes contre les violences faites aux femmes

Luttes importantes pour l'affirmation des droits
Ferme condamnation de la loi fédérale de retour au travail
qui criminalise les postiers

Les travailleurs d'ABI en lockout montrent ce qu'il faut faire
Tous ensemble pour réaliser des mesures concrètes en logement social

À vous la parole
La nécessité de la reconnaissance des travailleurs au bas de
l'échelle dans le réseau de la santé

- Benoît Taillefer -

Annonces
Commémoration de la tuerie de Polytechnique -- Des actions le 6 décembre pour mettre fin à toutes les formes de violence contre les femmes
70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme :
Assemblée pour faire enquête sur la signification de l'anniversaire aujourd'hui alors que des crimes sont perpetués au nom des droits



Appuyons fermement les luttes ouvrières pour les droits de toutes et tous!

Le discours d'ouverture du premier ministre à l'Assemblée nationale est un subterfuge

Le mercredi 28 novembre, le premier ministre François Legault, au nom du gouvernement de la Coalition Avenir Québec, a prononcé le discours d'ouverture de la première session de la 42e législature. Ce discours est un subterfuge total pour mettre toutes les ressources de la société à la disposition des grands intérêts privés supranationaux tout en prétendant agir au nom de « tous les Québécois ». Le plus grand subterfuge de ce discours est la prétention du gouvernement de ne pas avoir d'idéologie ou de dogmes, juste une préoccupation pour la compétence économique et l'efficacité. Prétendre qu'un gouvernement, qui a à sa tête des banquiers, des dirigeants d'entreprises et des avocats d'entreprises, est sans idéologie, est quelque chose de typique de la part des élites dirigeantes, qui insultent l'intelligence du peuple avec leur mépris notoire.

Quand un gouvernement qui se base sur l'idéologie néolibérale des riches parle d'efficacité et de compétence, il a comme plan de payer les riches, peu importe le coût pour la société. Les travailleurs, le peuple et leur bien-être ne font pas partie de ce qu'il entend par le bien-être de l'économie, et les demandes des travailleurs ne peuvent qu'être criminalisées.

Dans cette optique, ceux qui s'opposent à cette direction de la société, par laquelle toutes ses ressources sont mises à la disposition des riches, deviennent des groupes de pression et d'intérêts spéciaux qui doivent être écartés du chemin, comme le discours d'ouverture le proclame ouvertement. Cela fait juste paver la voie à plus de criminalisation des travailleurs et de tous ceux qui se battent contre cette direction, comme étant des fauteurs de troubles qui s'opposent au développement économique.

Un autre grand subterfuge de ce discours est de prétendre que payer les riches fonctionne et peut créer une économie qui est stable et peut fournir un standard moderne en fait de conditions de vie et de travail et de programmes sociaux et de services publics. La vie a démontré que l'offensive antisociale ne fait qu'enrichir les riches et appauvrir les pauvres et attaquer les droits de tous. Elle a aussi privé la société des pouvoirs et des ressources dont elle a besoin pour bâtir une économie qui subvient à ses besoins et qui est aussi prémunie que possible contre les crises qui dévastent l'économie. Il n'y a pas un mot dans ce discours sur la crise du secteur manufacturier au Québec et au Canada, avec notamment la crise chez Bombardier et la destruction causée par GM, qui nous montrent que les stratagèmes étatiques pour payer les riches n'ont rien à voir avec la prévention des crises et doivent être rejetés au profit d'une nouvelle direction de l'économie élaborée et décidée par le peuple.

Le gouvernement ne va pas reconsidérer les choses et nous entraîne dans plus d'aventures des grands intérêts privés au détriment des droits et du bien-être de tous et c'est justement là son idéologie et son dogmatisme.

Les faits de la vie eux-mêmes montrent combien caduque et trompeur est ce discours et poussent les travailleurs à intensifier leur lutte pour leurs droits et pour les droits de toutes et de tous et à prendre en main de diriger le peuple dans la voie d'une nouvelle direction de l'économie et du renouveau démocratique de la prise de décisions dans la société.

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À titre d'information

Les principaux aspects du discours d'ouverture

Le discours d'ouverture du premier ministre François Legault débute par une série de juxtapositions de mots creux qui, selon le gouvernement, décrivent les options opposées auxquelles les Québécois font face. Selon le premier ministre, la lutte est entre la peur et l'audace, entre la méfiance et la confiance, entre les nominations partisanes et idéologiques et les nominations qui reposent sur la compétence, entre la gestion rigide et la gestion non rigide des services publics, entre souveraineté et fédéralisme versus nationalisme rassembleur, etc. Dans cette optique, le nouveau gouvernement du Québec dit représenter l'audace, la confiance, la compétence, la gestion non rigide, le nationalisme rassembleur, etc. Le discours d'ouverture est truffé d'expressions de ce genre.

