Numéro 24 - 29 octobre 2013



À Québec le 2 novembre 2013

Colloque des partis émergents

Le samedi 2 novembre se tient à Québec le premier Colloque des partis émergents. L'initiative provient du parti Équipe autonomiste, un des 19 partis politiques autorisés par le Directeur général des élections du Québec.

L'Équipe autonomiste présente en ces termes les objectifs du colloque : « À chaque élection, les citoyens se plaignent de manquer de choix politiques. Pourtant, il existe 19 partis politiques autorisés par le Directeur général des élections du Québec, dont plusieurs nouveaux partis se sont ajoutés suite à l'effervescence politique des dernières années. Toutefois, la plupart de ces partis émergents demeurent ignorés des médias et de la population. Équipe autonomiste étant l'un d'entre eux, a décidé de corriger cette situation en organisant le premier Colloque des partis émergents. »

Les 15 partis qui n'ont pas de députés à l'Assemblée nationale ont été invités à participer au colloque. Six d'entre eux ont répondu à l'appel et seront de la partie samedi prochain.

Ce sont, dans l'ordre alphabétique, le Bloc Pot, l'Équipe autonomiste, le Parti des sans-parti, le Parti équitable du Québec, le Parti marxiste-léniniste du Québec et le Parti Unité nationale.

Le format est le suivant. Chaque parti fait une présentation de 15 minutes suivie d'une période de questions de 5 minutes. À 13 heures 30 s'ouvre une période libre durant laquelle les participants peuvent visiter les tables de présentation des différents partis pour s'informer de leurs activités et discuter avec leurs représentants. Après un mot de remerciement des organisateurs, un point de presse se tiendra à 15 heures.

Le Parti marxiste-léniniste du Québec appuie cette initiative et participera au colloque. Il y a 19 partis politiques enregistrés au Québec, officiellement avec les mêmes droits, mais les médias sont muets sur les petits partis qui font l'objet de discrimination, non seulement entre les élections mais surtout en temps d'élections, qui sont pourtant censées être le moment où les gens votent sur une base informée pour décider du genre de Québec ils veulent bâtir. Le système électoral finance les partis plutôt que de financer un processus électoral qui mettrait à la disposition des électeurs la vision de tous les partis et de tous les candidats afin qu'une discussion informée puisse se tenir sur les problèmes auxquels la société fait face. Les élections deviennent un spectacle entre les dirigeants des partis déclarés « majeurs » où la discussion politique est marginalisée.

Notre parti sera du colloque avec son chef Pierre Chénier et une délégation pour y rencontrer tout le monde, apprendre à se connaître davantage et voir comment avancer le travail pour mettre fin à la marginalisation non seulement des partis, mais du corps politique dans son ensemble.


Colloque des partis émergents du Québec

Samedi 2 novembre 2013 - 9 h à 17h
Mo Resto Bar
810, boulevard Charest Est, Québec
Informations: Stéphan Pouleur 418-262-5285
Courriel : info@equipeautonomiste.ca




Quelques mots sur les partis
qui participent au colloque

Six des dix-neuf partis politiques autorisés par le Directeur général des élections du Québec (DGEQ) seront présents : le Bloc Pot, Équipe autonomiste, le Parti équitable, le Parti des sans parti, le Parti marxiste-léniniste du Québec et le Parti unité nationale.

Le Bloc Pot

Autorisé par le DGEQ en septembre 1998, le Bloc Pot présente un programme en divers points sur son site web. On y lit : « Notre objectif est de mettre fin à la prohibition du cannabis et de fournir des pistes de réflexion quant à l'éventuelle légalisation de celui-ci. Nous voulons également faire en sorte que l'utilisation de toutes les drogues, licites ou illicites, se fasse de manière responsable, éclairée et sécuritaire...De plus, le Bloc Pot a aussi à coeur de faire connaître les applications industrielles du chanvre (cannabis), une plante pouvant solutionner de nombreux problèmes écologiques et économiques. »

« Une autre problématique au coeur de notre mission est celle de la représentation parlementaire et de la distribution du pouvoir au sein du système électoral québécois. Comment se fait-il qu'un parti ne recueillant que 38 % ou 40 % du suffrage peut ensuite contrôler complètement l'Assemblée nationale et dicter sa volonté pendant 5 ans à une majorité de citoyennes, citoyens s'opposant à leurs politiques ? Quelles sont les solutions à ce manque de démocratie ? C'est ce que nous vous invitons à définir avec nous. » Le Bloc Pot propose à ce sujet qu'il y ait réforme de la Loi électorale au Québec afin d'assurer un meilleur reflet des résultats du scrutin sur la distribution des sièges.

Le Parti a présenté deux candidats à l'élection de 2012.

Équipe autonomiste

Ce parti a été autorisé comme parti politique par le DGEQ le 21 mars 2012. L'Équipe autonomiste a été fondée suite au refus de membres de l'Action démocratique du Québec de fusionner avec la Coalition Avenir Québec, dirigée par François Legault, en janvier 2012. Le chef Guy Boivin a été élu le 27 juin 2012. Aux élections du 4 septembre 2012, le parti a présenté 17 candidats.

