Volume 3 Numéro 61  - 19 octobre 2015

La 4e Marche mondiale des femmes à Trois-Rivières

Deux jours avant l'élection, dix mille femmes
réclament l'humanisation de la société !

Plus de dix mille femmes militantes et déterminées ont marché dans les rues de Trois-Rivières le samedi 17 octobre dans le cadre de la 4e Marche mondiale des femmes. Elles ont réclamé sur leurs pancartes, bannières et prises de parole la fin des programmes d'austérité des gouvernements, des coupures en santé, en éducation et dans les programmes sociaux, la fin de l'hypersexualisation des femmes et des jeunes filles, la garantie du droit au logement, la fin à la violence contre les femmes et les enfants, la fin de la guerre et de la militarisation, et sur des dizaines de pancartes : la fin du gouvernement de Stephen Harper.

À l'honneur, les plus de 1000 femmes des Premières Nations venues de partout au Québec pour réclamer justice : justice par la tenue d'une commission d'enquête nationale afin de faire la lumière sur les 1186 femmes autochtones disparues, voire assassinées au Canada, justice pour les femmes autochtones qui réclament pour elles et les Premières Nations la reconnaissance de leur droit d'être et de vivre dans le respect de leurs droits héréditaires et de traités.

Venues de Matane, Saguenay Lac-Saint-Jean, Outaouais, Abitibi, St-Laurent, Montréal, Estrie, Mauricie, Mégantic et plus encore, les milliers de femmes ont réclamé un projet de société où les droits de toutes et tous seront reconnues et garanties. La marche a débuté à onze heures alors que les participantes, regroupées dans leurs organisations de défense des droits dont les centres communautaires, les maisons d'hébergement pour femmes, les maisons de femmes victimes de violence, les maisons pour femmes immigrantes, les organisations syndicales en santé, éducation dans la fonction publique, la Fédération des femmes du Québec, FQ, le regroupement québécois des Centres d'aide  et de lutte contre les agressions à caractère sexuel, les organisations pour le droit au logement ont manifesté jusqu'au lieu de rassemblement situé sur le bord des rives du Saint-Laurent.

Ce sont les porte-paroles des femmes des Premières Nations qui ont débuté la fête et hommage leur a été rendu sous les applaudissements prolongées de la foule. Les représentantes de la 4e Marche mondiale des femmes ont réclamé justice, égalité, liberté, et affirmé haut et fort leur opposition aux systèmes d'oppression et de domination que sont le patriarcat, le capitalisme, le racisme, l'impérialisme et l'hétérosexisme qui marginalisent et exploitent les femmes aux plans social, économique, culturel, politique et religieux, à l'échelle québécoise, canadienne et internationale. Elles ont aussi dénoncé le blocage des grands partis à discuter des demandes des femmes qui constituent pourtant plus de la moitié de la population.

À deux jours de l'élection fédérale 2015, les femmes ont affirmé que leurs demandes sont justes, incontournables et qu'elles s'organiseront coûte que coûte pour les réaliser.

Un contingent du Parti marxiste-léniniste du Canada a participé à la marche. Leur pancarte lançant l'appel à défaire Harper le 19 octobre et à ne pas permettre aux libéraux de reprendre le pouvoir, a reçu beaucoup d'appui et de pouce en l'air. « Oui vous pouvez compter sur nous ! », « J'ai appelé tout le monde dans mon entourage pour le faire », « Pas question qu'il reste au pouvoir ». Plusieurs ont laissé avec intérêt leur nom pour recevoir le Renouveau qui poursuivra la discussion sur le besoin urgent de renouveler le processus politique pour que le peuple devienne les décideurs dans la société.









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