Volume 2 Numéro 120 - 6 octobre 2014

Non à la participation du Canada à toute guerre d'agression!

Dénonçons l'appui de Philippe Couillard
à l'envoi de soldats canadiens en Irak et
aux bombardements de la Syrie!

Le gouvernement canadien a annoncé le vendredi 3 octobre qu'il se joindra à la coalition internationale menée par les États-Unis pour lutter contre le groupe armé État islamique (EI). Pour donner un semblant de prudence et de légitimité à cette opération, il a dit que le Canada ne participerait pas aux combats au sol et qu'il attaquera l'EI uniquement là où il a le consentement du gouvernement du pays en question. L'annonce est une moquerie du parlement qui est appelé à voter lundi ou mardi sur un fait accompli. Le premier ministre du Québec Philippe Couillard a tenu à exprimer publiquement son appui à la motion: «L’EI est un mouvement qui suscite la réprobation internationale. Le Canada ne peut échapper à ses obligations de participer avec la communauté internationale à des actions concertées. Elle s’attend à ce que le Canada joue au rôle», a-t-il dit en point de presse le 3 octobre. 

Les faux arguments évoqués pour justifier l'agression ne peuvent cacher que les terroristes d'État sont en premier lieu les États-Unis et les pays agresseurs comme l'Angleterre, la France, Israël et les autres pays de l'OTAN. Le Canada a en plus permis l'intégration totale de ses forces armées aux forces spéciales américaines qui bombardent depuis longtemps l'Afghanistan, le Pakistan et d'autres pays où les États-Unis disent avoir des ennemis.

L'appui à ce terrorisme d'État expose les prétentions antiterroristes du gouvernement Harper. C'est un fait aussi qu'une fois de plus le Canada se joint à une action à l'encontre de toutes les normes internationales et des principes des Nations unies.

Selon les normes de l'ONU, lorsque le Conseil de sécurité est saisi d'une question, il n'est pas permis à un État membre de partir en guerre. Pourtant, le Conseil de sécurité a été saisi de la résolution 2178 pour parler de la menace que pose le terrorisme international. Il a bloqué l'appel à une invasion américaine de la Syrie pour effectuer un changement de régime, mais les États-Unis, le Canada et d'autres ont quand même mené leur activité de déstabilisation et de destruction de ce pays sous le couvert de soutenir l'opposition. Ils affirment maintenant que des gouvernements faibles et déstabilisés sont le problème et qu'il faut intervenir !

Ce sont les impérialistes américains qui ne permettent pas aux peuples du monde d'établir des gouvernements ou des arrangements internationaux qui favorisent la paix et la stabilité. Ils utilisent toutes les méthodes de sale guerre, des escadrons de la mort aux assassinats et à l'invasion pure et simple, pour prévenir tout arrangement possible d'édification nationale qui favorise l'affirmation du peuple. Ce n'est que lorsque le peuple prend contrôle ferme de son destin qu'il est en mesure de faire valoir son droit d'être.

Loin de défendre des positions de principe, le Canada s'est joint à la campagne de désinformation pour dire que le problème est la menace islamique et que le Canada et le Québec font partie des régions «à risque». Est-ce pour cacher que ces groupes terroristes sont la création des États-Unis qui maintenant en ont perdu le contrôle, qu'eux et les États qui se joignent à eux veulent plutôt se défaire de tout gouvernement qui refuse de se plier à leur diktat? Le vrai but de cette mission est de contrôler les ressources naturelles et humaines de tous les pays d'Asie, d'Afrique, d'Amérique latine et des Caraïbes. Rien de plus, mais c'est une entreprise criminelle. Les marchands de mort qui vendent des armes et participent à la production de guerre deviennent extrêmement riches pendant que nos programmes sociaux sont coupés et que partout dans le monde les peuples souffrent de la mort et de la destruction qu'amène la guerre, en plus de la famine, de la maladie et de la pauvreté.

Une position de principe qui défend la paix et la sécurité internationale et les principes humanitaires est nécessaire et doit être défendue. Cela signifie que le Canada doit cesser sa participation à cette mission guerrière et activement utiliser toutes les avenues possibles, en particulier aux Nations unies, pour arrêter les États-Unis qui veulent entraîner le monde dans une autre guerre génocidaire qui créera encore plus de violence et d'anarchie pour les peuples du monde.

Luttons pour un gouvernement antiguerre!
Non à la participation canadienne à cette guerre d'agression!

Note

Le gouvernement compte envoyer trois avions ravitailleurs (un CC150 Polaris et deux CP140 Aurora) et un avion de transport, y compris environ 280 membres d'équipage et autres membres du personnel, et six chasseurs de combat CF188 Hornet avec environ 320 membres d'équipage et autres membres du personnel. Le 25 septembre, les militaires de Valcartier se disaient prêts à être envoyés au front dans la lutte contre l'État islamique en Irak.




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