Sur le site du parti, celui-ci se définit ainsi : « Équipe Autonomiste a été fondé par des citoyens qui veulent améliorer la situation du Québec en faisant de la politique autrement et en donnant la chance à tous de contribuer à ce projet. Pour nous, gouverner, c'est faire des choix pour le bien de la société, même s'ils sont impopulaires et exigent des sacrifices. Pour nous, la justice sociale est que chaque citoyen contribue à l'avancement de la société au meilleur de ses capacités et que la société aide correctement, mais uniquement, ceux qui en ont vraiment besoin. »

« Nos objectifs sont :

« Renseigner la population pour encourager une culture d'autonomie individuelle et de contribution des citoyens envers la société ;

« Diminuer les dépenses de l'État pour réduire la dette et laisser plus d'argent aux contribuables ;

« Sélectionner et financer judicieusement les services essentiels à la population et les programmes nécessaires pour l'avenir de la société ;

« Mettre en place des solutions peu coûteuses et simples avant d'entreprendre des réformes globales ;

« Rassembler les citoyens qui adhèrent aux valeurs du parti et qui sont motivés à réaliser un projet de société bénéfique pour le présent et le futur du Québec dans le Canada. »

Le Parti équitable

Le Parti équitable a été accrédité par le DGEQ le 20 février 2012. Son chef est Yvan Rodrigue. Aux élections du 4 septembre 2012, il a présenté un candidat.

Le parti sur son site web dit se consacrer à l'équité des Québécois. Le slogan du Parti équitable est « Pour un avenir rassurant ! ». Un des aspects de son programme, qui est une série de 28 demandes sur le thème de l'équité, est la lutte à la corruption laquelle se manifeste par l'attribution de contrats faramineux aux amis du parti au pouvoir et l'opposition à la politique qui est basée sur des promesses qui ne verront jamais le jour.

Le chef du Parti Yvan Rodrigue s'en prend notamment aux « salaires faramineux versés à des dirigeants de sociétés d'État chargés d'améliorer des situations qui piétinent ou qui ne cessent de se détériorer malgré l'investissement massif de nos revenus ? ». Il s'en prend aussi aux « contrats volontairement subdivisés, accordés régulièrement aux amis du parti, et qui ainsi n'obligent pas les gouvernants à avoir recours légalement à des appels d'offres ? »

« Toutes celles et tous ceux qui me connaissent personnellement, ajoute-t-il, savent très bien que je me battrai afin qu'un grand ménage soit fait dans ce gaspillage éhonté de l'argent arraché à celles et à ceux qui peinent à survivre de leurs tristes revenus et qui ne peuvent, comme la plupart des fortunés du système, bénéficier d'abris fiscaux. »

Parti des sans parti

Ce parti a été accrédité par le DGEQ le 13 juin 2012. Le chef par interim, Frank Malenfant, dirige le parti depuis le 3 septembre 2013.

La plate-forme du Parti vise la réforme des institutions démocratiques du Québec. Voici comment elle définit cette réforme :

« Pour réaliser la réforme démocratique : Une coalition de candidats qui embrasse le spectre politique...

« L'État actuel vit une crise de légitimité sans précédent, alors que les scandales se multiplient et jettent la lumière sur le trafic d'influence, sur le pillage des ressources au profit d'intérêts privés, sur le saccage du territoire au détriment du bien commun.

« L'intérêt de tous les citoyens s'y voit compromis. Les partis établis sont eux-mêmes en crise, en redéfinition, voire en décomposition ...

« Les mouvements qui militent depuis plusieurs années en faveur d'une réforme des institutions sont nombreux. Ils livrent un combat aux forces inégales pour influencer les partis politiques, qui sont déterminés à ne rien changer. La question nationale, trop souvent liée à ces projets de réforme, met à l'écart la moitié des citoyens du Québec alors qu'il faudrait rassembler tous les Québécois autour de l'urgence de se donner des institutions.

« Pour rassembler tous ceux qui font de la réforme démocratique une priorité et se donner le moyen de la réaliser, il reste une stratégie qui n'a jamais été utilisée et qui consiste à jouer sur le terrain même des partis politiques : elle consiste à présenter aux prochaines élections une coalition de 125 candidats, ayant comme priorité l'engagement commun de réaliser cette réforme démocratique...et de réaliser un programme unique commandé par des causes citoyennes, et la création d'emplois de qualité.

Dès qu'ils seront élus, ces candidats devront convoquer une assemblée constituante, représentative des citoyens du Québec, mandatée pour rédiger une constitution québécoise définissant les nouvelles institutions démocratiques, et la proposer aux Québécois par référendum.