L'exemple qui est donné en début de discours est révélateur à ce sujet. Parlant de la nécessité de remplacer la nomination partisane par la nomination basée sur la seule compétence, qui est censée rétablir la confiance des Québécois dans les institutions publiques, le premier ministre cite la nomination de Jacynthe Côté à la présidence du conseil d'administration d'Hydro-Québec. C'est cette même Jacynthe Côté qui était chef de la direction de Rio Tinto Alcan lorsque celle-ci a mis les travailleurs de l'aluminium d'Alma en lockout en 2012 et profité de l'entente secrète énergétique entre le gouvernement du Québec, Hydro-Québec et Rio Tinto Alcan pour faire financer le lockout par les Québécois. Elle est aujourd'hui à la direction d'Hydro-Québec qui, entre autres choses, poursuit les ententes avec les cartels comme Alcoa/Rio Tinto pour faire perdurer le lockout des travailleurs d'ABI et le faire payer par les Québécois. La « compétence » des nominations non partisanes de ce gouvernement, c'est la rétribution pour l'offensive antisociale néolibérale contre les travailleurs et la société et la garantie de la continuation de cette offensive.

De la même manière, le discours inaugural fait référence à la nomination d'ex-dirigeants de grandes institutions financières privées et d'ex-chefs d'entreprise au Conseil des ministres comme garante que la compétence a remplacé les nominations partisanes et idéologiques.

En fait de gestion rigide, le discours inaugural donne comme exemple la fonction publique, la santé et l'éducation. Le discours omet sciemment de mentionner qu'au nom de l'élimination de la gestion rigide et de la lourdeur administrative, le gouvernement s'est engagé à éliminer 5 000 postes dans la fonction publique d'ici 2022. Ceci en dépit d'événements comme la tempête de mars 2017 où des centaines de personnes ont été laissées sans assistance de la part des ministères des Transports et de la Sécurité publique tant ces ministères ont été laissés exsangues par les compressions massives de postes et la perte d'expertise à la sous-traitance privée.

On sait aussi que dans la santé et l'éducation, gestion rigide se réfère habituellement aux conventions collectives des travailleurs que les directions cherchent à charcuter au nom de la flexibilité, notamment dans le réseau de la santé où tous les efforts sont faits en ce moment pour modifier les conditions des travailleurs contre leur gré pour que ceux-ci aient à se déplacer sur de longues distances pour aller travailler dans différents établissements au nom de la mobilité. C'est un trait du discours inaugural qu'il évite les références directes à ce qui arrive aux travailleurs et aux programmes sociaux et aux services publics et a plutôt recours à des phrases comme « le gouvernement doit libérer les forces du secteur public en modernisant sa gestion et en éliminant les lourdeurs administratives ».

En éducation, le gouvernement cherche visiblement à tendre une perche aux enseignants en saluant « les milliers d'enseignants qui ont continué à se démener pour nos enfants, avec un dévouement qui force l'admiration » de même que les « directions d'école qui se sont débattues avec les moyens qu'elles avaient et les communautés entières qui se sont prises en main pour la réussite ».

Le gouvernement s'engage aussi à offrir un financement stable au système d'éducation, à augmenter le financement du système pendant tout son mandat même si le Québec devait affronter un ralentissement économique, à valoriser la profession enseignante et à mieux payer les enseignants en début de carrière. Aucune mention ici de la réparation et du réinvestissement massif dans l'éducation que les enseignants demandent instamment. En plus, cette formule de l'augmentation du financement du système d'éducation est la formule classique des gouvernements néolibéraux qui nie les demandes concrètes du personnel enseignant et des autres acteurs de l'éducation en ce qui concerne le financement qui est requis pour combler les besoins réels et croissants dans ce domaine.

Ce à quoi la Fédération autonome de l'enseignement a répondu dans son communiqué sur le discours d'ouverture que « les enseignantes et enseignants seront à même de juger l'audace dont le gouvernement fera preuve dans les moyens que le ministre de l'Éducation, mais aussi le ministre des Finances, mettront à leur disposition pour améliorer leurs conditions de travail, mais aussi les conditions d'apprentissage des élèves, ainsi que des moyens déployés pour défendre l'école publique. Il faudra plus qu'une multiplication de petits gestes pour donner à l'école publique les moyens de répondre à ses missions. »

Le gouvernement s'engage aussi à intensifier la privatisation du système public d'éducation en liant toujours plus étroitement les programmes et les chercheurs du réseau postsecondaire aux entrepreneurs et aux entreprises privées au nom de la création de la richesse.

