Volume 4 Numéro 2 - 19 janvier 2016


Opposition à la destruction nationale du gouvernement Couillard

Les enseignants disent non au démantèlement du système d'éducation publique et exigent un réinvestissement massif

Le samedi 16 janvier, plus de 1500 enseignants, membres de la Fédération autonome des enseignants (FAE) et leurs alliés ont marché dans les rues du quartier Hochelaga-Maisonneuve à la défense de l'éducation publique, contre le programme d'austérité du gouvernement Couillard et pour exiger des investissements massifs en l'éducation. Étaient présents des enseignants de Laval, Yamaska, de l'Outaouais, des Basses Laurentides et de Montréal de même que des étudiants, des parents, des travailleurs des services publics, des Centres de la petite enfance et plusieurs autres. Ils ont dénoncé d'une seule voix la destruction imposée par le gouvernement Couillard en éducation, dans l'ensemble des services publics et à toute la société depuis son arrivée au pouvoir.

Un contingent du Parti marxiste-léniniste du Québec y était aussi avec sa bannière appelant à une nouvelle direction pour le Québec. «La demande d'un réinvestissement massif dans l'éducation est importante, a dit Christine Dandenault, dirigeante du PMLQ. Il faut de nouveaux arrangements qui vont permettre la réalisation de cette demande. Les enseignants et les enseignantes, qui soutiennent le système d'éducation chaque jour à bout de bras, sont les mieux placés pour définir ce qui manque. Le blocage réside entre autres dans le fait que l’autorité publique est détruite par le gouvernement Couillard en faveur des intérêts privés et des prescriptions néolibérales. Qui décide est au cœur de cette bataille. »

Avant le début de la marche, tour à tour, les représentants de la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics, de la Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN, de la Coalition de parents d'enfants à besoins particuliers, du mouvement «Je protège mon école publique» et de la FAE ont pris la parole pour défendre le système d'éducation publique. Les orateurs et oratrices ont fait ressortir le fait que la lutte dépasse très largement la négociation avec le gouvernement. C'est une lutte pour la défense de l'école publique et les conditions d'apprentissage des élèves qui sont détruites par le gouvernement Couillard. C'est l'avenir de toute une génération que le gouvernement est en train de saboter, le potentiel et les talents de milliers d'enfants qui sont bloqués.

Les participants ont fait ressortir la détermination de tous à stopper l'ordre du jour d'austérité du gouvernement dont les plus récentes coupures de 350 000 000 $ imposées lors du dernier budget provincial. Cette opposition s'est illustrée entre autres par les plus de 100 000 parents qui ont participé aux chaînes humaines pour encercler 600 écoles, soit le quart des écoles primaires et secondaires du Québec. Ces actions vont d'ailleurs reprendre dès le 1er février. Plusieurs ont questionné: Quel est le coût des enfants qui décrochent ? Quel est le coût de cette ignorance pour la société ? Quel est le gain de nier les besoins des enfants du Québec ? L'annulation immédiate des coupures de 350 000 000 $ a été exigée de même que des investissements massifs pour transformer la situation.

Les manifestants ont ensuite parcouru un long trajet menant à différentes écoles du quartier, Saint-Clément, Maisonneuve, Saint-Jean-Baptiste de même que l'école Saint-Nom-de-Jésus, fermée en raison de problème de vétusté et de moisissures nuisant à la sécurité et à la santé des enfants. Tous étaient animés par leur opposition à la politique d'austérité dans son ensemble et pour un changement de direction en éducation et dans la société.





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