Volume 3 Numéro 31  - 23 avril 2015

Journée d'action nationale du 18 avril

Militante action à Montréal pour défaire le projet
de loi C-51 et le gouvernement Harper

Le 18 avril était une deuxième journée d'action nationale à travers tout le Canada contre le projet de loi C-51, Loi antiterroriste de 2015 du gouvernement Harper, la première journée d'action ayant eu lieu le 14 mars dernier. Dans plus de trente villes, des milliers de personnes ont participé à des marches, piquetages, kiosques d'information et distribution de tracts pour dénoncer le projet de loi qui porte atteinte aux droits de tous et exiger son retrait immédiat. La question de défaire le gouvernement Harper aux prochaines élections était aussi un thème majeur des actions.

À Montréal, un piquetage et une marche le 18 avril ont conclu la semaine de sensibilisation et d'initiatives à travers le Canada pour exprimer l'opposition populaire au projet de loi C-51. La veille, des activistes du Comité montréalais contre le C-51 sont allés livrer une pétition de 84 613 signatures au bureau du chef du Parti libéral Justin Trudeau exigeant que lui et son parti votent contre le projet de loi et répondent à l'appel des Montréalais qui exigent le retrait de ce projet de loi. Au lieu de rencontrer le chef du parti, ils ont fait face à une rangée de policiers avant de remettre les pétitions à une représentante du bureau.

Le 18 avril, environ 50 personnes se sont rassemblées au monument Georges-Étienne Cartier sur le Mont-Royal et ont marché jusqu'au métro Mont-Royal. À l'invitation du comité organisateur, le Comité montréalais contre le C-51, tous ont été invités à distribuer des tracts aux passants intitulés « Un peuple contre C-51 : Nos libertés sont à risque ». Avant le début de la marche, la représentante du comité organisateur a dit qu'alors que s'amorce au parlement la discussion finale et le dernier vote des députés sur le projet de loi C-51, il est clair que la lutte se poursuit parce que c'est une attaque contre les droits de tous les Canadiens qui ne doit pas passer et elle doit se poursuivre même après son adoption. À cet effet, le Comité avait fait des pancartes qui illustraient les cibles du projet de loi C-51, dont la liberté d'expression, la lutte à la défense de l'environnement, la lutte contre la pauvreté et l'austérité. Une photo de « victimes du C-51 » a été prise, des manifestants tenant chacun une de ces pancartes thématiques. 

Des représentants de Greenpeace et du Parti vert du Québec ont aussi pris la parole. Le représentant de Greenpeace, Fred Bleau, a expliqué notamment que Greenpeace organise souvent des actions de désobéissance civile non violente pour faire valoir la cause de l'environnement et que celles-ci maintenant peuvent être considérées en vertu du projet de loi comme des actions terroristes. Alex Tyrrell, chef du Parti vert, a dit que le projet de loi C-51 est la continuation des lois répressives qu'on connaît ici même, par exemple avec les lois et les activités répressives du gouvernement Charest et maintenant Couillard pour réprimer les luttes contre l'austérité. Les deux représentants ont dit que la lutte se poursuit et qu'on garde bien en vue les élections qui viennent pour défaire le gouvernement Harper.

Ont participé à la marche des étudiants de cégeps et d'université, des enseignants, des activistes à la défense de l'environnement, de la science et des droits de tous, ainsi que des contingents du Parti marxiste-léniniste, de Greenpeace et de la section NPD de la circonscription fédérale de Saint-Laurent-Cartierville. Tout au long de la marche et lors de la distribution de tracts au métro, les passants ont exprimé leur appui à la lutte pour faire échec au projet de loi C-51 et débarquer le gouvernement Harper en 2015.

Plus tôt dans la semaine, deux actions ont eu lieu à Montréal dans le cadre de la semaine de sensibilisation. Le mardi 14 avril, des activistes du PMLC ont tenu leur piquetage hebdomadaire, cette fois-ci au métro Du Collège pour dénoncer le projet de loi et le gouvernement Harper. Des dizaines de passants dont des étudiants du cégep St-Laurent ont pu échanger avec eux. « On n'aime pas ce gouvernement », « Oui, c'est une bonne initiative de commencer toute de suite à s'organiser pour le défaire », ont-ils dit. D'autres ont profité de l'occasion pour s'informer davantage sur la portée du projet de loi C-51 qui vise à créer un climat de peur et d'insécurité plus grande pour tous. «C'est Harper qui est dangereux avec ses guerres et ses lois omnibus, pas les manifestants », a dit un autre.

Dans les discussions qui ont eu lieu pendant ces actions, ce qui est ressorti le plus c'est la ferme opposition au gouvernement Harper et la nécessité de le défaire pour défendre les mouvements à la défense des droits. Cela signifie la poursuite d'actions, d'échanges et d'initiatives et la mobilisation de tous, autant de facteurs importants pour en assurer le succès




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