En santé, le discours poursuit l'approche du gouvernement de soi-disant objectifs concrets de temps d'attente dans les salles d'urgence ou de temps avant de pouvoir voir un médecin, une infirmière ou un pharmacien, sans préciser comment y arriver. Cela pave la voie à une privatisation accrue et accélérée du système de santé, au nom de l'efficacité, laquelle constitue un détournement massif des ressources de la santé dans les coffres des monopoles privés agissant pour le profit privé étroit. De manière cynique, le gouvernement, dans ce discours d'ouverture, parle allègrement de la situation tragique qui se produit dans les CHSLD, tant du point de vue des conditions de travail du personnel que des soins aux personnes hébergées, pour promouvoir son modèle de Maisons des aînés en partenariat public-privé (PPP).

En ce qui concerne l'économie, le discours poursuit le mantra néolibéral de la mise à la disposition de toutes les ressources humaines, matérielles et naturelles de la société à la disposition des grands intérêts privés au nom de la création de la richesse, qui est censée donner lieu à des retombées bénéfiques pour le peuple. Non seulement le discours maintient-il ce mantra, mais il le pousse plus loin. Le gouvernement déclare sans vergogne que « l'autre levier [mis à part l'éducation] pour créer de la richesse, c'est l'investissement des entreprises. C'est avec des investissements des entreprises qu'on va augmenter la productivité et créer des emplois mieux payés. Il faut d'abord qu'on change nos façons de faire au ministère de l'Économie et chez Investissement Québec. Il va falloir faire preuve de beaucoup plus d'audace.

« Le ministre de l'Économie et de l'Innovation est déjà au travail pour remodeler un Investissement Québec nouveau, plus agile, plus volontaire, plus ambitieux, plus entreprenant. »

Il s'ensuit toutes sortes de mesures pour stimuler l'investissement privé par des stratagèmes étatiques pour payer les riches. Ceux-ci comprennent une fiscalité qui encourage l'investissement des entreprises, la réduction des délais dans l'octroi de permis d'exploitation, la réduction du fardeau administratif des entreprises, un accent soi-disant plus commercial des relations internationales du Québec afin de promouvoir les exportations du Québec, notamment avec les États-Unis, la transformation du Québec en porte d'entrée des entreprises européennes pour l'Amérique du Nord, etc.

Le gouvernement ne se sent même pas la responsabilité d'expliquer, ni même de mentionner, les crises qui frappent les grands monopoles supranationaux comme Bombardier, ou d'autres entreprises comme RONA qui a été absorbée par l'empire américain Lowe's qui vient d'annoncer la fermeture de 27 magasins au Canada dont neuf au Québec. Le discours d'ouverture ne fait pas une seule référence à ces crises et ces tourmentes par lesquelles le secteur manufacturier au Québec a été encore plus endommagé, suite pourtant à de grands investissements des fonds publics dans ces monopoles et d'autres par des stratagèmes d'État pour payer les riches.

L'effort désespéré pour servir à tout prix les oligarques privés qui contrôlent l'économie et de s'intégrer toujours plus à l'empire américain comme voie vers l'avant est tel que le discours donne comme objectif de l'économie du Québec de devenir la « batterie du nord-est de l'Amérique » par les exportations d'hydroélectricité pour le rendre plus compétitif et soi-disant plus vert. D'ailleurs, chaque fois que l'environnement est évoqué dans le discours, il l'est dans le sens d'enrichir les monopoles. Toute perspective d'une édification nationale qui sert le bien-être du peuple, sur la base d'une économie qui subvient à ses besoins et fait des échanges avec les autres pour le développement et l'avantage mutuels, est entièrement absente de la perspective mise de l'avant par le discours d'ouverture.

Entre autres aspects, le discours d'ouverture mentionne aussi que le gouvernement entend déposer un projet de loi dans les prochains mois pour interdire le port de signes dits religieux aux personnes en position d'autorité dans les services publics, dont les enseignants, ce qui pourrait mener à des congédiements de personnes qui refuseraient de se départir de ces signes. Il est à noter que ce projet de loi sera déposé au moment où les enseignants seront en train de se préparer à la prochaine ronde de négociations pour le renouvellement des conventions collectives dans le secteur public. Le gouvernement poursuit dans sa voie lâche, créatrice de division et diversionnaire pour détourner les Québécois des véritables questions auxquelles ils font face en ce qui concerne la véritable usurpation de l'État, une usurpation par les grands intérêts privés supranationaux et non par un quelconque pouvoir religieux.

Le discours prévoit aussi la poursuite des attaques contre les immigrants, prétendant répondre à une « préoccupation légitime » des Québécois face à l'immigration, encore une fois pour diviser et détourner le peuple des véritables enjeux et lier encore plus l'immigration aux besoins des monopoles privés.

