Volume 2 Numéro 48 - 28 mars 2014



Les enjeux dans cette élection

Les citoyens d'Hochelaga-Maisonneuve
défendent leurs droits et leur dignité


Le mardi 25 mars, la Corporation de développement de l'Est (CDEST) a organisé une assemblée publique dans la circonscription d'Hochelaga-Maisonneuve (HM) au Pavillon d'éducation populaire avec les candidats qui font campagne dans celle-ci. Plus de 100 citoyens du quartier y ont participé.

Christine Dandenault, candidate pour le PMLQ, a présenté le programme du parti et lancé l'appel à tous à s'engager dans le travail pour bâtir les Commissions sur l'avenir du Québec afin que l'on puisse nous-mêmes élaborer les solutions aux problèmes que l'on confronte et mettre de l'avant la politique indépendante qui sert nos intérêts.

Les gens du quartier sont très combatifs et actifs sur la question de la pauvreté, l'itinérance, la gentrification, la violence dont sont victimes les femmes et les enfants avec la prostitution, la pauvreté des enfants. HM est un quartier où il y a une multitude de groupes communautaires qui luttent contre l'offensive antisociale qui touche entre autres les personnes assistées sociales qui peinent à survivre. Dans leurs questions et interventions, ils ont montré qu'ils ne sont pas prêts à entendre n'importe quelles promesses ou vieux discours, ou des chicanes de chiffres. Ils ont défendu leurs droits et leur dignité pour eux et les citoyens du quartier.


La candidate du PMLQ Christine Dandenault
prend la parole à son tour à l'assemblée
publique tenue dans Hochelaga-Maisonneuve
le 25 mars.

Parlant de la pauvreté, Christine a dit : « Il y a une urgente nécessité de remettre le pouvoir au peuple pour qu'il puisse humaniser la vie, en humanisant l'environnement social et par le fait même, l'environnement naturel. L'élimination de la pauvreté en fait partie. Ce n'est pas le manque d'argent qui cause la pauvreté et la pauvreté n'a rien à voir avec de soit-disant mauvaises politiques. C'est l'exploitation accrue qui fait croître la pauvreté et le fait que nos gouvernements paient les riches et détruisent les programmes sociaux aggrave la situation.»

Elle a poursuivi en disant qu'il faut bâtir un Québec souverain qui garantit les droits de tous : le droit au logement, le droit à un moyen de subsistance, le droit à l'éducation, la santé, les services pour vivre en tant qu'être humain. «Pour y arriver, il faut constituer les commissions sur l'avenir du Québec pour que tous s'unissent et décident comment agir pour prendre nos affaires en mains. »

Elle a dénoncé l'étiquette de « quartier défavorisé » que détient HM et le fait que tout est fait pour qu'il garde cette étiquette, comme bien d'autres arrondissements. «Est-ce ‘fair deal' que HM soit défavorisé alors que tous les quartiers ont droit aux meilleurs services et conditions que la société peut offrir? Non. Toutes les ressources de la société doivent servir à garantir le bien-être de tous.»

Christine a expliqué qu'il y a un coup électoral qui se prépare avec les campagnes médiatiques et les sondages. C'est une méthode de plus en plus utilisée pour forcer les gens à prendre pour l'un et pour l'autre des partis qui s'attaquent, tout en oubliant leurs propres intérêts. Elle a appelé tout le monde à ne permettre à aucun des grands partis d'avoir une majorité et de cette façon ils ne pourront pas dire qu'ils ont un mandat pour faire ce qu'ils veulent et il faut s'assurer que les libéraux ne reviennent pas au pouvoir.

Lors de leurs interventions, les gens d'Hochelaga-Maisonneuve se sont opposés à leur appauvrissement et au stigmate de la pauvreté qui les marginalise, comme si c'était normal que leur circonscription soit mal servie du point de vue logements sociaux et services publics adéquats. Ils ont manifesté un grand esprit de fierté à l'effet de vouloir vivre décemment dans la circonscription et demandé que les gouvernements les reconnaissent comme des résidents organisés dans leurs organisations communautaires qui doivent avoir voix au chapitre sur les décisions qui les affectent.




Mettre fin à l'itinérance un enjeu
capital de cette élection

L'une des préoccupations majeures de la population dans cette élection c'est de s'assurer qu'on prenne soin des plus vulnérables, et parmi les plus vulnérables on retrouve les sans-abris. Selon la Ville de Montréal, ils sont plus de 30 000 à Montréal qui sont réduits à passer tout leur temps à trouver les moyens de survivre.

Toujours selon la Ville de Montréal, entre le 1er janvier et le 27 février 2014 à Montréal, à 40 reprises, les ressources d'hébergement d'urgence pour femmes ont affiché complet et ont effectué des refus faute de places. Dans les trois grands refuges pour hommes, le taux moyen d'occupation a été de 97 %.

L'itinérance s'étend maintenant dans plusieurs villes du Québec.

Pour le Réseau d'aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM) qui a tenu un point de presse le 25 mars à Montréal, l'adoption en février dernier de la Politique nationale de lutte à l'itinérance ne doit pas rester lettre morte.

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Les enjeux dans cette élection

«Tous les partis doivent s'engager envers les différentes actions nécessaires pour mettre en oeuvre la Politique nationale de lutte à l'itinérance, pour prévenir et réduire ce phénomène toujours en croissance», insiste Marjolaine Despars, porte-parole du RAPSIM.

Pour le RAPSIM, le plan d'action doit s'appuyer sur la reconnaissance des droits, dont le droit de cité, le droit à un revenu décent, le droit au logement ainsi que le droit à la santé.

D'ailleurs la Politique de lutte à l'itinérance rappelle que le Québec a adhéré au Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels des Nations-Unies et cite la reconnaissance du « droit de toute personne à un niveau de vie suffisant pour elle-même et sa famille, y compris une nourriture, un vêtement et un logement suffisant ainsi qu'une amélioration constante de ses conditions d'existence. »

Le Québec est une nation riche et moderne et ce grâce au travail de la classe ouvrière et cette richesse doit servir à la création d'un Québec souverain qui défendra les droits de tous.

Cela peut se faire ! Cela doit se faire !





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Christian Legeais, agent officiel du Parti marxiste-léniniste du Québec