Volume 3 Numéro 59  - 4 octobre 2015

150 000 personnes manifestent contre l'austérité
antisociale du gouvernement Couillard

Le gouvernement libéral doit reculer et négocier sur la
base des demandes des travailleurs du secteur public!

Samedi le 3 octobre, plus de 150 000 travailleurs du secteur public et parapublic, des familles entières, des jeunes et des étudiants, des travailleurs d’autres secteurs de la société, des retraités et plus encore se sont rassemblés à Montréal pour dire un non retentissant au programme d’austérité du gouvernement Couillard.

Ils sont arrivés de partout. De Blanc-Sablon à la Gaspésie, des Îles de la Madeleine à la Baie-d’Hudson, de Vaudreuil à Québec, de Shawinigan à Rouyn-Noranda, de Havre-Saint-Pierre à Sept-Îles, les travailleurs ont convergé vers le parc du Mont-Royal à Montréal dans une mer humaine pour défendre le bien public contre la destruction nationale sans limite qu’imposent le gouvernement Couillard et ses ministres. Ils ont marché jusque devant les bureaux du premier ministre Couillard sur la rue McGill. Il y avait tellement de monde qu’alors que la manifestation arrivait aux bureaux du premier ministre, il y avait encore des manifestants qui n'avaient pas quitté le point de départ.

Dans les échanges et les discussions, les travailleurs ont dénoncé l'impunité avec laquelle le gouvernement Couillard nie aux travailleurs du secteur public les conditions de travail et les salaires qui sont conformes aux services qu'ils dispensent à la population. Des candidats et activistes du Parti marxiste-léniniste du Canada ont aussi distribué des centaines de copies du Renouveau démocratique publié pour les élections fédérales, lançant l’appel à défaire l'offensive antisociale des libéraux à Québec et des conservateurs de Stephen Harper à Ottawa. La réponse des travailleurs était tranchée : on défait Harper le 19 octobre et on défait l'austérité antisociale du gouvernement Couillard.

Enseignants, infirmières, professionnels de la santé, orthophonistes, psychologues, pompiers, intervenants dans les centres jeunes, etc. tous ont réclamé des conditions de travail et de salaire qui leur permettent de fournir les services de qualité dont la population a besoin. Sur des milliers de chandails et pancartes, les travailleurs ont illustré qu’ils portent aujourd’hui à bout de bras le système public et que cela doit cesser. La privatisation des services publics, l’impunité du gouvernement, la fraude de l’austérité ont été décriées.

Au rassemblement de clôture, les représentants syndicaux du Front commun ont expliqué que des mois de pourparlers aux tables n'ont pas fait avancer la situation parce que le gouvernement persiste à vouloir imposer des offres qui sont inacceptables pour les travailleurs et les services. Ils ont réitéré vouloir un contrat négocié qui respecte leurs demandes pour des augmentations de salaire qui permettent aux travailleurs de cesser de s'appauvrir et au secteur public de garder ses travailleurs, pour des régimes de retraite qui permettent une retraite dans la dignité et pour des effectifs suffisants aux endroits de travail avec des conditions de travail humaines au lieu de se voir imposer des coupures d'effectifs et des surcharges de travail qui rendent impossible de dispenser les services.

Ils ont réitéré que la lutte pour leurs conditions de travail et les services que les travailleurs et travailleuses desservent est une lutte pour se doter d’une société moderne qui défend les droits de tous et qui garantit ainsi son avenir.


























(Photos: PMLQ, MADOC, L'activiste)



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