Chantier Politique

29 avril 2019

Numéro 9

Marches de la semaine de la Terre

Un changement de gouvernance s'impose pour humaniser l'environnement naturel et social


Montréal, 27 avril

Inondations dévastatrices au Québec, en Ontario et au Nouveau-Brunswick
Affirmation de solidarité sociale et besoin de mesures
pour protéger les municipalités riveraines

Pour prêter main forte et venir en aide aux sinistrés


Marches de la semaine de la Terre
Un changement de gouvernance s'impose pour humaniser l'environnement naturel et social

Le 27 avril, des milliers de personnes de tout milieu et de tout âge, dont une grande proportion de jeunes du secondaire, de cégep et d’université, ont marché dans les rues de Montréal face à l'urgence climatique. Des marches ont aussi eu lieu le même jour à Val-David, Sherbrooke et Gaspé.

Les jeunes ont donné le ton, liant de façon inséparable leur avenir et l’avenir de l’humanité à la protection de la Terre Mère. Ils l’ont lié aussi à un changement profond dans les affaires économiques et politiques pour qu’elles servent les êtres humains et non la minorité qui pille la planète.

« Nature humaine, nature voir une dualité entre l'humain et la nature c'est nous éloigner de la vie », a dit un porte-parole étudiant lors des discours prononcés à la fin de la marche. « La dissociation capitaliste entre l'humain et la nature se paie aujourd'hui en espèce. Nous ne vivons pas à crédit, les ressources de la planète, nous les volons à nos enfants. L'adhésion au système actuel c'est un placement aveugle dont la seule retombée consiste à ruiner les espoirs. [...] Notre conception du monde est constituée de l'enchevêtrement de concepts qui n'ont de sens que dans une perspective humaine. La richesse en fait partie. Alors que l'on me dise que je suis rêveur, je m'en fiche éperdument. Vous [les pouvoirs en place] fermez les yeux sur ce qui est un consensus scientifique mondial, vous rejetez ce qui devrait être à la base de toute gouvernance rationnelle, vous rejetez la raison la plus élémentaire, la plus existentielle », a-t-il ajouté.

Sa collègue, également porte-parole étudiante, a conclu en disant: « Présentement, nous avons déjà atteint NOTRE point de non-retour, le point de non-retour du peuple. Nous sillonnons les rues d'aujourd'hui et nous les sillonnerons encore demain. Cette chaîne d'actions est inévitable. Elle l'est, car c'est la vie de nos propres enfants qui est en jeu. »

Les inondations dévastatrices qui frappent des milliers de riverains au Québec, de même qu’en Ontario et au Nouveau-Brunswick, étaient aussi au coeur des préoccupations.

Les marcheurs ont dit que les gouvernements ont le pouvoir d’agir et doivent agir pour assumer leur responsabilité sociale, mais que la marche des peuples est irrévocable et va produire le changement qui leur est favorable et défend la Terre Mère.

Les organisateurs de la Planète s'invite au Parlement ont lancé l'appel à tous à se préparer à la marche du 27 septembre prochain, pour que l'urgence climatique soit au coeur des prochaines élections fédérales.

Québec, 22 avril



Montréal, 27 avril









Val-David


Sherbrooke

Gaspé

(Photos: Chantier politique, La Planète s'invite au Parlement, Cedric Martin, Jean Roy)

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Inondations dévastatrices au Québec,
en Ontario et au Nouveau-Brunswick

Affirmation de solidarité sociale et besoin de mesures pour protéger les municipalités riveraines

Des inondations dévastatrices frappent présentement plusieurs régions du Québec, de même que des régions de l’Ontario et du Nouveau-Brunswick. Selon le bilan provisoire publié par Urgences Québec le 28 avril, le bilan au Québec est de 6 424 résidences inondées, 3 508 résidences isolées et 9 522 personnes évacuées. Les régions les plus touchées sont les Laurentides et l’Outaouais, et les autres régions touchées sont la Capitale-Nationale, le Centre-du-Québec, Chaudière-Appalaches, l’Estrie, Lanaudière, Laval, la Mauricie, la Montérégie et Montréal. Dans la région des Laurentides, la rupture d’une digue à Sainte-Marthe-sur-le-Lac, qui a provoqué l'inondation d'un tiers de la municipalité, a fait bondir le nombre de sinistrés. De nombreuses mesures d’urgence ont été prises par différents services publics pour pallier à la situation et s’occuper des sinistrés.

Chantier politique salue la solidarité sociale exprimée par les Québécois et les Québécoises et les gens venus d’ailleurs au Canada pour porter secours aux populations touchées et limiter le plus possible la portée des inondations. Cette solidarité inestimable dans l’urgence illustre où se trouve le coeur du Québec quand il est question de s'unir et de prendre soin du bien-être de tous et de toutes. Les mêmes gestes de solidarité sociale se produisent en Ontario et au Nouveau-Brunswick, démontrant comment le peuple s’unit pour affronter ces épreuves.

Par contre, Chantier politique trouve inacceptables les propos du premier ministre du Québec François Legault qui a dit que ce qui est en cause ici, c’est la soi-disant acceptabilité sociale de demander aux contribuables de payer la note des services aux sinistrés, et que, une fois dépassé un certain seuil d’aide financière, les sinistrés devraient devoir déménager. Au contraire, tous doivent recevoir l’aide nécessaire et les mesures doivent être mises en place pour protéger au maximum les municipalités riveraines afin qu’elles puissent se maintenir. C’est totalement inacceptable d’imposer cette approche néolibérale de seuils d’aide financière pour déterminer si on demeure ou non dans sa municipalité.

La solidarité sociale, les mesures pour protéger les municipalités riveraines des effets des changements climatiques, l’aide aux sinistrés, et la lutte aux changements climatiques forment un tout, lequel est une partie intégrante d’un Québec moderne qui défend le bien-être et les droits de tous et de toutes. 

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Pour prêter main forte et venir en aide aux sinistrés

Les Québécois et Québécoises qui souhaitent aider les sinistrés qui subissent les inondations qui sévissent au Québec peuvent le faire de plusieurs façons. En voici quelques-unes.

- Les personnes intéressées à offrir leur aide sont invitées à communiquer directement avec les municipalités inondées, pour remplir des sacs de sable ou participer à des corvées de nettoyage. Pour Montréal, il faut appeler au 311.

- Si vous avez des biens à donner (vêtements, meubles, jouets, etc.), communiquez avec les autorités de la ville inondée la plus près de chez vous, elles pourront vous indiquer où aller porter vos dons.

- Vous pouvez faire un don dans une des banques alimentaires du Québec, en visitant ce site web: www.banquesalimentaires.org/faire-un-don/

- Si vous souhaitez héberger l'animal d'un sinistré, vérifiez avec les refuges locaux. Sur Facebook, plusieurs SPCA et refuges ont publié des demandes précises.

Vous pouvez communiquer avec les centres d'appel de la Croix-Rouge :
- Montreal, Outaouais, Lanaudière, Laurentides, Laval, Montérégie, Estrie, Centre-du-Québec : 1 800 363-7305
- Bas-Saint-Laurent, Gaspésie/Iles-de-la-Madeleine, Capitale-Nationale, Chaudière-Appalaches, Mauricie (418) 648-9066
- Côte-Nord, Nord-du-Québec, Saguenay/Lac-Saint-Jean, Abitibi-Témiscamingue (418) 690-3909

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