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29e anniversaire de la tragédie de Polytechnique

Pour des mesures concrètes contre
les violences faites aux femmes


Montréal, 25e anniversaire de la tragédie de Polytechnique, 6 décembre 2014

À la veille du 29e anniversaire de la tragédie de Polytechnique survenue le 6 décembre 1989 au cours de laquelle 14 jeunes femmes ont perdu la vie, les femmes du Québec et leurs organisations réitèrent leur ordre du jour pour l'élimination de la violence contre les femmes. Elles exigent le financement massif des organismes qui viennent en aide aux femmes victimes de violence, une violence qui, loin d'avoir diminué, prend des proportions sans précédent dans toute la société. Elles demandent que le nouveau gouvernement assume sa responsabilité sociale et garantisse les droits de tous et toutes.

Le comité des 12 jours d'actions contre les violences envers les femmes, qui existe depuis 2008, a lancé le 26 novembre la campagne des 12 jours d'action qui a lieu du 25 novembre au 6 décembre 2018 au Québec. Des marches et vigiles, inaugurations symboliques, des rencontres et des ateliers se sont tenus dans les différentes régions du Québec au cours de cette période.

Dans un communiqué, le comité précise les demandes et le but de la campagne : « En août 2018, le Plan d'action contre la violence conjugale a été dévoilé. En 2016, c'était la Stratégie gouvernementale pour prévenir et contrer les violences sexuelles. Il faut le dire : ces deux plans n'ont pas répondu aux attentes des membres du Comité. »

Ces deux plans, indique le comité, « sont loin d'être satisfaisants. Nous demandons au nouveau gouvernement de passer à l'action :

« - Reconnaître l'accessibilité universelle comme un droit acquis et non comme un accommodement ;

« - Financer les organismes à la mission et leur permettre ainsi de fournir des services adéquats et sur du long terme, avec l'engagement de rejoindre les groupes desservis ;

« - Reconnaître la compétence et la nécessité des organismes dédiés aux femmes marginalisées en les finançant adéquatement ;

« - Reconnaître l'existence des violences systémiques et leur impact sur les femmes. « Le comité lance aussi un appel à l'action pour encourager la population à passer à l'action contre les violences envers les femmes. La violence envers les femmes, c'est l'affaire de tout le monde ! »

Le Parti marxiste-léniniste du Québec appuie fermement ces revendications et lance l'appel à tous et à toutes à leur fournir tout l'appui possible.

Dans un rapport publié par le Regroupement québécois des Centres d'aide et de lutte aux agressions à caractère sexuel (RQCALACS) en décembre 2017, l'organisme demandait d'ailleurs, au nom de 3000 organismes communautaires autonomes en santé et services sociaux, « un financement supplémentaire de 355 millions de dollars annuellement, ainsi que la mise en place d'une véritable politique nationale de financement dédiée à la mission des organismes ».

L'organisme décrit ainsi les impacts du mouvement de dénonciation de la violence contre les femmes de tous les milieux en 2017. « Uniquement dans la période du 16 au 26 octobre 2017, soit 10 jours après le lancement de #MoiAussi, les Centres membres du Regroupement québécois des CALACS ont noté une hausse des nouvelles demandes d'aide variant entre 100 % et 533 %. En moyenne, les demandes ont plus que triplé. Également, plusieurs survivantes ayant déjà eu recours aux services des CALACS ont rappelé leur intervenante pour un soutien immédiat ou pour obtenir des rencontres supplémentaires. Tous les impacts engendrés par l'actualité font en sorte que les délais d'attente pour obtenir des services ont augmenté dans la plupart des centres, allant désormais jusqu'à 18 mois dans certaines régions.

« Suivant notre expérience, il ne s'agit toutefois que de la pointe de l'iceberg et la plus forte hausse des demandes est toujours à venir. Les victimes d'agressions sexuelles attendent généralement plusieurs années avant d'aller chercher de l'aide. La prise de conscience actuelle au sein de la population québécoise risque donc de se répercuter en une forte pression sur les services en agressions sexuelles à plus long terme. En effet, les statistiques compilées l'an dernier par les CALACS membres du Regroupement (2016-2017) révèlent que seulement 28 % des femmes et des filles qui ont demandé du soutien au CALACS de leur région l'ont fait moins d'un an après avoir subi une ou des agressions à caractère sexuel. Dans près de la moitié des cas (46 %), les femmes et les filles ont attendu plus de 11 ans avant d'aller chercher de l'aide dans un CALACS. Ainsi, 16 % des femmes accompagnées par les CALACS ont attendu entre 11 et 20 ans et près du tiers (30 %) ont attendu plus de 21 ans. »

Le comité est composé cette année d'Action des femmes handicapées (Montréal), du Centre de documentation sur l'éducation des adultes et la condition féminine, du Conseil québécois LGBT, de DAWN /Réseau d'action des femmes handicapées du Canada, de la Fédération des femmes du Québec, de la Fédération des maisons d'hébergement pour femmes, de la Fondation Paroles de femmes, de La Voix des femmes, de la Maison des femmes Sourdes, du Native Women's Shelter of Montreal et du RQCALACS.

