Volume 3 Numéro 23  - 3 avril 2015

Manifestation de masse contre l'austérité à Montréal

Condamnons l'assaut policier brutal contre les manifestants! Le Service de la police de Montréal et le gouvernement Couillard doivent rendre des comptes!

Le Parti marxiste-léniniste du Québec (PMLQ)  condamne avec véhémence l'assaut brutal à la matraque et aux gaz lacrymogènes du Service de police de la Ville de Montréal contre les dizaines de milliers de manifestants dénonçant le programme d'austérité hier le 2 avril. Nous condamnons sans équivoque le Service de police et le gouvernement Couillard pour l'utilisation de la violence contre les étudiants, les travailleurs et les membres d'organisations communautaires dénonçant l'austérité antisociale et défendant les droits de tous. Ils doivent rendre des comptes à la population de leur assaut contre la lutte du peuple et notamment les jeunes qui se battent pour les droits de tous. Nous condamnons également les médias monopolisés qui mentent effrontément en disant que ce qu'ils appellent « l'intervention policière » s'est produite pour disperser quelques manifestants qui refusaient de quitter une fois la manifestation terminée.

Les faits sont les suivants. La manifestation regroupait plusieurs dizaines de milliers de personnes et était composée en vaste majorité de jeunes, principalement des cegeps (Alma, Chicoutimi, Saint-Félicien, Drummmondville, Vieux-Montréal, Maisonneuve et plusieurs autres), et aussi d'universités et du secondaire. Au 2 avril, on comptait environ 150 000 étudiants en grève pour des durées variables à l'échelle du Québec. On y voyait aussi nombre de contingents de travailleurs, membres d'Unifor, du Syndicat des Métallos, des Travailleurs unis de l'alimentation et du commerce, et du secteur public, enseignants, travailleurs d'hôpitaux, employés municipaux. Il y avait une forte délégation du Syndicat des professeurs de l'Université du Québec à Montréal, en grève cette journée-là parce que la négociation locale avec l'administration qui applique le programme d'austérité n'avance pas, et aussi pour dénoncer les menaces d'expulsions d'étudiants de l'UQAM par l'administration. On lisait sur leurs pancartes « Non à la dérive autoritaire! ». La manifestation comptait aussi plusieurs contingents d'organisations communautaires de défense des gens les plus pauvres affectés le plus drastiquement dans leur vie par les coupures de services et les hausses de tarifs. Le but de la manifestation était de lancer un clair message au gouvernement Couillard que la lutte collective du peuple contre l'austérité antisociale va grandir, en particulier suite au budget régressif que son gouvernement vient de déposer.

Après quelques discours, la manifestation s'est mise en branle vers 13 h 30 à partir du Square Victoria dans l'ouest de Montréal. Avec un esprit de lutte très résolue contre l'austérité antisociale, aucun manifestant ne cherchait le moindre affrontement avec la police ou quelque affrontement physique que ce soit. La manifestation a emprunté la rue Maisonneuve en direction de l'est de la ville, et lorsque les manifestants se sont approchés de la rue Papineau, un cordon de policiers en attirail anti-émeute les a bloqués et a exigé qu'ils marchent vers le sud. À un moment donné, sans avertissement, les policiers se sont mis à frapper sur les manifestants qui étaient aux premières lignes, à frapper sur ceux qui venaient à la rescousse de leurs collègues tombés par terre. Ils ont lancé deux tirs de gaz lacrymogènes, une contre les manifestants aux premières lignes, risquant de les blesser gravement, et une autre au milieu de la foule. Plus tard, à la fin de la manifestation, qui s'était regroupée plus à l'ouest, la police a chargé les manifestants pour les forcer à se disperser.

Le PMLQ appelle toutes les organisations ouvrières et populaires à dénoncer fermement cet assaut policier et toute la vague de criminalisation qui s'est abattue contre les étudiants pour tenter de les écraser et les démoraliser. Le gouvernement Couillard et ses brutes sans culture comme le soi-disant ministre de l'éducation qui a appelé les recteurs à expulser des étudiants dans chaque université, doit être condamné. C'est lui, le gouvernement Couillard, le premier responsable, qui utilise la violence politique de son diktat majoritaire pour imposer au peuple un programme qu'il sait que le peuple n'approuve pas, que ce dernier dénonce comme étant une vaste attaque contre la société dans son ensemble, un programme qu'il n'a pas décidé, mais qu'il l'a été dans les officines privées des monopoles et de leurs institutions comme les agences de notation et autres.

La violence contre les manifestants est le fait de la lâcheté politique et de l'absence d'arguments de ceux qui ont pour seule arme la répression de masse quand le peuple se soulève pour ses droits.

La manifestation a fait le point, que tous les orateurs ont repris et que les manifestants ont exprimé avec leurs pancartes et slogans, que l'ordre du jour d'austérité est une attaque contre la société tout entière, et que la lutte va continuer jusqu'à son retrait. La pancarte la plus populaire de la manifestation était une pancarte minuscule tenue par un manifestant placé stratégiquement pour être vue de tous et qui disait « Couillard, dégage ! » Cet esprit anime le peuple aujourd'hui plus que jamais et on ne le fera pas taire !

Vive la lutte du peuple contre l'austérité antisociale et pour ses droits !
Ne touchez pas à la jeunesse !
Le service de police et le gouvernement Couillard doivent rendre des comptes !



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