Volume 3 Numéro 60  - 16 octobre 2015

Toutes ensemble, à la Marche mondiale des femmes à Trois-Rivières le 17 octobre

Femmes à la tête des changements pour une
société humaine qui sied à toutes et tous !

Le samedi 17 octobre, des milliers de femmes et leurs organisations de partout au Québec se rendront à Trois-Rivières pour la 4e marche mondiale des femmes (MMF). Le thème de la marche et des actions qui ont débuté le 8 mars 2015 pour culminer au rassemblement du 17 octobre est: « Libérons nos corps, notre Terre et nos territoires ».

Le 24 septembre, la Caravane des résistances et de solidarités féministes a entrepris de sillonner les routes du Québec afin de rejoindre ses 15 régions. La caravane aura parcouru ainsi 4420 kilomètres avant de se rendre au rassemblement de Trois-Rivières. Des centaines de femmes dans différentes villes du Québec organisent ainsi depuis le 24 septembre des activités pour mettre de l'avant leurs demandes à la défense des droits des femmes et des droits de tous.





Actions de la MMF dans la région de Gaspésie (en haut) et à Alma

À Salaberry de Valleyfield, elles ont manifesté leur désaccord vis-à-vis des politiques d'austérité et soutenu les femmes dans leur lutte pour l'égalité.

À bord du traversier Baie-Comeau-Matane, c'est avec leur demande pour la protection de l'eau qu'une chorale de femmes du Bas-Saint-Laurent est venue accueillir la Caravane.

À Alma, les femmes invitent la population à soutenir leur manifeste pour une gouvernance équitable régionale et locale.

À Montréal, dans le quartier Côte-des-Neiges, des activités ont été organisées le 26 septembre pour mettre l'accent sur le droit au logement, suivies d'une marche jusqu'à Blue Bonnets, le site de l'ancien hippodrome de Montréal, pour revendiquer la construction de 2500 logements sociaux sur ce site hautement convoité. Dans Côte-des-Neiges, plus de 5000 ménages locataires paient plus de 80 % de leur revenu en logement.

À Lac Mégantic, le 14 octobre, les femmes de l'Estrie disent NON au transport pétrolier meurtrier et dénoncent l'exploitation áde l'environnementáet des communautés.



Maniwaki (haut) et Lebel-sur-Quevillon

À Maniwaki, les femmes ont évoqué les effets ressentis des mesures d'austérité: appauvrissement des femmes, perte de leur autonomie économique, moins d'accès aux études, surtout pour les femmes en milieu rural.

À Lebel-sur-Quevillon, elles ont marché en solidarité avec leurs soeurs autochtones pour exiger une commission d'enquête sur les femmes autochtones assassinées et disparues.

Dans les Laurentides, les femmes dénoncent l'austérité à tous les égards qui exacerbe les inégalités et menace la sécurité.

A Gatineau, elles marcheront le 15 octobre pour exprimer notre désaccord sur les oppressions et inégalités que vivent encore aujourd'hui les femmes d'ici et d'ailleurs.

À Rivière-du-Loup, c'est contre la militarisation que les femmes se sont mobilisées.

À la gare d'Amqui en Gaspésie, elles organisent une chaine humaine en solidarité envers toutes les femmes de tous les territoires.


Plus encore, les femmes sont en action depuis des mois contre l’offensive antisociale des gouvernements qui détruisent l’autorité publique pour servir des intérêts privés et infimes: les enseignantes orthophonistes, personnel administration pour le droit à l’éducation; les infirmières et le personnel hospitalier qui exigent des conditions décentes et des investissements dans la santé afin de pouvoir desservir la population dans les meilleures conditions qu’une société moderne doit garantir; les postières et postiers qui réclament le maintien de service public que le gouvernement Harper veut détruire; etc.

Célébrons le 17 octobre à Trois-Rivières la détermination des femmes à défendre les droits de toutes et tous!

Occupons l’espace du changement

À la veille de la fin de la campagne électorale où tous les partis de l’establishment les ont courtisées pour leur vote en tentant de les diviser, de les humilier et de les tromper, les femmes sont en action pour exiger une direction de l’économie prosociale au service du bien public pour tous les membres de la société. Toutes les demandes qu’elles mettent sur la place publique depuis le 24 septembre et avant concernent le présent et l’avenir des femmes, des jeunes filles, des aînées et de tous. Les femmes veulent décider, elles veulent mettre fin à la pauvreté, la violence, la discrimination, l’exclusion et l’isolement croissants, l’exploitation accrue qu’elles subissent, elles et leur famille, une fois pour toutes. Elles n'acceptent pas non plus l'humiliation et l'atteinte à leur dignité et intégrité en tant que femme, travailleuse, immigrante ou qu'on décide pour elles ce qu'elles doivent porter ou non, faire ou ne pas faire, dire ou ne pas dire, et ce, indépendamment de la langue, la race, la religion, le style de vie, la couleur de la peau. Elles aspirent à humaniser la société et elles ne baisseront pas les bras. Elles ne veulent rien de moins qu’humaniser la société, ce qu’aucun de ces partis d’élite ne veut résoudre ni même aborder.

Leurs actions pointent vers la nécessité du renouveau du processus politique afin que celles et ceux qui se battent à tous les jours deviennent les décideurs et prennent contrôle de la richesse qu’ils créent. C’est l’esprit de la 4e marche mondiale des femmes, allons de l’avant et occupons l’espace du changement !



Lisez Le chantier politique
Site web:  www.pmlq.qc.ca   Courriel: bureau@pmlq.qc.ca