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Ferme condamnation de la loi fédérale de retour
au travail qui criminalise les postiers


Au Québec et partout au Canada, les travailleurs condamnent fermement la loi de retour au travail du gouvernement Trudeau qui criminalise les postiers en rendant illégale leur négociation pour des conditions de travail qu'ils considèrent acceptables selon les revendications qu'ils mettent de l'avant. Aussitôt que la loi a été adoptée dans la soirée du 26 novembre, les travailleurs ont organisé des piquetages, des blocus, des sit-in, dont un dans le bureau de circonscription de Justin Trudeau à Montréal, et des occupations d'installations de Postes Canada. Le 1er décembre, les Amis de la fonction publique et le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes ont tenu une journée d'action dans plus de vingt villes du Canada pour soutenir les postiers.

Pour de plus amples informations sur les actions qui sont menées, nous référons nos lecteurs et lectrices à différents articles et différentes publications. Ils liront avec intérêt les prises de position du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes en se rendant sur son site au www.cupw.ca/fr. Des articles de grand intérêt se retrouvent aussi dans le Forum ouvrier, le supplément en ligne du Marxiste-Léniniste, notamment dans le numéro du 29 novembre 2018 qui comprend plusieurs articles contre la loi de retour au travail. On peut y accéder en cliquant ici.

Tous en appui à la juste lutte des travailleurs et des travailleuses des postes !

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Les travailleurs d'ABI en lockout montrent
ce qu'il faut faire

Plusieurs centaines de travailleurs, dont plus de 300 de l'aluminerie ABI de Bécancour, ont manifesté devant les bureaux d'Hydro-Québec à Montréal le 28 novembre en appui aux travailleurs d'ABI, maintenus en lockout depuis maintenant près de 11 mois par le cartel Alcoa/Rio Tinto. Parmi ceux qui sont venus exprimer leur appui, on comptait une cinquantaine de travailleurs de plusieurs installations de Rio Tinto au Saguenay-Lac-Saint-Jean qui ont fait cinq heures d'autobus pour venir appuyer leurs collègues d'ABI, ne se souvenant que trop bien du lockout déclenché par Rio Tinto contre les travailleurs d'Alma en 2012.

Un moment très inspirant a été celui où les travailleurs déjà présents devant les bureaux d'Hydro-Québec ont acclamé la cohorte des travailleurs d'ABI qui approchait des lieux, drapeaux et bannières déployées et pancartes au poing. Les travailleurs d'ABI exprimaient leur opposition à ce qu'ils vivent comme une trahison de la part du cartel et du gouvernement du Québec de leur responsabilité sociale. On le voyait aux pancartes qui disaient « Trahison : zéro négociation ! », « Signature sans valeur ! », « Sacrifiés pour de l'hydroélectricité ! », « Signature sans valeur ! », « Ancienneté sabotée ! », « 1300 familles : respectez-nous ! ». Ils dénonçaient ainsi le refus total des propriétaires de négocier avec eux, le fait que ces propriétaires n'ont fait qu'ajouter de nouvelles demandes de concessions, et le fait qu'Alcoa/Rio Tinto ne paie rien en ce moment pour le bloc d'hydroélectricité qui lui est réservé en vertu de son contrat avec le gouvernement du Québec et Hydro-Québec et ne paie pas non plus les amendes prévues en cas de non-utilisation de cette électricité.

Les travailleurs exprimaient leur détermination à avoir gain de cause, avec l'appui, y compris financier, des travailleurs du Québec, du Canada, et de plusieurs pays du monde. Ils réitéraient ainsi leur détermination à obtenir une convention collective négociée qui leur soit acceptable et la renégociation de ces contrats d'hydroélectricité de manière à forcer le cartel à payer son électricité lors d'un conflit de travail.

En plus des travailleurs d'ABI et du Saguenay-Lac-Saint-Jean (dont un contingent des retraités syndiqués de Rio Tinto/Alcan), la manifestation comprenait d'autres travailleurs du Syndicat des Métallos de même que des travailleurs de l'Association internationale des machinistes et des travailleurs de l'aérospatiale, d'Unifor, du Syndicat canadien de la fonction publique, du Syndicat québécois des employées et employés de service et de la Centrale des syndicats démocratiques.

