Chantier Politique

 31 janvier 2019

Numéro 2


In Memoriam
Richard Allard

29 juillet 1947 - 6 janvier 2019

Le premier ministre Legault présente sa vision
d'une économie québécoise comprador

Une attaque contre la dignité de la nation du Québec et de son peuple

La nouvelle année commence avec la résistance des travailleurs
Les travailleurs d'ABI et du Québec marquent le premier anniversaire du lockout à l'aluminerie de Bécancour
Les grutiers, leurs alliés et des experts disent tous Non! à la nouvelle règlementation irresponsable
Les professionnelles en soins doivent pouvoir travailler de façon sécuritaire pour pouvoir donner des soins sécuritaires à la population
- Julie Daignault -

À vous la parole
Le gouvernement du Québec doit améliorer les conditions
du logement et empêcher les hausses abusives des loyers

- Serge Lachapelle -
Des logements sociaux maintenant: il faut investir dans AccèsLogis!
- Front d'action populaire en
réaménagement urbain (FRAPRU)
-

Nouvelles
•  «Non aux tentatives de coup d'État étasunien
contre le Venezuela!», disent les manifestants

9e commémoration du tremblement de terre en Haïti
Rassemblement de la Marche des femmes à Montréal à la défense de leurs droits et des droits de tous

Annonces
Le projet de nouvelle constitution à Cuba -- Contenu et processus de consultation et d'adoption
Manifestation nationale: Des logements sociaux maintenant!
10e soirée-bénéfice de la Ligue des droits et libertés


In Memoriam

Le Parti marxiste-léniniste du Québec a le regret de vous informer que Richard Allard, camarade de longue date, est décédé le dimanche 6 janvier à 5 h 52 à Montréal. Il est décédé des suites d'un long combat contre une maladie héréditaire et dégénérative. Nous transmettons nos plus chaleureuses pensées à sa conjointe Gaétane, à ses deux enfants et à ses proches.

Richard est natif de Saint-Nicolas (Lévis), dans la région de Québec. Il a joint les rangs du Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste) au début des années 70 et a été un des 52 candidats que le PCC(M-L) a présentés à l'échelle du Canada lors des élections fédérales de 1972, deux ans à peine après sa fondation. Richard a répondu à l'appel du Parti de briser le monopole des riches sur la politique en présentant sur une échelle de masse la politique indépendante de la classe ouvrière. Il s'est présenté dans la circonscription de Lévis. Il s'est fait connaître pour son travail au sein d'organisations communautaires, notamment pour le droit au logement, et a contribué à la mise sur pied des premières garderies à Québec. Il a aussi fait beaucoup de travail pour organiser les travailleurs non organisés du secteur public. Avec sa famille, il est venu par la suite s'installer à Montréal où il a travaillé chez Gaz métropolitain pendant plusieurs années et fait plusieurs autres métiers, comme c'est le lot de bien des travailleurs.

Fidèle à ses convictions, Richard n'a cessé d'appuyer le travail du Parti, au Québec et au Canada, dans les conditions de sa maladie et des souffrances qu'elle lui causait. Il s'est intéressé en particulier au rôle que la classe ouvrière doit jouer pour diriger le peuple dans la lutte pour mettre fin à l'offensive antisociale brutale des riches et de leurs gouvernements qui a été déclenchée dans les années 1980. Au cours des dernières années de sa vie, il s'informait sur le travail du Parti, notamment parmi la jeunesse, sur la question nationale et les questions de la guerre et de la paix. Jusqu'à la toute fin, Richard tenait à être mis au courant des avances du Parti en lisant sa littérature, ou en se la faisant lire à haute voix lorsque sa vue ne lui a plus permis de le faire seul. Nous saluons sa fidélité envers les travailleurs et le peuple, de même que son courage et celui de sa famille à travers les épreuves de sa maladie.

Un hommage lui sera rendu à l'occasion d'un événement commémoratif qui aura lieu le 1er mai 2019, Journée internationale de lutte et d'unité de la classe ouvrière, en symbole de sa partisanerie pour la cause de la classe ouvrière.

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Le premier ministre Legault présente sa vision
d'une économie québécoise comprador

Une attaque contre la dignité de la nation du Québec et de son peuple

Du 20 au 25 janvier 2019, le premier ministre François Legault a fait une visite officielle à Paris, puis à Davos à l'occasion du Forum économique mondial. À Paris, il a rencontré le premier ministre français, Édouard Philippe, le président Emmanuel Macron et des représentants des grands intérêts privés mondiaux lors d'un dîner-conférence à la Bourse de Paris. Le thème officiel de la visite du premier ministre à Paris et de sa participation au Forum de Davos était l'économie et la recherche d'investissements privés étrangers.

