Volume 2 Numéro 143 - 11 novembre 2014


Manifestations régionales à la défense des services aux familles

« Non aux mesures antisociales antifamiliales du gouvernement libéral », disent 50 000 manifestants


Le dimanche 9 novembre se sont tenues simultanément, dans 11 villes du Québec, des manifestations contre l'offensive du gouvernement Couillard contre les services aux familles. Les manifestations ont eu lieu à Montréal, Longueuil, Québec, Trois-Rivières, Sherbrooke, Rimouski, Saguenay, Gatineau, Sept-Îles, Rouyn-Noranda et New Richmond. À Longueuil c'est plus de 10 000 personnes qui ont marché dans les rues de la ville. À Québec les manifestants ont marché vers l'Assemblée nationale et y ont dénoncé l'ordre du jour d'austérité et le fait que le gouvernement prend ses décisions derrière des portes closes à l'encontre des revendications et des besoins du peuple. Les manifestations étaient organisées par le Mouvement pour la sauvegarde de la politique familiale québécoise qui regroupe organisations communautaires, syndicats et associations étudiantes et est une initiative de l'Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE).


  Longueuil


Québec



Trois-Rivières


Sherbrooke et Gatineau

La majorité des manifestants étaient des travailleuses des Centres de la petite enfance et des garderies en milieu familial et des parents qui refusent le retour en arrière dans les services aux familles. On y voyait un grand nombre de jeunes familles avec leurs enfants en bas âge.

Les manifestants ont vigoureusement dénoncé les compressions effectuées par le gouvernement du Québec dans les services de garde et en particulier l'intention manifestée par le premier ministre de hausser le tarif des garderies subventionnées à un tarif de base de 8 $ par jour lequel serait modulé selon les revenus des familles. Le tarif est présentement de 7,30 $ par jour, ayant été augmenté de 0,30 $ le 1er octobre, et il est censé augmenter à 7,55 $ par jour le 1er septembre 2015. Le premier ministre a laissé entendre que son gouvernement pourrait plutôt l'augmenter à 8 $ très bientôt et que les familles pourraient payer jusqu'à 20 $ par jour par enfant selon le revenu. À 7,30$, les frais sont déjà un fardeau pour les familles à faible revenu. À cela s'ajoutent l'élimination par le gouvernement de l'allocation pour les milieux les plus pauvres et le report de la création de milliers de nouvelles places dans les CPE jusqu'en 2021.

Les manifestants s'en sont pris au concept rétrograde que les services aux familles et en particulier les services de gardes sont un coût pour l'État qui doit être réduit. Ils ont exprimé que sans un système de services de garde universels et abordables, les familles ne peuvent joindre les deux bouts, les femmes en particulier ne peuvent pas aller travailler ou compléter des études supérieures.


  
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« Quand avoir un enfant devient-il une dépense pour l'État ? », lisait-on sur une pancarte. D'autres se lisaient: « Frais de CPE trop élevés, pas de travail, bien-être social, bel avenir ! », « Contre les mesures antisociales antifamiliales du gouvernement libéral », « Les CPE jouent un rôle majeur dans l'accueil des nouveaux arrivants », « La politique familiale, pièce maîtresse de notre avenir ».

« Monsieur Couillard, montrez-nous que vous avez compris que l'avenir du Québec appartient aux tout petits. Notre politique familiale, elle rapporte à l'économie du Québec, elle rapporte à nos enfants. L'économie est stimulée. Les femmes sont retournées sur le marché du travail. Notre politique familiale contribue à l'égalité entre les hommes et les femmes », a dit au rassemblement de Montréal Louis Sénécal, directeur général de l'AQCPE.

« L'obsession du déficit zéro et les mesures d'austérité qu'impose le gouvernement de Philippe Couillard n'épargnent personne et encore moins les parents, a dit Donald Rheault, président du Conseil central de l'Abitibi-Témiscamingue-Nord-du-Québec (CSN) au rassemblement de Rouyn-Noranda. Les services de garde à contribution réduite relèvent d'un choix de société. C'est un investissement et non une dépense et c'est, par-dessus tout, un modèle qui a fait ses preuves. Il est clair que nous ne laisserons pas le gouvernement sabrer les services sur le dos des parents. Nous allons nous y opposer de toutes nos forces. »

La question d'un tarif unique, qui doit être le plus bas possible, est revenue dans toutes les actions :

« Le réseau des CPE a été conçu sur trois axes. Ces trois axes sont l'accessibilité, l'universalité et la qualité des services. Alors ça va toucher à tout, ce n'est pas juste la modulation », a dit la présidente de la corporation des CPE de l'Outaouais, Brenda Fournier.

La présidente de l'AQCPE, Gina Gasparini, a dit lors du rassemblement de Montréal: « Parmi les principes fondateurs du réseau de la petite enfance, l'universalité du réseau est essentielle. Il s'agit d'un principe qui a assuré aux familles, et ce, peu importe leur revenu, leur milieu social ou économique, l'accès à des services de garde subventionnés et de qualité. »

Les manifestants se sont donnés rendez-vous le 29 novembre, date à laquelle auront lieu deux manifestations contre le programme d'austérité du gouvernement Couillard, l'une à Montréal et l'autre à Québec.




Manifestation de Montréal

(Photos: LML, S. Lussier, M. Giroux)

Contre l'austérité et pour la défense des programmes sociaux
Manifestation simultanée à Québec et à Montréal

29 novembre à 13 heures

(arrivez à midi)

Montréal : Place du Canada (angle Peel et René-Lévesque)
Québec : Parc des Champs-de-Bataille (plaines d’Abraham)
Information: refusonslausterite.org



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