Au nom de la section locale 9700 du Syndicat des Métallos qui représente les travailleurs d'ABI, son président Clément Masse a salué les travailleurs présents et a dit :

« Merci à tous les syndicats représentés ici qui nous appuient moralement et aussi financièrement. Cela nous aide à livrer la bataille. Nous sommes ici devant Hydro-Québec aujourd'hui parce que le gouvernement et Hydro-Québec ont signé des contrats avec notre employeur qui lui donnent un grand avantage et créent un grand déséquilibre dans notre rapport de force avec la clause de force majeure. L'employeur a sauvé 200 millions $ en frais d'électricité jusqu'à maintenant avec son lockout. En plus, c'est tout le monde au Québec qui va le payer parce qu'Hydro-Québec va aller devant la régie et demander à augmenter ses prix en tenant compte de son manque à gagner de 200 millions $. Ce sont les Québécois qui vont financer l'employeur pour nous avoir mis en lockout. Nous demandons au gouvernement et à Hydro-Québec de renégocier ces contrats-là pour éliminer ce genre de clause dans les contrats qu'ils signent avec les entreprises. »

Le directeur québécois des Métallos, Alain Croteau, a ensuite pris la parole et annoncé, sous des applaudissements nourris, qu'il y a maintenant plus de 300 sections locales de syndicats dans le monde qui appuient financièrement les travailleurs en lockout d'ABI.

C'est dans cet esprit d'intensifier l'appui aux travailleurs d'ABI que les travailleurs présents ont ensuite mis fin à la manifestation.

Ce que les travailleurs avaient à dire

Les journalistes de Chantier politique ont recueilli les commentaires de travailleurs de différents secteurs présents à la manifestation. Chaque travailleur y exprime pourquoi il était important d'être à la manifestion.

Une travailleuse en lockout d'ABI

Nous manifestons aujourd'hui devant le siège social d'Hydro-Québec parce qu'Hydro-Québec et le gouvernement disent qu'un lockout est un « Act of God ». Un « Act of God » c'est un ouragan ou quelque chose comme ça. Notre situation, c'est un conflit entre les travailleurs et une entreprise privée, ce n'est pas la même chose du tout. Nous en sommes maintenant rendus à 200 millions $ non payés en électricité de la part d'Alcoa et Rio Tinto, et qui va payer pour cela, ce sont les Québécois. C'est pour cela que nous sommes venus manifester devant Hydro-Québec aujourd'hui.

Un retraité de Rio Tinto/Alcan

Nous sommes ici pour nous opposer au contrat d'énergie du gouvernement avec Alcoa et Rio Tinto. C'est de l'argent qui se retrouve dans les poches des compagnies et il faut que cet argent-là soit récupéré. Alcoa et Rio doivent payer pour leur hydroélectricité. Sinon ce sont les Québécois qui paient. Les travailleurs d'Alma ont vécu la même chose en 2012 pendant le lockout. Nous aussi nous avons mené des batailles comme celles-là avant de prendre notre retraite. J'ai 80 ans et nous autres les retraités, on continue à se battre.

Un travailleur de l'aluminium d'Alma

Nous avons fait un long trajet pour venir ici. Les dés sont truqués, le gouvernement crée un gros déséquilibre dans le rapport de force entre les travailleurs et la compagnie. Il faut dénoncer ça, c'est un scandale, comme cela s'est passé chez nous en 2012. Il y a des gens ici de la plupart des installations de Rio Tinto au Saguenay-Lac-Saint-Jean, Énergie électrique Nord, Port de Mer, usine Alma, on a des confrères du Conseil régional de la FTQ. On est un bon groupe et tout le monde est avec les travailleurs d'ABI.

Une travailleuse de la santé

Nous sommes un syndicat affilié à la FTQ et nous sommes ici aujourd'hui pour soutenir les travailleurs en lockout d'ABI. Cela fait onze mois que les travailleurs sont en lockout et l'employeur refuse de négocier. C'est important que nous soyons ici pour eux. Plus on est de gens qui sont présents, qui sont mobilisés, et plus ça aide.

Un travailleur du secteur des concessionnaires automobiles

Nous sommes ici pour exprimer notre appui aux travailleurs d'ABI, parce qu'un lockout c'est la bataille de tout le monde. On en a eu aussi des lockouts récemment, dont un de six mois à notre section locale, chez Longueuil Kia, un concessionnaire automobile. On sait ce que c'est un lockout, on a eu des travailleurs qui se sont retrouvés dans de grandes difficultés financières pendant des mois, alors c'est important de venir appuyer les travailleurs d'ABI. Le lockout à ABI, c'est le conflit de tout le monde. Ce n'est pas une question de quel drapeau syndical, c'est une question qui regarde tous les travailleurs.

Un machiniste chez Bombardier

Qu'est-ce qu'on vit en moment, les travailleurs et travailleuses du Québec ? On voit qu'avec les multinationales qui contrôlent les ventes de produits, les ventes d'hydroélectricité, cela peut arriver à n'importe quel travailleur de se retrouver en lockout. Ce n'est pas nous qui avons décidé, ce ne sont pas les travailleurs d'ABI qui ont décidé, c'est l'employeur qui a décidé de les mettre en lockout. Cet employeur profite de son option dans son contrat d'électricité pour sauver de l'argent sur le dos du peuple québécois, des travailleurs et des travailleuses. Il ne faut jamais oublier cela. C'est pour cela qu'on se bat contre ces actions arbitraires là. Les travailleurs d'ABI sont nos confrères. On fait partie d'une même famille. Bombardier est une autre multinationale qui agit aussi d'une manière semblable. On va trouver des façons de s'en sortir.