À Paris, le premier ministre Legault a résumé sa vision :

« Pour moi, la France demeure la porte d'entrée en Europe », a-t-il dit. « Pour vous, on dit souvent cela de nous les Québécois, on est à mi-chemin : on est un peu latin — on n'est pas un peu, on est très latin — mais en Amérique du Nord, donc américain. Ça n'a pas été facile avec M. Trump, mais on a réussi à signer une nouvelle entente de libre-échange avec les États-Unis et le Mexique. Quand vous venez au Québec, vous avez accès à tout ce marché. »

Le plus haut dirigeant politique du Québec caractérise la nation et son peuple non pas par son économie, sa personnalité, sa dignité, sa pensée et ses objectifs, mais comme étant « un peu latins », donc « américains » et un « accès » aux marchés des États-Unis et du Mexique. Se pourrait-il que la pensée et la vision de l'élite politique aient frappé un mur, reflétant une économie québécoise qui est prise dans les filets du contrôle et des rivalités supranationaux et est empêchée de trouver sa propre voie dans le monde ?

Le premier ministre Legault marche dans les traces de son prédécesseur Philippe Couillard en présentant le Québec comme une plaque tournante ou un couloir du commerce entre les Amériques et l'Europe. Dans ce qu'on pourrait qualifier de vision comprador,[1] le Québec ne prend pas sa place en tant que force économique et peuple indépendants et dignes, entretenant des relations avec les grandes puissances et d'autres pays qui reposent sur la force et les possibilités de l’avantage réciproque et de la coopération. Au lieu de cela, le Québec est placé au beau milieu d'une concurrence toujours plus aigüe entre les États-Unis et les grandes puissances européennes. Cela fait du Québec et de son économie un point de manipulation à l'avantage des  puissances étrangères et des oligopoles supranationaux.

Bombardier, par exemple, est devenu la cible de la contradiction interimpérialiste d'envergure mondiale entre Boeing, basé aux États-Unis, et Airbus, basé en France. Dans cette situation, une pression de plus en plus forte a été exercée sur Bombardier et ses représentants politiques au Québec et au Canada pour qu'ils s'intègrent encore plus complètement à l'une ou l'autre des grandes puissances au détriment de la poursuite d'une voie indépendante.

Selon la vision de Legault, au sud se trouvent l'empire américain et son économie de guerre et ce qu'il appelle les avantages d'un ALÉNA modifié (AEUMC), qui permet aux grandes puissances européennes d'avoir accès aux États-Unis et au Mexique par le Québec. Cependant, entraîner le Québec dans la rivalité supranationale entre les oligopoles et dans les conflits interimpérialistes des grandes puissances et des puissances émergentes ne fait rien pour développer une économie québécoise indépendante, capable de se tenir debout sur ses deux pieds. Pourquoi le Québec voudrait-il être entraîné dans les disputes entre les États-Unis et l'Europe ou encore entre celles entre les États-Unis et la Chine ? Les grandes puissances devraient régler leurs différends entre elles sans entraîner le Québec et le Canada dans leurs disputes. Le Québec devrait être une voix sensée favorisant la coopération et l'avantage réciproques parmi les peuples du monde et être un exemple à suivre pour le Canada.

On peut dire que la vision de l'économie de Legault et de l'élite politique est prisonnière du passé colonial. Ils ne sont pas capables d'envisager une économie du Québec qui est mature et se développe sur la base de ses propres ressources et de son propre peuple, au service de l'amélioration de son bien-être. Ils ne sont pas non plus capables de l’envisager indépendante des demandes, des besoins, de la pression et de la lutte pour le contrôle de tels ou tels oligopoles ou grandes puissances. Cette vision arriérée de l'élite politique est un refus de rompre avec le passé colonial du Québec, que ce soit la domination de la nation par le colonialisme français, britannique ou anglo-canadien ou par l'impérialisme américain.

Pourquoi le Québec voudrait-il se prendre dans les filets des intérêts de grandes puissances basées en Europe et aux États-Unis et les conflits entre les oligopoles qui imposent des accords de libre-échange supranationaux asservissants ? Pourquoi voudrait-il se déshonorer en agissant comme un  facilitateur servile ? Les grandes puissances et leurs oligopoles semblent être invincibles, mais elles sont pourtant toujours sur le point d'exploser et de se disloquer. Rien de bon ne peut sortir de l'Accord économique et commercial global (AÉCG) entre le Canada et l'Union européenne et leurs querelles pour la domination, ou dans l'ALÉNA (AEUMC) modifié, et des contradictions qui s'aiguisent entre les factions impérialistes rivales aux États-Unis. Elles sont incapables de régler leurs problèmes et menacent à chaque instant de s'enfoncer dans une guerre civile armée pour le pouvoir.

La nation du Québec et son peuple ont appris de l'histoire que s'aligner derrière une grande puissance de façon volontaire ou non ne mène pas à la prospérité, ne construit pas la nation et ne défend pas les droits du peuple. Ce sont les peuples qui paient pour les conflits et les guerres entre les grandes puissances par des crises économiques récurrentes, l'insécurité constante de leurs conditions de vie et de travail et le grave danger d'une autre guerre mondiale qui plane au-dessus de leur tête.

C'est uniquement à partir d'une position indépendante de force interne qu'une économie et ses représentants politiques peuvent développer fraternellement, pour le bien de tous, les échanges et d'autres relations avec le monde. Le temps est venu de rompre avec la vieille mentalité coloniale comprador et de s'engager avec courage dans une direction indépendante et digne pour bâtir le nouveau. Une voie sensée serait de diriger l'économie sur une voie qui utilise l'énorme pouvoir productif matériel et humain, réel et potentiel, du Québec et de ses travailleurs pour garantir le bien-être et les droits de tous  comme priorité. À partir de cette position de force et de stabilité, il sera aussi possible d'échanger des biens et services avec d'autres pour l'avantage mutuel, dans l'esprit coopératif que nous formons tous une seule humanité.