« Dès son adoption, la nouvelle constitution entrera en vigueur et la coalition devra disparaître pour faire place au nouveau gouvernement qui devra être élu conformément aux mesures de transition prévues. Sans présumer de ce que le peuple décidera dans la constitution, les candidats s'engagent à veiller à ce que la réforme démocratique ait comme objectif d'abolir la mainmise des partis politiques sur le processus électoral et parlementaire, afin de permettre aux citoyens de reprendre le plein contrôle de leurs représentants et de leur territoire, lors des élections et entre les élections... »

Le Parti marxiste-léniniste du Québec

Le Parti marxiste-léniniste du Québec a été autorisé par le DGEQ le 5 mai 1989. Pierre Chénier en est le chef depuis le 25 janvier 2007. Le Parti a présenté 25 candidats à l'élection de septembre 2012.

Le programme du Parti marxiste-léniniste du Québec est de mobiliser la classe ouvrière et le peuple pour qu'ils s'organisent pour mener à bien l'affirmation de la nation du Québec sur une base moderne.

Ce programme comprend trois points :

- Pour un État indépendant et souverain du Québec

- Pour une constitution moderne et le renouveau démocratique

- Pour une nouvelle direction de l'économie afin de garantir le bien-être du peuple et de son environnement social et naturel.

Le PMLQ croit que tous les aspects de la vie politique, économique et sociale sont en mal de renouveau. Son appel général est: La classe ouvrière doit devenir elle-même la nation et investir le peuple du pouvoir souverain. Son programme part de définitions modernes pour apporter aux problèmes d'aujourd'hui des solutions qui favorisent le peuple.

Le Parti Unité nationale

Le parti a été autorisé par le DGEQ le 15 mai 2002, sous le nom de Parti démocratie chrétienne du Québec. Le 27 juin 2012, le Directeur général des élections a autorisé le parti à changer sa dénomination pour Parti Unité nationale. Le chef actuel, Paul Biron, est en poste depuis le 21 décembre 2010. Le parti a présenté 12 candidats aux élections du 4 septembre 2012.

Sur son site web, le Parti Unité nationale déclare que sa priorité est la famille et que le Québec fait face aux urgences suivantes :

« S'enrichir en se débarrassant de l'argent-dette. Avoir l'audace de substituer l'argent-dette par la monnaie locale.

« Un Québec fort bâti sur des familles fortes. La famille, le moteur de l'économie.

« Nous reconnaissons notre héritage français et chrétien

« Gérer avec le gros bon sens. Vivre selon ses moyens. »

Son programme prévoit notamment l'introduction d'une monnaie « locale et/ou régionale pour favoriser la substitution des biens domestiques importés par des produits fabriqués localement », une mesure qui selon le parti favorisera la diminution de la dette du Québec.



Les 19 partis politiques autorisés par le Directeur général des élections du Québec

Il y a en ce moment 19 partis politiques qui sont autorisés par le Directeur général des élections du Québec. Ce sont, par ordre alphabétique :

- Bloc Pot : enregistré le 18 mars 1998. Le chef du parti est Hugo St-Onge (intérim).

- Coalition avenir Québec - L'équipe François Legault : enregistré le 14 février 2012. Son chef est François Legault.

- Équipe autonomiste : enregistré le 21 mars 2012. Le chef est Guy Boivin.

- Mon pays le Québec : enregistré le 20 novembre 2012. Le chef est Claude Dupré.

- Option nationale : enregistré le 31 octobre 2011. Son nouveau chef, élu le 26 octobre dernier, est Sol Zanetti.

- Parti conservateur du Québec : enregistré le 15 mars 2009. Le chef du parti est Adrien Pouliot.

- Parti de la classe moyenne du Québec : enregistré le 8 mai 2012. Le chef est Jean Lavoie.

- Parti des sans parti : enregistré 13 juin 2012. Frank Malenfant en est le chef par intérim.

- Parti équitable : enregistré le 20 février 2012. Son chef est Yvan Rodrigue.

- Parti indépendantiste : enregistré le 18 octobre 2007. Michel Lepage en est le chef par intérim.

- Parti libéral du Québec : enregistré le 22 février 1978. Son chef est Philippe Couillard.

- Parti marxiste-léniniste du Québec : enregistré le 5 mai 1989. Le chef du parti est Pierre Chénier.

- Parti nul : enregistré le 9 avril 2009. Le chef est Renaud Blais.

- Parti Québécois : enregistré le 22 février 1978. Son chef est Pauline Marois.

- Parti Unité nationale : enregistré le 15 mai 2002. Paul Biron en est le chef.

- Parti vert du Québec : enregistré le 14 novembre 2001 Alex Tyrrell en est le chef.

- Québec - Révolution démocratique : enregistré le 7 mars 2011. Robert Genesse en est le chef.

- Québec solidaire : enregistré le 1er novembre 2002. Pierre-Paul St-Onge en est le chef.

- Union citoyenne du Québec : enregistré le 13 juillet 2012. Son chef est Marc-André Lacroix.




Site web:  www.pmlq.qc.ca   Courriel: bureau@pmlq.qc.ca



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