6 février 2016 Numéro 4


Mobilisation partout au Québec pour défendre les services de garde

Défendons nos programmes sociaux! Non à la destruction des programmes dédiés à la petite enfance !

7 février
Manifestations
pour la sauvegarde des CPE

    

   Montréal - 10 h
Place Émilie-Gamelin
Métro Berri

   
Cliquer ici pour les actions
dans les autres villes du Québec

Mobilisation partout au Québec pour défendre les services de garde
Défendons nos programmes sociaux!
Non à la destruction des programmes dédiés à la petite enfance!

Une société moderne doit fournir des services de garde accessibles
- Linda Sullivan -
Pétition pour un réinvestissement dans les services de garde éducatifs de qualité

Reprise des travaux de l'Assemblée nationale
Un gouvernement en contradiction avec les besoins de la société
À titre d'information: le remaniement ministériel du gouvernement Couillard




Mobilisation partout au Québec pour défendre les services de garde

Défendons nos programmes sociaux! Non à la destruction des programmes dédiés à la petite enfance !

Une société moderne se doit de garantir les droits du peuple et son bien-être. Cela inclut fournir et garantir des centres de la petite enfance (CPE) et les services adéquats dans les meilleures conditions, avec toutes les ressources humaines, matérielles et financières ainsi que les services nécessaires. Mais le gouvernement du Québec se soustrait à cette responsabilité pour détourner les fonds publics pour les mettre au service d'intérêts privés. Il foule aux pieds ce droit au nom de l'austérité.

Depuis 2006, plus de 400 millions $ ont été retirés du secteur des CPE, dont 100 millions en 2014 et 74 millions $ en 2015. Et le nouveau ministre de la Famille, Stéphane Proulx, a déclaré que Québec compte récupérer un autre 120 M $. Tout cela démontre un mépris envers les besoins des milliers de familles, de femmes et d'hommes qui comptent sur ces centres pour gagner leur vie et participer aux affaires de la société.

Derrière les chiffres il y a cette réalité: les coupures de services d'orthophonie, la récupération  (lire vol légalisé) des revenus autonomes amassés de dur labeur par les CPE et les familles et des surplus accumulés pour les fonds de roulement et d'urgence, les coupures d'heures et de postes d'éducatrices, les coupures dans l'aide aux enfants en difficulté d'apprentissage, le rationnement de la nourriture, l'abolition de projets éducatifs, les frais supplémentaires aux parents, l'augmentation de frais de garde, la réduction des heures des services de garde en milieu scolaire, la fermeture de CPE, etc. Les témoignages des nombreux intervenants et des parents des CPE ne cessent de révéler les conséquences de ces coupures irresponsables.

Alors que les travailleuses des CPE et les familles se dressent contre le démantèlement des services publics à la petite enfance, le premier ministre Philippe Couillard a déclaré lors du remaniement ministériel le 28 janvier : « La vie n'est pas que chiffres. » Citant l'ex-procureur des États-Unis Robert Kennedy, il a ajouté: « C'est aussi la beauté de nos paysages, de nos créations, le génie de nos inventions, notre esprit, notre courage et la force des liens qui nous unissent, même à travers nos désaccords. Ces choses-là, celles qui font que la vie est plus belle, ne figurent pas dans les comptes économiques. »  En effet !

Le gouvernement Couillard a beau répéter ces abstractions pour essayer de taire l'opposition à son programme de destruction nationale, le peuple du Québec et ses enfants considèrent illégitimes les attaques aux programmes sociaux. Tous à la défense des programmes dédiés à nos enfants ! Joignons-nous aux actions du dimanche 7 février organisées sous le thème: Toujours fous de nos enfants !





Une société moderne doit fournir
des services de garde accessibles


Manifestation devant l'Assemblée nationale à Québec le 4 février à l'occasion d'une réunion du caucus du Parti libéral (AQCPE)

Dans le cadre de l'opposition au programme d'austérité du gouvernement Couillard, les travailleurs et administrateurs des centres de la petite enfance (CPE), les parents et la population en général prennent position contre les coupes annoncées de 120 millions $ dans le programme de subvention aux services de garderie du Québec.

Il y a eu un rassemblement devant l'Assemblée nationale à Québec le 4 février, en amont de la réunion du caucus libéral avant la reprise des débats. La grande campagne de mobilisation comprend des vidéos, une pétition, une campagne de visibilité à chaque CPE, des chaînes humaines entourant les garderies le premier de chaque mois, dans l'esprit des chaînes humaines à la défense de l'éducation publique qui se tiennent depuis mai 2015. Puis il y aura un grand rassemblement à Montréal le 7 février et d'autres ailleurs au Québec le même jour.