Note

1. Un comprador est une personne qui agit comme un agent d'organisations étrangères qui font des investissements, du commerce ou de l'exploitation économique et politique.

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La nouvelle année commence avec la résistance des travailleurs

Les travailleurs d'ABI et du Québec marquent
le premier anniversaire du lockout à
l'aluminerie de Bécancour

Piquetage de masse pour marquer le premier anniversaire du lockout des travailleurs de l'aluminerie de Bécancour

Le 11 janvier, les travailleurs de l'aluminerie ABI de Bécancour et les travailleurs du Québec ont marqué le premier anniversaire du lockout à ABI par de militantes actions de masse à la défense des travailleurs en lockout et de la dignité du travail. Des centaines de travailleurs venus de différentes régions, dont un important contingent du Saguenay-Lac-Saint Jean, se sont rassemblés sur les lignes de piquetage et sont ensuite allés manifester devant le bureau de circonscription du député de Nicolet-Bécancour.

Manifestation devant le bureau de circonscription du député de Nicolet-Bécancour

Ils ont réitéré leurs deux revendications : que le premier ministre rencontre directement les dirigeants de l'entreprise et leur demande de revenir à la table pour négocier une convention collective qui est acceptable aux travailleurs ; que le gouvernement rouvre l'entente énergétique avec Alcoa en vertu de laquelle le lockout est considéré comme un cas de force majeure qui libère le cartel Alcoa/Rio Tinto de son obligation de payer pour le bloc d'hydroélectricité qui lui est réservé et de payer des amendes lorsqu'il n'utilise pas cette énergie. Les travailleurs demandent que cette clause soit annulée. Ils rappellent que cette entente est un des facteurs qui font que les propriétaires ne voient aucun intérêt à négocier avec eux et force les Québécois à financer le lockout tout en privant Hydro-Québec et le Québec d'importants revenus.

« Peu séparait les parties en janvier 2018 au moment du déclenchement du conflit. Le fossé s'est agrandi depuis et un millier de familles ont souffert toute l'année pour la gourmandise d'une multinationale », a dit le président de la section locale 9700 du Syndicat des Métallos, Clément Masse, au rassemblement devant le bureau du député. « Nous avons besoin que le gouvernement sorte de sa pseudo-neutralité et rétablisse un équilibre dans les rapports de force. ABI abuse de la situation et maintient des centaines de familles dans l'insécurité, avec le silence complice du gouvernement du Québec. »

Les travailleurs font remarquer que la soi-disant aide du gouvernement du Québec au processus de négociation, qui a pris la forme d'une médiation, puis d'un conseil de médiation et maintenant d'un groupe de travail que le ministre du Travail entend mettre sur pied, est une fantaisie de l'esprit du gouvernement parce que le cartel des propriétaires de la compagnie a le plus grand mépris pour ces arrangements. Le 19 décembre dernier, deux jours avant l'échéance des négociations fixée par le ministre du Travail, les propriétaires ont annoncé la fermeture de la moitié des cuves encore en activité à l'usine, démontrant qu'ils sont des provocateurs qui ne reconnaissent pas ce processus de négociation. Le redémarrage des cuves est un processus long et coûteux et quiconque veut négocier pour en arriver à un règlement acceptable n'agit pas de la sorte.

La dernière invention du ministre est la mise sur pied d'un groupe de travail qui utiliserait les ressources du ministère pour les faire servir à l'« accompagnement » des parties pour produire un règlement négocié. Le ministre n'a pas expliqué comment on accompagne une partie qui refuse de bouger et ne reconnaît que son diktat.

Pendant ce temps aussi, les travailleurs témoignent des difficultés qu'ils vivent en dépit des allocations du Syndicat des Métallos et de l'aide extraordinaire, y compris financière, qu'ils reçoivent des travailleurs du Québec, du Canada et d'autres pays. Ils parlent aussi des difficultés qui sont créées dans l'économie locale, notamment les pertes d'emplois chez les fournisseurs, les pertes de revenus des commerçants. Le maire de la ville de Bécancour rappelle qu'environ 14 % du budget de la municipalité provient des revenus fiscaux provenant de l'usine.

Les travailleurs font face à ces difficultés en maintenant leur position qu'ils veulent rentrer dans la dignité au moyen d'une convention qu'ils auront réussi à négocier et qui leur est acceptable. C'est une position qui est à l'avantage de tous parce que sans l'opposition au diktat et sans l'insistance d'avoir un mot décisif à dire dans les prises de décisions, l'insécurité des travailleurs et de tous est totale.

À cet égard, les travailleurs d'ABI intensifient leur travail pour mobiliser l'appui organisé des travailleurs du Québec, du Canada et d'ailleurs. À la fin de 2018, il y avait maintenant plus de 300 sections locales de syndicats du Québec, du Canada, des États-Unis et d'Australie qui envoyaient de l'aide financière aux travailleurs d'ABI pour soutenir leur lutte et cette mobilisation se poursuit de plus belle dans la nouvelle année.

