Volume 2 Numéro 40 - 19 mars 2014



18e Journée internationale contre la brutalité policière

282 interpellations montrent l'urgence
de mettre fin à l'impunité


Les quelque 300 participants sont pris en souricière dès le départ
de la manifestation contre la brutalité policière le 15 mars 2014.

Le 15 mars à 14 heures, près de 300 personnes ont répondu à l'appel du Collectif opposé à la brutalité policière (COBP) pour exiger la fin de la brutalité policière et l'impunité. Ils s'étaient donné rendez-vous à l'intersection de la rue Jean-Talon et Châteaubriand, soit l'endroit même où un policier avait menacé d'attacher un itinérant à un poteau par un froid polaire en janvier dernier.

Comme par les années passées, le déploiement policier était en soi une tentative d'intimidation, ce qui a fait dire à plusieurs résidents qu'il y avait plus de policiers que de manifestants. Il y avait des policiers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) à pied, à bicyclette, à cheval, des agents en civil, des policiers de l'escouade anti-émeute ainsi que des policiers de la Sûreté du Québec avec leur hélicoptère. Il y avait même des policiers de la ville de Blainville.

Dans les jours précédents, des policiers en civil, disant travailler pour le SPVM, ont rendu visite à des activistes et les ont intimidés afin de les décourager de participer à la manifestation. Les agents du SPVM ont même visité les résidents du secteur du métro Jean-Talon et leur ont demandé de bien vouloir ranger les objets qui pourraient servir de projectiles aux éventuels « casseurs ». Comme l'a confié un résident: « C'est mettre la peur dans le quartier. »

Invoquant le règlement P-6, dont la constitutionnalité est présentement contestée en cour, les policiers du SPVM et de la Sûreté du Québec ont interrompu la manifestation trois minutes après son départ. Mentionnons que les policiers avaient indiqué qu'ils n'avaient reçu aucun itinéraire, ce qui la rendait illégale, mais qu'ils la toléreraient tant de que des méfaits n'auraient pas été commis.

Malgré qu'aucun méfait n'ait été commis, ont a interpellé 282 personnes en vertu du règlement P-6. Elles ont toutes reçu des constats d'infraction de 637 $. Cinq personnes ont été arrêtées en vertu du Code criminel et devront faire face à des accusations de méfait et d'entrave au travail des policiers. Un manifestant a été envoyé à l'hôpital après avoir reçu des coups de matraque à la tête, mentionne le COBP.

Plusieurs autres arrestations plus ou moins ciblées ont ensuite eu lieu à plusieurs coins de rues de l'encerclement. La Brigade urbaine du SPVM a arrêté plusieurs personnes sous des accusations d'entrave à la circulation ou d'avoir émis un bruit audible à l'extérieur.

Comme l'a souligné une manifestante outrée par le fait que son droit de conscience ait été violé, au journaliste et candidat du PMLQ de Sainte-Marie-Saint-Jacques, où sont donc les divers représentants des partis politiques pour nous protéger de la police ?

Le SPVM affirme avoir appliqué la loi. « Dès qu'on arrête des gens, on aurait pas dû arrêter des gens. On est soit trop vite, soit trop tard. On le sait on ne peut pas gagner dans ces événements-là », a dit Ian Lafrenière, porte-parole du SPVM.

La question qui préoccupe de plus en plus la population est de savoir d'où viennent ces ordres de procéder à des arrestations de masse.

Il ne fait aucun doute que cette violence est intimement liée au refus d'apporter des solutions aux problèmes de la société. Le plus bel exemple est le soulèvement étudiant de 2012. Les étudiants et leurs alliés qui s'étaient gagné l'appui de la vaste majorité de la population ont dû faire face à une campagne de dénigrement et à la violence policière. La population n'a pas pardonné aux libéraux ce refus de répondre aux demandes légitimes des étudiants et leur a imposé une défaite lors des dernières élections.

Ce à quoi la population aspire c'est à un Québec moderne qui garantira les droits de tous et toutes car elle sait que seul un tel Québec pourra mettre fin à la violence et à l'impunité.

Face à cette violence et cette grave violation du droit de conscience, le gouvernement ne peut rester silencieux. Les représentants des partis politiques doivent également prendre position. Car comme le dit si bien le dicton populaire,qui ne dit mot consent.

Voir aussi...
Mort d'Alain Magloire
L'impunité doit cesser immédiatement !


Les accusations doivent être retirées, les amendes doivent être annulées et ceux qui brutalisent notre jeunesse doivent en répondre devant la loi.

Non à la brutalité policière !

Non à l'impunité !

Plein poids de la loi contre tous ceux qui commettent des crimes contre les jeunes !





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Christian Legeais, agent officiel du Parti marxiste-léniniste du Québec