Volume 2 Numéro 34 - 10 mars 2014


Les enjeux dans cette élection

L'éducation primaire et secondaire
est un enjeu électoral

Dans l'avalanche de spéculations et de chiffres alarmistes entourant le budget et le déclenchement des élections, la question des commissions scolaires, responsables de la gestion de l'éducation préscolaire, primaire et secondaire, est présentée uniquement sous l'angle des coupures à y faire pour récupérer des sommes d'argent. La prémisse serait donc que le financement alloué aux commissions scolaires est trop élevé. Mais trop élevé par rapport à quoi? Par rapport aux services qu'elles doivent fournir aux écoles et aux familles? Qui définit ces services et les besoins auxquels les commissions scolaires doivent répondre?

Les commissions scolaires ont été mises sur pied en 1845, répondant aux arrangements nécessaires en éducation à cette époque. Quels arrangements sont maintenant requis pour un système d'éducation publique en mesure de répondre aux besoins de la nation du Québec? Est-ce qu'une discussion sérieuse sur l'éducation peut se faire si on ne regarde pas cet héritage du passé à la lumière des besoins du XXIe siècle? Chose sûre, les forces politiques qui ont un intérêt réel dans l'élaboration de politiques modernes en éducation doivent se baser sur les considérations et demandes de ceux qui y travaillent en première ligne: les enseignants. Elles doivent faire en sorte que la période électorale serve à approfondir la discussion sur les problèmes éducation. La méthode de lancer des chiffres au visage des électeurs est grossière et ne permet pas au peuple du Québec et à ses enseignants d'exercer leur capacité à analyser la situation réelle et à résoudre les problèmes qui en surgissent.


Un budget antisocial

Dans son analyse du budget 2014-2015, Chantier politique souligne que: « La politique néolibérale ne voit aucune autre issue que de payer les riches et considère les travailleurs, les étudiants, les femmes et les aînés comme un coût qu'il faut constamment réduire. »

Contrairement à ce qui est avancé par les adeptes de cette politique, celle-ci est très destructrice pour l'économie. Comment peut-on penser que le fait d'appauvrir la population peut être bénéfique pour l'économie ? Tout le monde sait que les plus vulnérables ne peuvent que se limiter à investir dans leurs besoins les plus élémentaires. L'accès à une meilleure éducation, une meilleure santé, à un meilleur logement et aux biens culturels ne sont pas pour eux.

Pourtant tout le monde sait que ce sont les plus vulnérables qui devraient être les premiers à y avoir accès.

Un programme prosocial est plus que jamais à l'ordre du jour !


Des pistes de solutions en santé

Les journaux nous apprenaient que le secteur de la santé est au prise avec un « trou de 1,8 milliard de dollars », malgré une augmentation des dépenses de 4,8% lors du dernier budget. L'Institut de recherche et d'informations socio-éconimiques (IRIS) écrivait le mois dernier que « l'introduction de certaines pratiques privées dans le système de santé québécois n'a pas eu les effets espérés ».

Selon la Presse canadienne, « la réforme du système opérée il y a dix ans par l'ancien ministre libéral de la Santé, Philippe Couillard, se traduit par plus de personnel cadre et n'a pas réduit les problèmes de centralisation ». Le changement de structure a mené à la création des agences de la santé et des services sociaux et des centres de santé et de services sociaux, en 2003. L'objectif qui était de réduire les coûts et la bureaucratie du système a raté la cible. Un autre objectif dont on ne parle plus tant au PLQ , au PQ et à la CAQ, soit celui de réduire les listes d'attentes, a été manqué totalement.

Afin de favoriser un meilleur accès aux soins, la Fédération interprofessionnelle du Québec (FIQ) propose la création de « cliniques de proximité ». Une clinique sans médecin. C'est le nouveau modèle proposé par les infirmières pour « traiter en première ligne les patients aux prises avec des problèmes de santé mineurs». « On a pas besoin de grandes cliniques qui se retrouvent toujours un peu sous une hiérarchie médicale », déclare Régine Laurent, la présidente de la FIQ.

La création des cliniques de proximité dégageraient les médecins qui pourraient se consacrer à des patients dont la santé est plus problématique, complexe et urgente.

Une autre proposition de la FIQ est la mise en place « de maisons de retraite à échelle humaine ». C'est une réflexion amorcée il y a deux ans par la FIQ, visant à revoir le modèle d'hébergement pour les personnes âgées, qui a débouché sur cette alternative. Les maisons de retraite à échelle humaine se veulent l'alternative aux centres de 200 lits. La FIQ propose que les résidents soient impliqués dans les décisions dans les maisons de retraite à échelle humaine. La FIQ pense à des maisons pouvant accueillir 10-12 résidents, qui auraient le plein pouvoir sur leur destin, les horaires et les menus.

Le financement serait public, selon Régine Laurent. Tous ces projets sont du domaine du possible. Est-il surprenant que ces pistes de solutions émergent du milieu des travailleurs de la santé? NON! Lorsque les travailleurs prennent en main les questions auxquelles ils sont confrontés, ils trouvent des solutions adaptées à leurs milieux de travail.


Un besoin de renouveau sur tous les plans


    
Sur le même sujet...
  

Des élections générales le 7 avril

Annonce du PMLQ

Un budget en contradiction avec les besoins d'un Québec moderne

Austérité et prospérité

NUMÉROS PRÉCÉDENTS
RECEVOIR PAR COURRIEL
Pour recevoir gratuitement Chantier

poltiique par courrier électronique,
écrivez à abonnement@pmlq.qc.ca

Les 18 mois écoulés depuis l'élection de 2012 ont montré que les partis des riches sont incapables de donner une nouvelle direction à l'économie du Québec ou de mener à bien le renouveau politique et social. Ils ont montré que les travailleurs, les jeunes, les femmes et tous les Québécois et Québécoises doivent s'organiser pour défendre leurs propres intérêts et faire valoir leur vision d'avenir, sans quoi le Québec va continuer de s'enliser dans la régression et l'obscurantisme.

Le PMLQ participe à cette élection pour faire appel aux travailleurs et à tout le peuple d'occuper l'espace du changement en faisant valoir leur vision d'un Québec qui reconnaît et garantit les droits de tous. Le Québec possède suffisamment de richesses naturelles, humaines et sociales pour pourvoir aux besoins de tous et garantir un niveau de vie avancé pour tous, l'éducation gratuite pour tous, des services de santé de qualité pour nos aînés et pour tous les citoyens. Développons la politique indépendante de la classe ouvrière pour relever les grands défis auxquels le Québec est confronté et ouvrir la voie au progrès de la société.









Lisez Le chantier politique
Site web:  www.pmlq.qc.ca   Courriel: bureau@pmlq.qc.ca


Christian Legeais, agent officiel du Parti marxiste-léniniste du Québec