Les travailleurs ont les yeux tournés vers ABI parce que cette lutte est la lutte de tous pour leurs droits et leur dignité.





(Photos : Syndicat des Métallos)

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Les grutiers, leurs alliés et des experts disent tous Non! à la nouvelle règlementation irresponsable


Manifestation des grutiers contre les changements à la règlementation
relative à la formation, le 5 mai 2018

Les 17, 18 et 19 décembre 2018 ont eu lieu les auditions du comité mis sur pied par le gouvernement du Québec pour examiner l'impact sur la santé et la sécurité des changements réglementaires apportés à la formation des grutiers du Québec.

Les auditions, qui ont été appelées par le gouvernement libéral précédent de Philippe Couillard, ont été le résultat des actions courageuses des grutiers du Québec contre la nouvelle règlementation antiouvrière qui a été imposée par la Commission de la construction du Québec (CCQ) et le gouvernement du Québec et qui pose un danger à la sécurité.

Après plusieurs actions et dénonciations de la part des grutiers, ceux-ci ont refusé de se présenter au travail pendant une semaine en juin dernier afin d'exiger le retrait pur et simple de la nouvelle règlementation. Ils ont agi ainsi parce qu'ils considèrent cette règlementation comme une érosion sérieuse, en quantité et en qualité, de la formation requise des travailleurs pour devenir grutiers. Le gouvernement, à la requête de la CCQ, a aboli le caractère obligatoire du Diplôme d'études professionnelles (DEP) de 870 heures de formation. Le DEP est maintenant facultatif et une nouvelle formation de 150 heures fournie directement sur les chantiers et sous la responsabilité des entreprises a été introduite. La CCQ et le gouvernement ont aussi créé un cours de 80 heures pour les camions-flèches d'une capacité maximale de 30 tonnes, à la suite duquel le travailleur qui réussit la formation devient conducteur qualifié de ces camions. C'est justement ce type de grues qui versent le plus et qui causent le plus de dommages. Les grutiers font face à des mesures répressives telle une décision du Tribunal administratif du travail ayant déclaré qu'ils ont participé à une grève illégale et les menaces qui pèsent toujours sur eux de la part de la CCQ de les poursuivre pour grève illégale et intimidation. La position courageuse des grutiers s'est mérité un vaste appui parmi les travailleurs et la population et c'est dans ce contexte que le comité a été mis sur pied.

Les intervenants aux auditions de décembre comprenaient entre autres l'Union des opérateurs grutiers, qui représente la vaste majorité des grutiers du Québec, le Collectif des grutiers, des syndicats de la construction, l'école qui donne la formation professionnelle aux grutiers, le syndicat des enseignants qui donnent les cours de formation, des entreprises de grues, des entreprises de construction, de même que des experts en santé et en sécurité et en opération des grues. Les intervenants avaient 25 minutes pour présenter leurs vues et leur présentation était suivie d'un échange de 30 minutes avec les membres du comité.

La grande majorité des intervenants ont dit que le nouveau règlement doit être revu de fond en comble et que la formation professionnelle obligatoire des grutiers doit être maintenue. Ils se sont opposés à la nouvelle règlementation en tant qu'atteinte aux normes de sécurité et en particulier à la nécessité d'une formation adéquate des grutiers, qui est au centre de la sécurité des grutiers, des autres travailleurs et du public. Ils se sont référés en particulier à la norme canadienne Z 150 de l'Association canadienne de normalisation (ACNOR) à laquelle les grutiers du Québec sont aussi assujettis. Il s'agit d'une norme qui spécifie les exigences de sécurité relatives aux grues mobiles de manière à protéger la sécurité des travailleurs et du public et qui guide les fabricants et les acheteurs de grues, de même que les entreprises de construction et les gouvernements et organismes de règlementation pour qu'ils respectent les normes de sécurité établies par la norme Z 150.

Cette norme prévoit notamment que les grues mobiles doivent être manoeuvrées exclusivement par des personnes qualifiées et que les qualifications obligatoires des opérateurs de grues doivent comprendre une formation et une expérience pertinentes pour la conduite de l'engin de même que des connaissances générales sur la construction de la grue et des connaissances suffisantes en électricité et en hydraulique. De toute évidence, ont mentionné les intervenants, la nouvelle règlementation ne respecte rien de tout cela.

Seules deux associations représentant des entreprises de la construction ont appuyé la nouvelle règlementation. L'une d'entre elles a donné l'argument que mieux vaut avoir un règlement et une formation que pas de règlement et de formation du tout. Elle a dit que beaucoup d'entreprises de construction ont acheté des camions-flèches et les ont fait fonctionner par des travailleurs non qualifiés et formés, ce qui était manifestement illégal. Il faut noter que la CCQ n'a pris aucune action en justice ou autrement pour mettre fin à cette situation illégale. Maintenant, de dire les représentants de cette association, le tout sera légal, car il y aura de la formation, bien que celle-ci n'a rien à voir avec une formation professionnelle ou adéquate selon les travailleurs, alors que les camions-flèches sont précisément ceux qui versent le plus facilement et sont utilisés dans les zones où le public circule le plus.