« Le réseau des CPE a déjà beaucoup donné: plus de 400 millions $ depuis 2006. Il doit de plus composer avec plusieurs décisions qui mettent en péril la mission éducative et la qualité des services offerts aux enfants par les CPE. L'équilibre budgétaire est maintenant atteint, le gouvernement affiche même des surplus. Pourtant, celui-ci souhaite retrancher 120M $ supplémentaires pour l'année 2016-2017 », disent l'Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE), et l'organisation Toujours fous de nos enfants sur leur page Facebook en préparation pour la marche du 7 février.

En fait, les associations de garderies soutiennent que les coupes prévues par le gouvernement s'élèvent à 320 millions $ et mettront en péril près de 5 000 emplois. Selon Louis Sénécal, président-directeur général de l'AQCPE, cela affecte entre 20 et 25 % des éducateurs en CPE et en garderies privées.

Il fait remarquer que le gouvernement a augmenté les frais de garderie, alors il veut que les parents paient plus, mais il enlève des éducateurs. C'est totalement inacceptable, dit-il, avec raison.

Une société moderne doit prévoir l'accès à l'éducation de la maternelle jusqu'à l'enseignement postsecondaire. Il manque les mécanismes modernes qui permettent aux citoyens de décider de l'orientation de l'économie et de voir à ce que ces services soient garantis pour tous.

L'introduction du programme de garderies subventionnées a été une importante victoire pour les Québécois, surtout les femmes, car cela leur a permis de faire partie de la force de travail et de devenir indépendantes. Le programme d'austérité du gouvernement libéral ne doit pas passer. Le peuple du Québec s'oppose résolument à la remise en cause des normes et standards conquis de haute lutte, y compris les services publics et les conditions de travail de ceux qui les fournissent.



Pétition pour un réinvestissement dans
les services de garde éducatifs de qualité

La pétition suivante a été lancée sur le site de l'Assemblée nationale:

CONSIDÉRANT QUE le développement des enfants, l'équité et l'égalité des chances sont au coeur du Livre blanc de 1997 « Les enfants au coeur de nos choix » ;

CONSIDÉRANT QUE la politique familiale du Québec a eu un effet remarquable sur le taux d'emploi des femmes et la lutte à la pauvreté ;

CONSIDÉRANT QUE la loi sur les services de garde a pour objet de promouvoir la qualité des services de garde éducatifs en vue d'assurer la santé, la sécurité, le développement, le bien-être et l'égalité des chances des enfants ;

CONSIDÉRANT QUE l'éducation débute à la naissance et est la pierre d'assise d'une société riche et en santé ;

CONSIDÉRANT QUE de mettre fin à l'universalité compromet le droit de chaque enfant à l'égalité des chances;

CONSIDÉRANT QUE des spécialistes s'entendent sur le caractère préventif des investissements en petite enfance, le Nobel James Heckman, ayant démontré que chaque dollar investi générera des économies de sept dollars en santé, en éducation, en sécurité publique et en justice ;

CONSIDÉRANT QUE le gouvernement a imposé aux services de garde éducatifs subventionnés des compressions de 74 millions de dollars en 2015-2016, qu'il s'apprête à couper 120 millions additionnels en 2016-2017, menaçant l'égalité des chances, la qualité des services aux enfants et à leur famille, ainsi que des milliers d'emplois ;

Nous, soussignés, demandons au gouvernement du Québec d'annuler les compressions annoncées pour 2015-2016 et 2016-2017 et de s'engager à promouvoir l'égalité des chances en réinvestissant dans les services de garde éducatifs de qualité.

Date limite pour signer : 24 février 2016

Pour signer cette pétition, allez-sur le Site de l'Assemblée nationale et complétez ces trois étapes :

1 : remplissez le formulaire sous le texte de la pétition et envoyez-le (vous devez accepter les conditions à respecter pour pouvoir signer la pétition avant d'envoyer le formulaire).

2 : consultez votre boîte de courriels et ouvrez le message envoyé par l'Assemblée.

3 : dans ce message, cliquez sur le lien vous permettant d'enregistrer votre signature.



Reprise des travaux de l'Assemblée nationale

Un gouvernement en contradiction
avec les besoins de la société

Le remaniement ministériel annoncé par le premier ministre Philippe Couillard le 28 janvier, à la veille de la reprise des travaux de l'Assemblée nationale, a tout à voir avec l'effort pour donner une légitimité à l'austérité néolibérale.

On le voit dans le thème que le gouvernement libéral a choisi pour ce remaniement ministériel  : « Ensemble, avec audace et détermination, faisons avancer le Québec ». De quel « Ensemble » parle-t-il ? Répéter que les intérêts privés étroits des monopoles et les intérêts des travailleurs sont les mêmes ne fera pas en sorte qu'ils vont finir par être les mêmes. S'il est évident que le désinvestissement dans les programmes sociaux et les services profite aux intérêts privés qui d'une part voient s'ouvrir de nouveaux secteurs à la privatisation pour le gain privé et permet au gouvernement de réduire ses dépenses sociales pour mettre plus de fonds publics à leur disposition, il n'est pas du tout évident que cela est dans l'intérêt de la majorité des Québécois et Québécoises, bien au contraire. Le programme d'austérité néolibérale est en contradiction avec les besoins de la société.

