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Le premier Colloque des partis
émergents :
un franc succès

Lecture
du communiqué du Colloque des partis émergents
réunis à Québec le 2
novembre 2013
Le 2 novembre s'est tenu à Québec le
premier Colloque des partis
émergents, à l'initiative de l'Équipe autonomiste,
un des
19 partis
politiques autorisés par le Directeur général des
élections du Québec.
Par partis émergents, le colloque entendait partis qui n'ont pas
de
députés à l'Assemblée nationale. Il y a
15 de ces partis
en ce moment au Québec et 6 d'entre eux ont
participé au premier
colloque. Plusieurs autres se sont montrés
intéressés et ont demandé à
être informés des résultats du premier colloque.
Six partis ont participé à
l'événement. Ce
sont, dans l'ordre
alphabétique : le Bloc Pot, l'Équipe autonomiste, le
Parti des
sans-parti, le Parti équitable du Québec, le Parti
marxiste-léniniste
du Québec et le Parti Unité nationale. À part les
délégations des
partis, quelques résidents de la région de Québec
ont aussi été de la
partie, soit une
trentaine de personnes en tout.

Les chefs des partis au colloque. De gauche
à droite: Hugo
Saint-Onge,Bloc
Pot; Guy Boivin, Équipe autonomiste; Yvan
Rodrigue, Parti Équitable du
Québec; Pierre
Chénier, Parti
marxiste-léniniste du Québec; Frank Malenfant,
Parti des
sans
parti; Gilles Noël, Parti Unité nationale (porte-parole du
Parti) |
Chaque représentant de parti s'est adressé
aux participants pendant
15 minutes et une période de questions de cinq minutes a
suivi.
Tous
les représentants se sont opposés à la
marginalisation et à la
discrimination que les médias et le système
électoral exercent contre
les partis émergents et ont parlé des problèmes
que cela représente
pour
la démocratie au Québec. Tous ont parlé de la
nécessité de s'unir pour
surmonter ce problème, ont présenté des aspects de
leur plate-forme qui
s'adressent à ce problème et d'autres aspects sur des
questions
politiques, économiques et sociales qui les préoccupent.
Les
présentations et la période de questions ont
été marquées par le
respect pour les
personnes et les points de vue présentés.
Suite aux six présentations, les
participants se sont réunis pour
discuter de comment donner suite au colloque. Il a été
décidé à
l'unanimité qu'un deuxième colloque se tiendra à
Montréal le
22 février
prochain. Les partis resteront en contact d'ici au
22 février pour
préparer le colloque et discuter de questions qui les
préoccupent
dans le cadre de leur travail pour briser leur marginalisation et celle
des électeurs.
La réunion a adopté un communiqué
dont la
lecture a été filmée pour
qu'on en fasse une vidéo qui peut être distribuée
largement. Le
communique se lit comme suit :
« Monsieur Gilles Noël, Parti
Unité
nationale, monsieur Yvan
Rodrigue, Parti Équitable du Québec, monsieur Guy Boivin,
Équipe
autonomiste, monsieur Pierre Chénier, Parti
marxiste-léniniste du
Québec, monsieur Frank Malenfant, Parti des sans parti, et Hugo
Saint-Onge, Bloc Pot. Six partis étaient présents le
2 novembre
2013 à Québec sur une possibilité de quinze
partis pour le premier
Colloque des partis émergents du Québec. Nous avons
convenu de répéter
l'événement le 22 février 2014 à
Montréal. Nous sommes tous
d'accord
pour dire que la population est pénalisée de ne pas
connaître les
partis émergents du Québec. Voilà pourquoi nous
nous rassemblons pour changer cette situation et améliorer la
démocratie. »
Tous les participants étaient visiblement
fiers d'avoir brisé la
glace, de se connaître maintenant davantage et d'avoir
décidé de
poursuivre le travail du colloque.
Les six partis présentent leur programme
et
font valoir la nécessité que les partis
émergents travaillent ensemble
Au cours de la journée, les représentants
des six partis politiques
ont pris la parole tour à tour pour présenter leur
programme et leurs
préoccupations. L'ordre de prise de parole a été
tiré au sort. Chaque
parti a eu 15 minutes pour sa présentation, suivie d'une
période
de
questions de 5 minutes.
Frank
Malenfant, Parti des Sans Parti