Les grutiers sont déterminés à remporter leurs deux revendications : que la nouvelle règlementation soit retirée et que la formation professionnelle obligatoire des grutiers soit maintenue, et qu'une table de concertation soit créée qui comprend toutes les parties concernées, dont les enseignants, pour étudier les problèmes relatifs au secteur des grutiers et à la sécurité sur les chantiers de construction.

Le comité va maintenant tenir des rencontres à huis clos avec diverses parties et il doit remettre son rapport au ministre du Travail d'ici le 28 février.

(Photos : FTQ-Construction)

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Les professionnelles en soins doivent pouvoir travailler de façon sécuritaire pour pouvoir donner des soins sécuritaires à la population


Le FIQ — Syndicat des professionnelles en soins des Laurentides (FIQ-SPSL) représente toutes les infirmières, les infirmières auxiliaires et les inhalothérapeutes qui travaillent au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) des Laurentides. Le syndicat comprend 4200 membres.

Au niveau des urgences, comme il a été mentionné dans un article récent dans la Presse, avec l'exemple de l'hôpital de Saint-Eustache, le taux d'occupation est vraiment très grand, au-dessus de 150 %, atteignant même parfois 178 %. Le nombre de civières qui est prévu est beaucoup trop bas. Nous n'avons pas assez de place pour les patients. Il y a des civières qui sont installées entre deux civières. Nous avons des patients qui sont alignés à la queue leu leu dans les corridors. Nous faisons face à une surcharge de travail énorme, car il y a beaucoup de patients qui viennent à l'urgence pour recevoir des traitements. Les professionnelles en soins sont épuisées à cause de cette surcharge. Les infrastructures n'ont pas été actualisées depuis longtemps par rapport à la démographie dans la région, tant la population dans son ensemble qui augmente que le vieillissement de la population. C'est une problématique qui est connue depuis très longtemps. L'infrastructure n'est plus adéquate pour servir la population. Il y a des projets d'agrandissement, mais cela fait plus d'un an que nous avons des rencontres intensivement avec notre employeur à ce sujet pour rappeler encore une fois que chaque hiver ramène ses problématiques par rapport au besoin de fournir des soins adéquats. Les changements tardent à se produire.

Présentement, nous sommes constamment en situation de temps supplémentaire. Les infirmières, les infirmières auxiliaires et les inhalothérapeutes, tout le monde fait du supplémentaire, et, malheureusement, on voit trop régulièrement, pratiquement tous les jours, du temps supplémentaire obligatoire. La ministre McCann avait dit que le temps supplémentaire obligatoire serait éliminé mais il existe toujours. Il y a un grand épuisement au niveau des infirmières, il y a beaucoup de cris du coeur qui sont faits. C'est de plus en plus difficile de travailler et d'offrir des soins adéquats. Pourtant, c'est important de pouvoir faire le travail de façon sécuritaire. C'est devenu monnaie courante qu'une infirmière rentre au travail sans savoir à quelle heure elle va finir. C'est quelque chose que nous voulons éliminer au niveau syndical. Nous voulons que toutes nos membres qui vont travailler sachent à quelle heure elles vont terminer et nous voulons que la relève soit déjà prévue pour le quart suivant.

Nous avons une lettre d'entente au niveau de la convention collective nationale pour revoir à l'échelle du Québec toute la structure de postes et éliminer le temps supplémentaire et évidemment ne plus avoir de temps supplémentaire obligatoire. Cette lettre d'entente vise à augmenter la structure de postes et avoir une structure de postes adéquate pour donner les services de façon sécuritaire. La lettre d'entente comprend des cibles de postes à temps complet qui doivent être mises en application. C'est un cheval de bataille de notre syndicat pour pouvoir établir avec l'employeur quel est le nombre de postes nécessaire et avoir la structure de postes suffisante et aussi avoir de l'autosuffisance pour prévoir les absences. Il faut prévoir notamment les absences pour congés fériés, les absences-maladie, pour que le remplacement soit prévu. C'est ce à quoi nous travaillons pour augmenter la structure de postes, pour avoir le nombre nécessaire d'infirmières, d'infirmières auxiliaires et d'inhalothérapeutes pour donner des soins sécuritaires partout. Nous arrivons en 2019, cette lettre d'entente a été signée en 2016 mais l'application se fait attendre.

Nous avons aussi les projets-ratio, dont un qui débute dans un département de l'urgence dans l'Outaouais. Nous espérons bien sûr voir des résultats en ce qui concerne l'urgence, mais il y a aussi des projets-ratio dans tous les secteurs d'activité, en CHSLD, en chirurgie, etc. Nous en avons qui sont en branle dans notre région et l'effet positif en est déjà ressenti autant du point de vue des postes et du personnel, que des soins donnés à la population, le temps passé avec les patients, etc. Nos gens ressortent de leur journée de travail sachant que la relève est là pour les remplacer, ayant pu passer plus de temps avec leurs patients, ce qui diminue l'anxiété des patients, réduit les possibilités d'erreurs dans le travail, réduit les chutes de patients et redonne donc le sentiment du devoir accompli.

