Volume 2 Numéro 85 - 30 mai 2014

Actualités

Le premier ministre Couillard reçoit le nouvel
ambassadeur des États-Unis au Canada

Le 27 mai, le premier ministre du Québec Philippe Couillard a reçu en entretien le nouvel ambassadeur des États-Unis au Canada, Bruce A. Heyman, en fonction à ce poste depuis le 8 avril 2014.

Selon le communiqué émis par le bureau du premier ministre, Philippe Couillard a utilisé l'occasion pour présenter à l'ambassadeur la Stratégie maritime et le Plan Nord Plus de son gouvernement. Il a discuté de sécurité continentale et de la fluidité du commerce entre les États-Unis et le Québec, des thèmes qui sont au centre du programme du gouvernement libéral pour la transformation du Québec en une plaque tournante du commerce international à partir de son intégration au marché nord-américain. Il a présenté les relations entre le Québec et les États-Unis comme une « alliance durable, prospère et mutuellement bénéfique ».

Il a fait de grands efforts pour présenter la domination impérialiste américaine sur le Québec comme une relation d'égalité entre partenaires commerciaux unis par leurs efforts de percer sur les marchés internationaux. « Les PME québécoises sont au coeur du développement économique du Québec. Par la créativité, l'innovation et la qualité de notre main-d'oeuvre, nous pouvons fournir des produits et services de qualité sur tous les continents. Pour bâtir une relation durable, il faut que la confiance règne. Notre gouvernement entend renforcer nos échanges afin que nos marchés puissent coexister, dans le plus grand intérêt des consommateurs et des travailleurs. »

Il a utilisé l'occasion pour plaider pour l'importation accrue de la part des États américains du nord d'hydroélectricité produite au Québec. « Il a également présenté l'hydroélectricité québécoise comme alternative pour diversifier les sources d'approvisionnement des États du nord-est des États-Unis, déclare le communiqué. Le premier ministre a fait valoir que l'offre énergétique québécoise est en mesure de diminuer la dépendance de ces États aux combustibles fossiles, de stabiliser les prix de l'électricité en plus de contribuer à la lutte contre les changements climatiques. »

Selon le communiqué du gouvernement, la valeur totale des échanges commerciaux avec les États-Unis en 2013 a été de 75,9 G$ CA, soit 46,3 G$ CA d'exportations et 29,6 G$ CA d'importations. « Les États-Unis demeurent le plus important pourvoyeur d'investissements directs étrangers au Québec. Environ 45 % des 1 300 filiales étrangères au Québec, soit 585 compagnies, sont de propriété américaine et procurent quelque 100 000 emplois », lit- on dans le communiqué.


Le chantier naval Davie demande à construire
le brise-glace Diefenbaker pour le compte
du gouvernement fédéral

Les médias monopolisés ont révélé que les propriétaires du chantier naval Davie situé à Lévis ont présenté une offre au gouvernement fédéral pour construire le brise-glace polaire Diefenbaker, dont le contrat de construction a été accordé par le gouvernement Harper en 2011 à Seaspan Marine Corporation qui est basé à Vancouver. Le Diefenbaker sera le plus grand brise-glace de l'histoire du Canada et son déploiement principal se fera dans l'Arctique dans le cadre de la Stratégie du Nord du gouvernement Harper. La construction du brise-glace fait partie des quelque 36 milliards $ de contrats de construction maritime à des fins militaires et de soi-disant sécurité que le gouvernement Harper a annoncés en 2010. D'après les médias, Chantier Davie veut s'approprier le contrat de Seaspan pour le brise-glace en utilisant le fait que la construction est extrêmement en retard et que les coûts de construction vont être à peu près le double des coûts prévus lorsque le contrat a été signé. La construction du brise-glace devait être terminée en 2017 mais on estime qu'elle ne le sera pas avant 2020 et peut-être même 2025 et que le coût en sera d'environ 1,3 milliard plutôt que de 720 millions $ tel que prévu. Chantier naval Davie fait partie du groupe Inocea, un conglomérat européen basé à Monaco. En point de presse le 28 mai, son PDG Alex Vicefield a dit que le chantier naval Davie s'était engagé à construire le brise-glace selon le délai et le coût initial prévu.

Le gouvernement Harper n'a pas donné de réponse officielle à l'offre de Davie qui aurait été présentée vers la fin de 2013. « Ce qui est important pour le gouvernement canadien, c'est de s'assurer que les processus sont transparents et que les contribuables sont gagnants », a dit à la presse le ministre conservateur Steven Blaney qui est député de la circonscription de Lévis-Bellechasse dans laquelle se trouve le chantier Davie. Pierre-Alain Bujold, un porte-parole de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada, a dit au réseau CBC que l'affirmation des propriétaires de la Davie au sujet du respect des délais et coûts initiaux n'est pas crédible.

« C'est toujours avec Seaspan que nous entendons construire le brise-glace polaire », a-t-il ajouté.

La construction du brise-glace Diefenbaker est une pièce maîtresse de la Stratégie du Nord du gouvernement Harper qui est centrée sur l’Arctique. C’est un programme pour assurer la mainmise des États-Unis sur l’Arctique, en particulier de ses ressources et du Passage du Nord-Ouest qui relie l'océan Atlantique à l'océan Pacifique en passant par les îles arctiques et va devenir la voie de commerce la plus courte dans le monde entre l’Asie et l’Europe. C’est pour accomplir cela que le gouvernement Harper militarise l’Arctique et exproprie les Innus et les autres Premières nations dont les terres ancestrales forment la plus grande partie du territoire arctique canadien. Le gouvernement du Québec veut faire partie de ce projet de mainmise américaine en rattachant sa Stratégie maritime au Passage du Nord-Ouest. Cette stratégie nordique est en opposition au bien-être des gens qui y vivent, aux réclamations des Premières nations et au désir des peuples de vivre en paix et en sécurité.

 




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