Un permanent de la FTQ au Saguenay-Lac-Saint-Jean

C'est important d'être ici, parce que ce que les travailleurs d'ABI vivent en ce moment, ça nous montre dans quel sens les relations de travail sont en train de se développer. Nous avons vécu la même chose à Alma en 2012. C'est le refus de négocier avec les travailleurs avec des actions comme les lockouts et on le voit maintenant avec la loi de retour au travail contre les travailleurs des postes. Il faut se préparer en se mobilisant et en appuyant tout le monde qui fait face à ces attaques-là.

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Tous ensemble pour réaliser des mesures
concrètes en logement social

Le 22 novembre à Québec, plus de 200 manifestants provenant de plusieurs régions ont bravé un froid mordant pour exiger des mesures concrètes pour garantir le droit au logement. Ils répondaient ainsi à l'appel du FRAPRU qui souligne, un an après la mise sur pied de la Stratégie fédérale sur le logement, la « lenteur des investissements, l'absence de retombées concrètes pour les ménages locataires mal logés et la lenteur du processus visant à reconnaître le droit au logement ». On se souviendra que le 22 novembre 2017, le gouvernement Trudeau avait déposé la première stratégie canadienne sur le logement. Les budgets 2016, 2017 et 2018 ont consacré surtout des sommes qui seront dépensées après les élections fédérales d'octobre 2019, dans un hypothétique 2e mandat libéral.

Les manifestants ont emprunté les rues du quartier Saint-Roch, où l'on retrouve plusieurs logements sociaux. Les locataires, qui ont réservé aux manifestants un accueil chaleureux, craignent de voir leur loyer bondir. Leur crainte est aggravée par l'absence d'engagements à long terme du gouvernement fédéral. Ils se sont par la suite rendus devant les bureaux du ministre fédéral responsable de l'habitation, Jean-Yves Duclos.

L'organisme communautaire demande d'ailleurs une protection à long terme des logements sociaux déjà construits et toujours subventionnés par le fédéral. Les ménages qui y habitent n'ont obtenu qu'un sursis de 10 ans. Malgré ses promesses, le gouvernement Trudeau ne s'est engagé, pour l'instant, qu'à maintenir leurs subventions au loyer jusqu'en 2028.

Parmi ceux qui sont frappés de plein fouet par la crise du logement, on estime que 457 340 des ménages locataires consacrent plus que la norme de 30 % de leur revenu pour se loger, dont 195 635 qui y consacrent plus de 50 %.

Le dernier rapport du Comité sur les droits économiques, sociaux et culturels de l'ONU déplorait une pénurie de logements sociaux au Québec et au Canada. « Ils ne comptent que pour 10 % du parc de logements locatifs au Québec, alors que 244 120 ménages locataires du Québec, dont 18 030 dans la capitale, ont des besoins impérieux de logement parce qu'ils vivent dans un logement trop cher, trop petit ou en mauvais état. » Véronique Laflamme, porte-parole du FRAPRU, précise : « Ces mauvaises conditions de logement ont des impacts directs sur leur sécurité, leur santé et la pleine jouissance de leurs droits. »

Enfin, comme plusieurs autres organismes québécois et canadiens, le FRAPRU demande également à Ottawa de reconnaître formellement le droit au logement et de le faire sans tarder en présentant la loi qu'il a promise. Le 22 novembre 2017, le gouvernement s'est engagé à faire en sorte que chaque Canadien et chaque Canadienne aient accès à un logement décent.

Selon Véronique Laflamme, « Ce n'est pas l'argent qui manque, mais la volonté politique pour améliorer les conditions désastreuses de logement dans lesquelles vivent des milliers de personnes ». Elle donne en exemple le fait que Exportation et développement Canada a radié une somme de 2,6 milliards $ relativement à un prêt consenti à Chrysler en 2009 par le précédent gouvernement conservateur. C'est ce qui est indiqué dans l'un des volumes des Comptes publics du Canada 2018 déposé au parlement en octobre cette année. La raison invoquée était de maintenir à flot le constructeur automobile en difficulté. Cette somme correspond à peu près au montant annuel revendiqué par le FRAPRU au fédéral, pour le logement social.