Dans l'immédiat, au niveau des urgences, nous avons besoin d'augmenter les postes d'infirmières et d'infirmières auxiliaires. Il faut augmenter les postes à temps complet le plus possible. Il faut augmenter également la formation des infirmières auxiliaires pour qu'elles puissent donner un plus grand coup de main à l'urgence et il faut aussi que les travaux d'infrastructures se fassent.

Pour nous la chose importante c'est que les professionnelles en soins soient là et puissent travailler de façon sécuritaire pour pouvoir donner des soins sécuritaires à la population. C'est notre grand combat, nous le menons à la fois pour les professionnelles en soins et pour la population afin que les soins soient donnés adéquatement et de façon humaine. Les deux sont intrinsèquement liés. C'est quelque chose qu'on ne peut pas séparer.

Julie Daignault est la présidente du FIQ — Syndicat des professionnelles en soins des Laurentides (FIQ-SPSL)

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À vous la parole

Le gouvernement du Québec doit améliorer les conditions du logement et empêcher les hausses abusives des loyers
 
- Serge Lachapelle -


Manifestation pour l'affirmation du droit au logement, le 6 décembre 2018

Au moment où la crise du logement locatif prend de l'ampleur, la Régie du logement vient de publier ses indices d'augmentation de loyer pour l'année 2019. Les estimations moyennes d'augmentation de la Régie du logement (2019) sont les suivantes :

- logements chauffés par les locataires : hausse de 0,5 %
- logements chauffés par les propriétaires : hausse de 0,4 % à l'électricité ; de 0,4 % au gaz et de 2,6 % au mazout.

Ces chiffres ne tiennent aucunement compte des augmentations de loyer qui frappent annuellement les locataires. Le plus récent rapport sur le marché locatif de la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) constate que le loyer moyen du marché a augmenté de 3,4 % entre 2017 et 2018 au Québec. L'augmentation est supérieure à l'inflation qui se situait autour de 1 %. Alors que la demande pour les logements familiaux est en hausse, le loyer moyen des logements de trois chambres à coucher et plus a augmenté de 8,24 %.

En plus de se livrer à des coupures drastiques dans le fonctionnement de la Régie du logement, les différents gouvernements qui se sont succédé ont toujours refusé de fournir l'information pertinente aux locataires pour que ceux-ci puissent pleinement défendre leurs droits. Les chiffres parlent d'eux-mêmes: moins de 0,2 % des loyers sont fixés par la Régie du logement chaque année.

Le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ) considère que la Régie du logement est devenue une machine à expulser les locataires. Maxime Roy-Allard, son porte-parole, souligne : « Nous avons tout sauf un réel système de contrôle des loyers. La Régie du logement se comporte comme si propriétaires et locataires agissaient à armes égales, alors que dans les faits les locataires craignent souvent de refuser une hausse par peur de représailles. Le fardeau du contrôle repose donc entièrement sur les épaules des locataires, ce qui en fait un système fondamentalement injuste ».

À l'instar du RCLALQ, le FRAPRU s'inquiète de la rareté des logements locatifs constatée par la SCHL qui, selon l'organisme, pourrait entraîner une nouvelle flambée du coût des loyers, la hausse des cas de discrimination et du nombre de personnes à la rue autour de la période du 1er juillet, comme on l'a vu au début des années 2000. La SCHL estime le taux général de logements inoccupés à 2,3 %, sous le seuil dit d'équilibre de 3 %. Il n'est que de seulement 1,5 % pour les trois chambres à coucher et plus.

Les deux organismes qui oeuvrent pour le droit au logement exhortent Québec à agir afin d'améliorer les conditions de logement et d'empêcher les hausses abusives de loyer. Ils demandent l'instauration d'un contrôle obligatoire et universel des loyers, de même qu'une meilleure protection contre les évictions. « Vu le manque criant de logements à prix abordable, le gouvernement Legault doit donner un grand coup, dès son premier budget, en finançant suffisamment la construction de logements sociaux. C'est la seule manière d'éviter que la situation ne se détériore davantage », souligne Véronique Laflamme, porte-parole du FRAPRU.

Tout cela fait ressortir à nouveau ce que les activistes oeuvrant pour le droit au logement soulignent depuis plusieurs années, soit que le droit au logement ne peut être garanti par le marché privé. L'actualité est venue encore une fois leur donner raison. La Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ) vient d'inviter ses membres à ne pas tenir compte de la baisse des taxes scolaires éventuelle dans la fixation du loyer. Cette baisse éventuelle a été promise par le nouveau gouvernement Legault. Le projet de loi 3, Loi visant l’instauration d’un taux unique de taxation scolaire, déposé le 6 décembre 2018 à l'Assemblée nationale va dans ce sens. La CORPIQ pousse même l'arrogance jusqu'à inviter ses membres à laisser vacants leurs logements pendant une année pour pouvoir augmenter de façon plus substantielle leurs loyers. Le silence du gouvernement est inadmissible. Il doit revoir complètement le fonctionnement de la Régie du logement pour que celle-ci devienne un outil pour la défense des droits des locataires.

Le logement est un droit !
Exigeons des mesures concrètes pour sa pleine réalisation !

