Volume 3 Numéro 34  - 4 mai 2015


Des actions partout au Québec pour marquer le Premier Mai
L'opposition à l'austérité antisociale du gouvernement
Couillard continue de s'affirmer



Dans les rues de Montréal le Premier Mai

On estime à quelques dizaines de milliers le nombre de personnes qui ont participé aux actions du Premier Mai au Québec. C'est l'ensemble du programme d'austérité antisociale au service des riches du gouvernement Couillard qui a été rejeté. L'accent a été mis sur l'opposition à l'imposition de ce programme par les lois bâillons et la concentration d'encore plus de pouvoir dans les mains d'une poignée de ministres de ce gouvernement majoritaire déconnecté des besoins du peuple et sur la nécessité d'un réinvestissement massif dans la santé et l'éducation publiques, en opposition aux compressions et à la privatisation des services. L'opposition à l'abandon des régions et la lutte pour leur avenir était aussi au centre des actions.

Cette année, l'opposition à l'austérité antisociale a pris la forme d'actions locales dans toutes les régions du Québec. Sous le thème de faire échec au programme d'austérité du gouvernement Couillard, les travailleurs, les organisations populaires à la défense des droits des plus vulnérables et contre la tarification et la privatisation des services publics ont mené des activités de blocage des grandes institutions financières, de routes, d'édifices gouvernementaux et autres. Plus de 870 organisations étaient en grève d'une journée, dont les enseignants de 30 cégeps à travers le Québec. La veille, la Commission des relations du travail a déclaré leur grève illégale, mais plusieurs syndicats d'enseignants ont passé outre et tenu leur journée de grève, alors que dans d'autres cégeps, ce sont les étudiants qui ont décidé de lever les cours le Premier Mai pour permettre à la grève de se tenir quand même.

Partout, les travailleurs ont tenu des piquetages devant leur endroit de travail sur l'heure du midi, distribuant des tracts aux passants qui illustraient les effets de l'ordre du jour d'austérité sur les conditions de vie et de travail, les services publics et l'économie et demandaient son retrait. Il y a eu aussi plusieurs manifestations dans les quartiers.

À Montréal, dès 6 heures du matin, les travailleurs ont bloqué l'accès du chantier de construction du Centre hospitalier de l'Université de Montréal, et plus tard dans la matinée, ce sont plus de 5000 travailleurs qui ont tenu des manifestations dans le quartier de la haute finance et bloqué l'accès pendant un certain temps à diverses institutions.

Dans les régions, comme la Côte-Nord et la Gaspésie, les travailleurs et les membres d'organisations communautaires ont ralenti la circulation sur les routes régionales, distribuant des tracts aux automobilistes et camionneurs. La défense et l'avenir des régions était au centre des actions, comme on le voit à ce commentaire d'un représentant de la CSN sur la Côte-Nord :« On ralentit la circulation, a-t-il dit. Ça passe en alternance. Par contre, au niveau des camions, on les met sur le côté de la route et on les arrête complètement. Ce n'est pas vrai que la Côte-Nord va servir uniquement à sortir les richesses naturelles pendant que le gouvernement coupe dans les services aux citoyens. »

Les activistes du Parti marxiste-léniniste du Québec ont participé à plusieurs de ces actions, distribuant la déclaration du Parti pour l'occasion qui lance l'appel à marquer le Premier Mai en faisant échec à l'austérité antisociale du gouvernement Couillard, en défaisant le gouvernement Harper en 2015 et en investissant le peuple du pouvoir de décider.

Assaut brutal de la police contre les manifestants à Montréal

Les policiers de Montréal et de la Sûreté du Québec ont assailli brutalement les manifestants à Montréal.

À six heures du matin, lorsque des centaines de travailleurs se sont massés devant le chantier de construction du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM) pour en bloquer l'entrée, les policiers les ont immédiatement chargés à coups de matraques, en blessant plusieurs. Lorsque des travailleurs sont venus à la rescousse des travailleurs qui se faisaient assaillir, eux aussi ont été frappés. Les travailleurs ont dénoncé l'assaut des policiers, leur criant: «Pourquoi est-ce que vous faites ça, notre manifestation est pacifique!». Des policiers leur ont répondu que les manifestants étaient «infiltrés», ce qui en dit long sur le climat politique de répression croissante des manifestations ouvrières et populaires sous l'affirmation frauduleuse que les protestations cachent des «groupes violents» voire même des «terroristes». Les travailleurs n'ont pas été intimidés et ont poursuivi leurs actions jusqu'en fin d'après-midi.