(Source : Communiqué du FRAPRU du 22 novembre 2018)

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À vous la parole

La nécessité de la reconnaissance des travailleurs au bas de l'échelle dans le réseau de la santé

Je représente environ 6 000 personnes au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Nord-de-l'Île-de-Montréal, soit la catégorie deux et trois. La catégorie deux, c'est tout ce qui est services auxiliaires, les gens de la buanderie, de la cuisine, salubrité, ouvriers spécialisés et les préposés qui sont la majorité. La catégorie trois, ce sont les agents administratifs et les techniciens en administration. Le plus gros besoin en ce qui me concerne au niveau des préposés aux bénéficiaires et des gens que je représente en général, c'est la reconnaissance au travail, la reconnaissance des gens qui sont au bas de l'échelle. L'opinion des experts est importante, mais les premiers experts selon moi sont ceux qui font le travail. Ce manque de reconnaissance et de valorisation du travail de ceux qui sont en bas de l'échelle me préoccupe au plus haut point.

Un autre grand problème, c'est le climat de travail qui se détériore beaucoup dans le réseau de la santé, et c'est le cas depuis longtemps. Les changements viennent un après l'autre et les libéraux là-dessus nous ont fait très mal. Tout va très vite, et la direction générale ne veut pas entendre les syndicats, la parole des gens qui sont au bas de l'échelle. Cela fait au moins 20 ans qu'on nous dit qu'il faut se serrer la ceinture et couper. On est rendu au point où on travaille avec des effectifs réduits régulièrement et on sait que dans certaines unités, on ne remplace pas les absents. Si un préposé ne rentre pas au travail pour raison de maladie ou une autre raison, il arrive qu'on ne le remplace pas. On demande aux autres préposés d'accomplir la même tâche qui est censée être accomplie par quatre préposés. Et comme les gens ont à coeur de donner un bon soin, ils vont faire le travail et les patrons s'aperçoivent qu'on peut travailler à effectifs réduits, donc tout le monde est mis à contribution pour réaliser le déficit zéro. On sait que nous n'avons pas le droit de faire des déficits dans le réseau. C'est encore une fois les petits qui paient.

Le manque de reconnaissance se voit dans le régime disciplinaire par exemple. Un employé arrive en retard quelques minutes, on lui enlève ces minutes. On tient compte de son retard, mais on ne tient pas compte qu'il va sauter une pause parce qu'il est en train de donner un soin. Il y a beaucoup de mesures disciplinaires. On ne tient pas compte de l'opinion des travailleurs. Par exemple, nous avons un budget de 50 000 $ pour un projet-pilote pour réduire la violence dans un de nos établissements. C'est de l'argent quand même. On est rendu assez loin dans les travaux pour élaborer le projet et il n'y a pas encore un préposé qui a été mobilisé. Autre exemple, dans les réunions multidisciplinaires qui se tiennent pour discuter de problèmes qui surviennent, l'équipe multidisciplinaire est composée de toutes sortes de professionnels, mais jamais de gens comme les préposés, ou rarement. Le climat de travail s'en trouve détérioré.

Dans notre travail nous mettons de l'avant des revendications constantes. Nous utilisons toutes les tribunes possibles, que ce soit des rencontres avec la direction, avec le service de la santé, avec le département des ressources humaines. Cela a permis quelques déblocages, mais nous en sommes encore aux balbutiements. Par exemple, en ce qui concerne le comité paritaire en santé-sécurité, cela fait deux ans qu'on le demande et on ne l'a pas encore. En attendant, il se fait très peu de prévention. Nous parlons aussi aux journalistes parce que ces problèmes-là doivent sortir des murs des institutions. Il y a eu certains développements quand nous avons tenu des discussions avec des universitaires qui sont engagés par le CIUSSS pour parler du problème de santé psychologique, de violence au travail et de reconnaissance.

En ce qui concerne la santé-sécurité, on essaie de faire le plus de prévention possible et on fait aussi beaucoup ce qu'on appelle dans notre jargon, la réparation. Des gens qui tombent en maladie ou en dépression, qui sont suivis par le bureau médical, doivent être accompagnés et représentés.

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Annonces

Commémoration de la tuerie de Polytechnique -- Des actions le 6 décembre pour mettre fin à
toutes les formes de violence contre les femmes

Montréal
Rassemblement
Le 6 décembre de midi à 13 h
Commémoration du 6 décembre au carré Cabot,
coin Sainte-Catherine Ouest et Atwater
(métro Atwater).
Organisé par le Comité des 12 jours d'action contre
les violences envers les femmes


Québec
Rassemblement et marche
Le 6 décembre de 17 h 15 à 18 h 30
Rassemblement devant la Bibliothèque Gabrielle-Roy
suivi d'une marche vers le parc de l'Université du Québec
(coin Charest et Dorchester)

où il y aura des prises de parole et service d'un bouillon chaud.
Organisé par la Coalition régionale de Québec de la Marche
mondiale des femmes


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70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme

Assemblée pour faire enquête sur la signification de l'anniversaire aujourd'hui alors que des crimes sont perpetués au nom des droits

Montréal
Dimanche 16 décembre, 15 h
Local du Parti marxiste-léniniste du Québec,
1360, rue Ontario Est, Montréal

Organisée par le PMLQ

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