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Des logements sociaux maintenant: il faut investir dans AccèsLogis!

Alors que 244 120 ménages locataires ont des besoins impérieux de logement, le taux d'inoccupation des logements locatifs a recommencé à baisser dangereusement dans la plupart des villes du Québec. Si rien n'est fait rapidement, les plus pauvres et les plus mal-logés risquent de vivre les graves conséquences d'une nouvelle pénurie de logements.

Pour améliorer de manière durable leurs conditions de vie et pour les mettre à l'abri d'un manque prévisible de logements, le FRAPRU demande au gouvernement du Québec d'investir toutes les sommes nécessaires dans le logement social. On a assez perdu de temps ! Ça fait maintenant 10 ans que le programme AccèsLogis - le seul qui permet la réalisation de logements sociaux - n'a même pas été indexé. Résultat ? On compte maintenant 12 500 logements sociaux, promis dans les budgets des 10 dernières années, mais qui n'ont toujours pas été réalisés. Les coopératives et les OBNL d'habitation n'arrivent pas à les bâtir parce que le programme n'est plus adapté aux réalités de la construction.

En campagne électorale, la Coalition avenir Québec de François Legault a promis de livrer ces logements durant son premier mandat. Selon le FRAPRU, c'est loin d'être suffisant. À ce rythme, il faudrait plus de 78 ans pour répondre aux besoins les plus urgents ! !

 Le gouvernement Legault a les moyens de faire tellement mieux. En 2017-2018, le Québec a fait un surplus de 2,6 milliards $ ; on s'attend à un nouveau surplus avoisinant 4,5 milliards $ en 2018-2019. Selon le FRAPRU, une partie de ces sommes doit être utilisée maintenant pour faire des logements sociaux véritablement abordables et qui répondent aux besoins des plus mal pris.

Dans son budget de 2019-2020, le gouvernement du Québec doit réajuster le tir. - Il faut mettre fin au sous-financement d'AccèsLogis ! - Il faut assurer la réalisation de logements sociaux, partout sur le territoire québécois, dans des délais raisonnables ! Québec doit investir dans AccèsLogis ! Ça prend 50 000 logements coopératifs, sans but lucratif et HLM en 5 ans.

Le 7 février 2019, joignez-vous aux membres du FRAPRU pour une manifestation nationale, à Montréal. Rassemblement à 11 h, à la Place Norman-Bethune (métro Guy-Concordia). Pour plus d'informations, communiquez avec le comité logement de votre secteur.

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Nouvelles

«Non aux tentatives de coup d'état étasunien contre le Venezuela!», disent les manifestants


Plus de 150 personnes, activistes, femmes, jeunes, groupes de solidarité et plusieurs autres, se sont rassemblées dimanche à 13 h au carré Phillips pour manifester leur vive opposition à la tentative de coup d'État dirigé par le gouvernement des États-Unis contre le Venezuela. Le froid intense ne les a pas arrêtées, ayant pleinement conscience de la gravité des menaces, intrigues et activités des gouvernements des États-Unis, du Canada et d'autres contre le Venezuela.

Les pancartes étaient nombreuses : Appuyons le peuple vénézuélien, le gouvernement et son président Maduro démocratiquement élus ! Yankee no ! Maduro Si ! Non à la participation du Canada à un coup d'État contre le Venezuela, Tous avec la République bolivarienne et plusieurs autres. Des orateurs ont pris la parole en appui au gouvernement bolivarien : Jooneed Khan, journaliste retraité de La Presse, Christine Dandenault du PMLQ, Claude Morin, enseignant d'histoire de l'Université de Montréal à la retraite, Marie Boti, de Femmes anti-impérialistes, Yves Engler, un activiste basé à Montréal et auteur spécialisé en politique étrangère canadienne.

Jooneed Khan a rappelé l'expérience récente des peuples avec les changements de régime, dont ceux en Afghanistan, en Libye, en Irak, Haïti, au Brésil et salué avec fermeté le peuple vénézuélien et sa détermination. Christine Dandenault a dénoncé l'hypocrisie libérale du gouvernement Trudeau qui, avec son Groupe de Lima illégitime, a appuyé et reconnu l'individu funeste qui s'est déclaré nouveau président. « Le gouvernement Trudeau qui prétend défendre l'État de droit attaque l'État de droit en participant à l'organisation d'un coup d'État contre le Venezuela aux côtés des impérialistes américains. Cela démontre sa fraude et il doit être dénoncé. Il n'agit pas en notre nom. » Claude Morin a illustré sous tous les angles la légitimité des élections présidentielles de mai 2018 au Venezuela, le financement occulte et mafieux de l'« opposition », les visées américaines pour les ressources pétrolières du Venezuela. « Si les États-Unis pouvaient saisir ces ressources, ils posséderaient 26 % des ressources de la planète pour imposer leurs prix et leur diktat. » Marie Boti, qui était sur place lors des élections présidentielles, a parlé du rôle des femmes dans la défense de la patrie, illustrant que ce sont elles qui ont le plus bénéficié des changements prosociaux qu'ont implantés les gouvernements bolivariens, étant parmi les plus opprimées. Les interventions étaient entrecoupées par des applaudissements et des Maduro si ! Yankee no !