Pendant toute la soirée, il y a eu de nombreux assauts policiers contre les manifestants qui réclamaient la fin de l'ordre du jour d'austérité du gouvernement Couillard. Vers 19 heures, alors qu'une manifestation d'environ 1000 personnes, partie du cégep Ahuntsic s'approchait du Carré Phillips, la police a chargé les manifestants pour les empêcher de se joindre aux manifestations organisées par la Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC). Sans avertissement, ils se sont mis à lancer des grenades lacrymogènes dans la foule et à repousser violemment les manifestants. Les manifestations de la CLAC ont été entourées par la police. Elles ont commencé à 19 heures et à 19 heures 10, la police a déclaré les manifestations illégales en vertu du règlement municipal P-6 parce que les organisateurs n'avaient pas communiqué l'itinéraire et que certains manifestants portaient des masques. C'est devenu pratique courante maintenant d'utiliser le prétexte de violation de la loi ou de règlements pour empêcher le peuple d'exprimer ses opinions politiques. La police a chargé les manifestants à la matraque et aux gaz lacrymogènes et en a arrêté plusieurs sous de fausses accusations de méfait et d'entrave à un policier en plus de donner plusieurs contraventions en vertu du règlement P-6. De nombreux passants ont été gazés aux grenades lacrymogènes.

Les manifestants ont poursuivi leur marche, se divisant en petits groupes empruntant différentes rues du centre-ville. La police les a pourchassés et les a encerclés, avertissant les passants de ne pas exprimer leur appui aux manifestants et de ne pas se joindre à eux.

Les manifestations se sont poursuivies jusque vers 21 heures. Selon les médias, environ 70 personnes ont été arrêtées et accusées de méfait et d'entrave à un policier et 70 personnes ont reçu une contravention en vertu du règlement P-6.


  Région de Montréal


Piquetages devant le Centre de commerce mondial et dans l'immeuble où se trouve
le siège social de la Banque nationale


Actions devant des établissements de santé et devant des écoles primaires et secondaires


Les enseignants du Collège Marie-Victorin devant leur établissement. Dès 7 h du matin, ils ont tenu une ligne de piquetage et au plus fort de la ligne, près de 140 professeurs étaient présents


Des milliers de personnes dans les rues du centre-ville en fin d'avant-midi







Manifestation familiale des quartiers, qui a pris la rue St-Denis, de Jarry à Sherbrooke dès 17 h

  Région de Québec



Gatineau

Plus de 3 000 travailleurs et travailleuses de l'Outaouais ont répondu à l'appel de manifester contre l'austérité le Premier Mai. La manifestation a été appelée par l'ensemble des syndicats de l'Outaouais. La majorité des travailleurs représentés étaient du secteur public, suivis de travailleurs des groupes communautaires.

Dès 17 h, les travailleurs se sont rassemblés devant le bureau de la députée libérale de Hull, Maryse Gaudreau, sur la rue St-Joseph. St-Joseph et une section du boulevard du Casino ont été fermées par la police municipale. La marche a été saluée par de nombreux passants et par les personnes travaillant dans les nombreuses boutiques qui longent St-Joseph. Les manifestants ont marché jusqu'au Casino où des tentes avaient été dressées à l'entrée.

La marche a répondu au besoin exprimé par les travailleurs du secteur public d'unité dans l'action pour développer l'opposition au gouvernement Couillard et l'empêcher concrètement de poursuivre ses plans de destruction des services publics et de détérioration des conditions de travail de ceux et celles qui fournissent ces services. Plusieurs autres activités avaient été organisées dans la journée à l'occasion du Premier Mai. La déclaration du PMLQ a été reçue avec enthousiasme par les manifestants.





Abitibi

LaSarre


Rouyn-Noranda

Sainte-Anne de la Pérade

Piquetage d'employés municipaux

Région du Saguenay Lac-Saint-Jean


Chicoutimi

Jonquière, St-Félicien

La Baie

Région de la Gaspésie



Isle-Verte



Cegep de Rimouski


Sept-Îles



Baie-Comeau

(Photos: CP,  FTQ, APTS, FiQ,  Je protège mon école publique,  SPCMV, SCFP, CSN, E. Pelletier-Grenier, M-A. Gemme, La Frontière, EcoKartier,  MEPAC, Touche pas à ma région, Collectif Refusons l'austérité, A. LEbel, V. Thibault, Côte-Nord Debout contre l'austérité, Le Nord-Côtier, E. St-Gelais)



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