Numéro 26 - 1er novembre 2013



Le coup du maire Labeaume contre les employés municipaux de Québec

Défendons tous le droit des employés municipaux
de négocier des conditions qui sont acceptables
pour eux et les services qu'ils procurent

Le maire de la ville de Québec Régis Labeaume mène sa campagne électorale sur le dos des employés municipaux, les traitant de tous les noms, et les médias monopolisés de Québec s'en donnent à coeur joie contre les employés de la ville, en particulier les cols bleus. Le maire Labeaume a levé unilatéralement les négociations avec les employés de la ville pendant les élections municipales, disant vouloir mater les syndicats qui selon lui « défendent des intérêts privés » alors que lui défendrait l'intérêt public. Il accuse le syndicat des cols bleus d'intimidation et de muselage des autorités municipales. Déjà, les cols bleus font état d'actes de harcèlement et de violence verbale contre eux lorsqu'ils travaillent et des menaces de mort ont aussi été proférées.

Les cols bleus ne peuvent pas travailler dans l'atmosphère de quiétude qui est nécessaire à leur travail, eux qui accomplissent des tâches critiques au fonctionnement des infrastructures de la ville. C'est non seulement la sécurité des employés mais de toute la ville qui est mise en cause par la campagne du maire contre les travailleurs.


Dans le cadre du Congrès national du Syndicat canadien de la fonction publique à Québec du 21 au 25 octobre,
les plus de 2000 délégués et observateurs au Congrès ont tenu une manifestation devant l'Assemblée nationale
pour appuyer la lutte des cols bleus de Québec pour une convention collective qui soit acceptable pour eux.

Il faut dénoncer cette campagne de salissage et de violence contre les employés de la ville de Québec qui accomplissent un service vital, campagne à laquelle participent aussi d'autres maires du Québec. Le but de cette campagne est de déclarer que les négociations sont impossibles avec les employés municipaux et d'obtenir du gouvernement le pouvoir pour les autorités municipales de changer unilatéralement les conditions de travail des employés. C'est une campagne qui se mène en fait contre tous les employés municipaux du Québec. C'est un coup contre les syndicats et leur droit de négocier des conditions de travail qu'ils jugent acceptables pour eux-mêmes et les services qu'ils dispensent afin de créer une zone franche où les maires peuvent imposer les conditions de travail et les changer à leur guise. Le maire Labeaume demande à ce titre que les villes se voient accorder le droit de lockout, de décider elles-mêmes des services essentiels à fournir en cas de grève, d'imposer des conditions de travail après un an de négociations avec leurs employés si elles considèrent ces négociations comme étant infructueuses et de modifier unilatéralement les conditions des fonds de pensions.

À travers cela l'objectif est de pousser à fond de train la privatisation des services, les coupures de services et le recours illimité à la sous-traitance, mesures qui ont déjà démontré des conséquences ravageuses, que ce soit en santé, en éducation, dans les services d'entretien et dans la ville de Québec même avec l'explosion de la légionellose. Dans la conception néolibérale de ce que sont les villes, celles-ci sont vues comme une plaque tournante pour l'attraction du grand capital privé, sans égard et au mépris des gens qui y habitent, des services publics nécessaires à la vie des villes modernes et des travailleurs qui injectent une valeur énorme dans les villes par leur travail, laquelle n'est pas reconnue.

L'imposition des conditions de travail n'est pas quelque chose de nouveau pour le maire Labeaume. Il a commis un lockout illégal, reconnu comme tel par la Commission des relations du travail, quand il a mis à pied 162 employés auxiliaires de la ville en avril 2012 suite au vote d'un mandat de grève par les cols bleus. La ville a aussi dû rembourser plus de 1,5 millions $ aux cols bleus suite à la privatisation illégale de la collecte des ordures en 2010-2011. Le maire Labeaume et les autres représentants de l'autorité néolibérale connaissent bien le domaine de l'illégalité et ils cherchent à donner à leurs activités un sceau de légalité en usurpant plus de pouvoirs.

Il incombe à tous les travailleurs de parler haut et fort à la défense des employés municipaux de Québec et de défendre le droit de ces travailleurs de négocier des conditions de travail qu'ils jugent acceptables pour eux-mêmes et les services qu'ils dispensent. Le maire Labeaume doit laisser les négociations reprendre et celles-ci doivent se faire dans la reconnaissance du travail important que les employés municipaux effectuent pour nous tous.




Site web:  www.pmlq.qc.ca   Courriel: bureau@pmlq.qc.ca



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