Tous ont marché avec beaucoup d'énergie et de militantisme jusqu'au consulat des États-Unis puis jusqu'à l'entrée du complexe Guy Favreau, un édifice du gouvernement fédéral à Montréal. La nécessité de dire NON ! à la position du gouvernement canadien, non aux intrigues et visées américaines et plein appui au peuple du Venezuela qui défend sa souveraineté et son droit d'être a rassemblé toutes ses personnes. L'organisation Mouvement québécois pour la paix, organisatrice de cette manifestation, a prévenu tout le monde de se tenir prêt à participer à d'autres rassemblements dans les prochaines semaines.



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9e commémoration du tremblement
de terre en Haïti


Le 12 janvier 2010 à 16 h 53 en Haïti, un terrible tremblement de terre d'une magnitude de 7 à 7,3 sur l'échelle de Richter frappait le petit pays et y causait plus de 300 000 morts, autant de blessés et près d'un million et demi de personnes sans abris. À chaque année depuis, la mémoire des êtres chers disparus et des survivants est honorée par la communauté haïtienne.

À l'appel de la Maison d'Haïti de Montréal, plusieurs dizaines de personnes se sont réunies le 12 janvier dernier pour souligner le 9e anniversaire de la tragédie. « Ayiti toujou la ! », thème de la soirée, a mis en évidence la capacité de résilience et la résistance du peuple haïtien. « Notre volonté de vivre debout, notre entêtement à chercher la vie étonne toujours », ont affirmé avec force les organisateurs de la soirée. Des artistes, par leurs créations, leurs chansons et leur poésie ont rendu un hommage émouvant à la communauté haïtienne et à son inébranlable détermination à affirmer la vie partout où elle est.


Une minute de silence « pour puiser force, courage et espoir » a été dédiée à la mémoire des victimes du séisme et à toutes celles et à tous ceux qui ont vécu de près ou de loin ce terrible drame.

Le peuple du Québec ne fait qu'un avec la communauté haïtienne, avec qui il vit et travaille comme partie de la nation depuis le XXe siècle. Il appuie indéfectiblement le peuple haïtien qui, avec le même esprit qu'en 1804 - lorsqu'il a proclamé son indépendance, poursuit ses efforts pour se relever de la catastrophe naturelle et affirmer son droit de maîtriser la destinée de son pays.

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Rassemblement de la Marche des femmes à Montréal à la défense de leurs droits et
des droits de tous


Le samedi 19 janvier, sous une température des plus glaciales, près de 150 femmes se sont rassemblées à la Place Émilie-Gamelin pour les droits des femmes, les droits de tous et en appui aux luttes des femmes dans le monde. Elles ont réitéré par leurs nombreuses pancartes leurs revendications : Justice pour les femmes autochtones tuées et disparues ! Pas une de plus !  Non à la guerre !  Non à l'offensive antisociale, source de violence contre les femmes ! Je résiste !

La manifestation s'est tenue en même temps que la 3e Marche des femmes à Washington. C'est au lendemain de l'élection du président Donald Trump que la première Marche des femmes a été organisée le 21 janvier 2017 en rejet de sa gouvernance. Des manifestations ont également eu lieu dans plus de 40 villes au Canada et au Québec, de même que dans plusieurs villes aux États-Unis, en France et dans le monde.

Dans leurs interventions, les représentantes d'organisations de femmes ont dénoncé les disparations et assassinats qui continuent pour les femmes autochtones et salué la lutte des autochtones contre l'État colonial, le vol de leurs terres par l'industrie pétrolière et la destruction écologique. Parlant de leur propre expérience dans le travail au sein de groupes de défense des droits oeuvrant auprès de femmes violentées, sans abri et marginalisées, elles ont exigé la fin de la violence contre les femmes ici et dans le monde, l’amélioration et le respect de l’accès des femmes aux soins de santé sans discrimination, l’amélioration de leur sécurité économique et de leur représentation. Les manifestantes, saluées par les passants, ont ensuite marché sur la rue Sainte-Catherine jusqu'à la Place des Arts, scandant leurs revendications en faveur d'une société digne de tous les êtres humains.


 

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Annonces

Le projet de nouvelle constitution à Cuba --
Contenu et processus de consultation et d'adoption


Montréal
Présentation, échanges et discussions avec Mara Bilbao Diaz, consule générale de Cuba à Montréal et Giuvel Orozco, conseiller et deuxième chef de mission de l'ambassade de Cuba au Canada.

Dimanche 17 février 2019 à 14 h
1360, rue Ontario Est, Montréal
(métro Papineau et autobus 45 ou autobus 125)

Organisé par la Table de concertation de solidarité Québec-Cuba


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Manifestation nationale:
Des logements sociaux maintenant!


Montréal
Jeudi 7 février à 11 h
Place Norman-Bethune (métro Guy-Concordia)

Organisé par le FRAPRU
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10e soirée-bénéfice de la Ligue des droits et libertés


Montréal
Jeudi 7 février à 20 h
Lion d'Or, 1676, rue Ontario Est
(métro Papineau et autobus 45 ou autobus 125)

Organisé par la Ligue des droits et libertés
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