Le nouveau cabinet compte 29 ministres. Huit ministres changent de fonctions, tandis que quinze autres gardent le même portefeuille. Parmi les changements, notons Sam Hamad, ancien ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale qui devient président du Conseil du trésor et devient ministre responsable de l'Administration gouvernementale et de la Révision permanente des programmes. Rappelons que le dernier geste du ministre Hamad a été de déposer le projet de loi 70 qui fera en sorte d'exclure de l'aide sociale 85 % des nouveaux demandeurs. De plus, Pierre Moreau, notoire pour son projet de loi 3 (maintenant Loi 15) qui a permis l'extorsion et le saccage des régimes de retraite des employés municipaux en décembre 2014, alors qu'il était ministre des Affaires municipales, est maintenant à la tête du ministère de l'Éducation. Il est le septième ministre de l'Éducation depuis 2010, signe de la difficulté à maintenir la prétention de défendre l'éducation devant l'opposition massive et militante des étudiants, enseignants et parents. Il aura maintenant à donner suite au projet loi 86 sur le changement de gouvernance dans les commissions scolaires qui s'inscrit dans un vaste programme de privatisation et de centralisation des décisions prises aux dépens des parents, enseignants, élèves et commissaires.

L'Assemblée nationale reprend ses travaux le mardi 9 février dans un contexte d'opposition au démantèlement des services publics, à la braderie des ressources et au mépris de l'environnement naturel et où une nouvelle direction s'impose pour le Québec et son économie.


Le remaniement ministériel du gouvernement Couillard

Le conseil des ministres suite au remaniement ministériel est composé de:

Mme Lise Thériault Vice-première, ministre responsable des Petites et Moyennes Entreprises, de l'Allègement réglementaire et du Développement économique régional, ministre responsable de la Condition féminine, ministre responsable de la région de Lanaudière

M. Jean-Marc Fournier, ministre responsable des Relations canadiennes et de la Francophonie canadienne, leader parlementaire

M. Carlos Leitão, ministre des Finances

Mme Stéphanie Vallée, ministre de la Justice, ministre responsable de la région de l'Outaouais

M. Sam Hamad, ministre responsable de l'Administration gouvernementale et de la Révision permanente des programmes, président du Conseil du trésor, ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale

M. Pierre Moreau, ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, ministre responsable de la région de la Montérégie

M. Pierre Arcand, ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles et ministre responsable du Plan Nord, ministre responsable de la Côte-Nord

Mme Dominique Anglade, ministre de l'Économie, de la Science et de l'Innovation, ministre responsable de la Stratégie numérique (nouveau ministre)

Mme Hélène David, ministre de la Culture et des Communications et ministre responsable de la Protection et de la Promotion de la langue française

M. Martin Coiteux, ministre des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire, ministre de la Sécurité publique, ministre responsable de la région de Montréal

M. François Blais, ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale

Mme Christine St-Pierre, ministre des Relations internationales et de la Francophonie, ministre responsable de la région des Laurentides

M. Gaétan Barrette, ministre de la Santé et des Services sociaux

Mme Kathleen Weil, ministre de l'Immigration, de la Diversité et de l'Inclusion

M. David Heurtel, ministre du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques

M. Jacques Daoust, ministre des Transports, de la Mobilité durable et de l'Électrification des transports

M. Laurent Lessard, ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, ministre responsable de la région du Centre-du-Québec

M. Pierre Paradis, ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation

M. Sébastien Proulx, ministre de la Famille, ministre responsable de la région de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (nouveau ministre)

Mme Julie Boulet, ministre du Tourisme, ministre responsable de la région de la Mauricie

M. Geoffrey Kelley, ministre responsable des Affaires autochtones

Mme Dominique Vien, ministre responsable du Travail, ministre responsable de la région de la Chaudière-Appalaches, leader parlementaire adjointe

Mme Francine Charbonneau, ministre responsable des Aînés et de la Lutte contre l'intimidation, ministre responsable de la région de Laval

Mme Rita de Santis, ministre responsable de l'Accès à l'information et de la Réforme des institutions démocratiques (nouveau ministre)

Mme Lucie Charlebois, ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie

M. Jean D'Amour, ministre délégué aux Affaires maritimes, ministre responsable de la région du Bas-Saint-Laurent

M. Luc Blanchette, ministre délégué aux Mines, ministre responsable de la région de l'Abitibi-Témiscamingue et de la région du Nord-du-Québec

M. Luc Fortin, ministre délégué au Loisir et au Sport et ministre responsable de la région de l'Estrie (nouveau ministre)

Participent également au Conseil des ministres :

M. Stéphane Billette, whip en chef du gouvernement

Mme Nicole Ménard, présidente du caucus du parti du gouvernement.




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