Volume 2 Numéro 42 - 21 mars 2014



Les travailleurs interviennent dans l'élection

Les ententes secrètes sur les ressources,
le renouvellement de la fonction publique,
la protection des conditions de travail
  

Voir aussi...
  
Les enjeux dans
cette élection


Restructuration antiouvrière
des régimes
de retraite du
secteur municipal


Entente avec Alcoa: Le problème reste entier

Nécessité de de doter le Québec d'une loi moderne sur l'exploitation des ressources

Les métallos pressent les candidats
de s'engager dans le dossier des ententes énergétiques secrètes

Dans un communiqué du 13 mars, le Syndicat des Métallos rapporte que les métallos pressent les partis et les candidats du Saguenay-Lac-Saint-Jean de prendre position dans le dossier des ententes énergétiques secrètes entre Hydro-Québec, le gouvernement et Rio Tinto Alcan. La section locale 9490 du Syndicat des Métallos, représentant les travailleurs de Rio Tinto à Alma, rapporte que pendant le lockout à l'aluminerie d'Alma en 2012, ces ententes avaient forcé Hydro-Québec à acheter pour 148 millions $ d'hydroélectricité dont le Québec n'avait même pas besoin. Si rien n'est fait, indiquent les métallos, le scénario pourrait se reproduire en 2015 dans toutes les usines de RTA au Saguenay-Lac-Saint-Jean et ainsi coûter un milliard $ par année au peuple québécois.

Hugues Villeneuve, le président du Syndicat des travailleurs de l'aluminium d'Alma, a eu ces mots pour expliquer la démarche des métallos : « L'arrivée de Pierre-Karl Péladeau dans les rangs péquistes, un partisan des lockouts qui est convaincu que les syndicats ont trop de pouvoir, ne nous rassure pas du tout. Nous sommes d'autant plus inquiets que les candidats péquistes n'en ont pas soufflé mot lors du lancement de leur campagne. On risque d'être confrontés à ce déséquilibre aberrant dans les rapports de force dès le prochain mandat du gouvernement ».

Les conventions collectives de la plupart des installations de Rio Tinto Alcan au Saguenay-Lac-Saint-Jean arriveront à échéance en 2015. En plus de cela, des négociations distinctes sur le régime de retraite s'amorceront dès la fin de 2014.

« Cela ressemble aux conditions d'un orage parfait pour faire payer les Québécois pour un lockout régional. Les élus doivent empêcher RTA d'abuser du système », ajoute Hugues Villeneuve.

Les organisations syndicales des secteurs public et parapublic
annoncent qu'elles négocieront en front commun

Dans un communiqué du 16 mars, le Secrétariat intersyndical des services publics (SISP), la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), qui représentent plus de 400 000 travailleuses et travailleurs des réseaux de la santé et des services sociaux, de l'éducation, de l'enseignement supérieur et de la fonction publique du Québec, ont annoncé qu'elles négocieront en front commun le renouvellement des conventions collectives de ces travailleurs. Celles-ci viennent à échéance le 31 mars 2015.

Les organisations syndicales vont procéder à la consultation de leurs membres respectifs afin d'élaborer les demandes syndicales et entendent les déposer au gouvernement à la fin de 2014. Les organisations syndicales s'engagent dans le communiqué à ne pas susciter de changement d'allégeance syndicale entre leurs membres respectifs lors de la période de maraudage du secteur public prévue par la loi l'été prochain.

Un des défis qui se posent au secteur public et parapublic, selon le communiqué, c'est qu'au cours des prochaines années environ le tiers des employés de l'État québécois prendront leur retraite et qu'il faut donc s'assurer que le renouvellement de la main-d'oeuvre se fera, et cela, sans ce que le communiqué appelle les « fausses solutions » de la sous-traitance et de la privatisation des services publics.

Une autre question, selon les organisations syndicales, est la détérioration du climat de travail qui s'est faite suite aux vagues de compressions budgétaires dans les services publics causées par les politiques d'austérité des derniers gouvernements. Cela a occasionné entre autres choses des burn-outs, des maladies professionnelles et des absences prolongées du travail dus à ces mauvaises conditions.

Des travailleurs d'hôtel en grève depuis 16 mois demandent
aux candidats et partis de prendre position

Le 11 mars, les travailleurs de l'Hôtel des Seigneurs à Saint-Hyacinthe, en grève depuis le 28 octobre 2012, ont réclamé une rencontre avec les candidats et candidates de cinq partis politiques de la circonscription de Saint-Hyacinthe, soit les candidats du PQ, du Parti libéral, de la Coalition Avenir Québec, de Québec solidaire et d'Option nationale. L'objectif de cette rencontre est de demander aux candidats leur position sur leur conflit qui dure depuis plus de 16 mois et les questionner particulièrement sur l'article 45.2 du Code du travail qui fait en sorte que la convention collective ne suit pas nécessairement les travailleurs lorsqu'une entreprise est partiellement vendue.

C'est sous le premier mandat du gouvernement libéral de Jean Charest que l'article 45 du Code du travail avait été modifié en ce sens, et cela sert à abaisser les conditions de travail et à affaiblir les syndicats. Rappelons que les propriétaires de l'Hôtel des Seigneurs ont fermé l'établissement en décembre dernier et que, depuis, plusieurs rumeurs circulent à l'effet que l'hôtel sera vendu.

« Comment les candidats entrevoient-ils la reprise du travail dans cet établissement touristique très important pour l'économie régionale ? » questionne Robin St-Pierre, président du Syndicat des travailleurs et travailleuses de l'Hôtel des Seigneurs de Saint-Hyacinthe, STT-HS. « Plus encore, que pensent-ils du fait que l'employeur refuse jusqu'à maintenant de transférer la convention collective advenant la vente du centre des congrès ? »

L'Hôtel des Seigneurs est le principal établissement hôtelier de la ville et un centre des congrès important dans la région. Les travailleurs veulent améliorer leurs conditions en ce qui concerne les salaires, les avantages sociaux et la sécurité d'emploi en tenant compte des conditions de travail qui s'appliquent dans les autres hôtels syndiqués. Ainsi, ils veulent que les pourboires soient reconnus à part entière dans le calcul des avantages sociaux tels que les jours fériés et les journées de maladie. Ils demandent un rattrapage salarial de 0,60 $ l'heure, en fonction des grilles salariales des autres hôtels de catégorie similaire syndiqués à la CSN. Ils demandent aussi que les programmes de service réduit d'entretien ménager des chambres qui sont introduits par l'employeur ne diminuent pas le nombre d'heures travaillées par les employés. Selon la centrale syndicale, plus de 20 syndicats du secteur de l'hôtellerie de la CSN ont obtenu des ententes qui comportent sensiblement les mêmes points et correspondent à ce que demandent eux aussi les travailleurs de l'Hôtel des Seigneurs.





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Christian Legeais, agent officiel du Parti marxiste-léniniste du Québec