Frank
Malenfant, le chef du Parti des Sans Parti (PDSP), a
débuté en traitant
du problème du manque de démocratie. « On nous
dit qu'on est dans
une
démocratie. Mais si moi je veux parler, si je n'ai pas une
grosse
équipe, si je ne suis pas dans un parti politique qui a des
millions de
dollars en banque, je n'ai aucune chance de me faire entendre autrement
que d'aller crier dans la rue. Mais comme on a vu dans le printemps
érable 2012, je peux manifester pendant 100 jours, mais ce sera
encore
au parti politique au pouvoir de décider, peu importe l'option
que j'ai
choisie. »
Il a présenté le programme de son parti
pour
un changement dans le
système politique qui ferait en sorte que le système ne
serait pas
gouverné par les partis :
« Dans une définition du
système
politique actuel, cela fonctionne
par une constitution, la constitution définit les institutions
démocratiques, cela ne s'est presque jamais fait dans l'histoire
et
c'est cela que c'est censé être. Une constitution est
censée être
écrite par le peuple et pour le peuple parce qu'elle doit
définir nos
institutions
démocratiques et ce n'est pas aux politiciens de choisir cela.
Pour le
PDSP, notre grand objectif est de réussir à mettre en
place une
assemblée constituante avec des gens tirés au sort, un
peu une idée
d'un jury dans un procès criminel, des gens qui ont passé
à travers
certains filtres quand même pour être sur qu'on a des gens
assez
neutres, qui ne
défendent pas trop d'intérêts et qui ont la
capacité de le faire, mais
des gens partout au Québec qui ont des intérêts
autres que les partis
politiques qui répondent et qui déterminent comment on le
veut notre
Québec, qui fait que cela fonctionne. [...] Notre objectif c'est
vraiment de donner le pouvoir à la population par les
députés qui
tireraient leur
mandat de la population, par un système direct ou participatif
de
démocratie, éventuellement arriver à mettre une
assemblée constituante
au monde qui réglerait bien des problèmes. Le PDSP, c'est
notre grand
plan, de permettre une assemblée constituante et nous pendant ce
temps-là, notre rôle est d'assumer la transition pour que
les affaires
de
l'État se poursuivent pendant ce temps. [...] Notre but
principal est
de mettre en place et de protéger des intérêts
extérieurs une assemblée
constituante, représentée par le peuple et non
contrôlée par les
intérêts politiques et financiers. »
Gilles Noël,
Parti Unité nationale
Gilles Noël,
porte-parole du Parti Unité nationale, a ensuite pris la parole
en
remplacement du chef du parti Jean Biron qui ne pouvait être
présent
pour l'occasion. Il a apprécié l'initiative d'avoir
convoqué le
colloque des partis émergents et dit comment le parti voit le
rôle que
ces partis peuvent
jouer :
« Je trouve que l'initiative de
l'équipe autonomiste est essentielle
pour la démocratie et je souhaite que cela continue. On a six
partis
politiques avec chacun une plate forme politique différente, et
certaines des idées sont complètement incompatibles entre
nous. Par
contre, il y a des idées qui sont communes et si on finit la
journée en
disant il y a des affaires qu'on a identifiées aujourd'hui qui
sont
ultra importantes pour le Québec, et si pour un certain temps on
met de
coté notre plate forme politique et qu'on s'entend ensemble sur
des
choses fondamentales sur lesquelles on ne peut pas passer... Des
affaires qu'on voit à l'Assemblée nationale, de la
façon dont elle
gère, des
changements qu'on doit apporter, penser à faire un site internet
sous
la forme des partis émergents. Il y a 19 partis au total,
15 partis
émergents qu'on pourrait mettre sur ce site-là et qu'on
s'entend pour
mettre cela. À partir du moment où 15 partis
émergents s'entendent
pour
quelque chose, cela va pousser sur les partis en place
et cela va bouger car ils n'aimeront pas se faire dépasser par
leurs
idées. »
Monsieur Noël a présenté entre autres
choses
la proposition de son
parti visant la création d'une monnaie locale qui permettrait
d'échanger des biens et des services produits localement
plutôt
qu'importés et qui favoriserait l'emploi et la création
de la richesse
dans les régions.
Pierre Chénier,
Parti marxiste-léniniste du Québec
Pierre
Chénier le chef du Parti marxiste-léniniste du
Québec (PMLQ) a détaillé
les différents éléments du programme du parti.
« Comme nous allons
travailler ensemble, nous avons trouvé important de vous
présenter
notre programme. Le programme du PMLQ est de
mobiliser la classe ouvrière et le peuple pour qu'ils
s'organisent pour
mener à bien l'affirmation de la nation du Québec sur une
base moderne.
Ce programme comprend trois points : pour un État
indépendant et
souverain du Québec, pour une constitution moderne et le
renouveau
démocratique et pour une nouvelle direction de l'économie
afin de garantir le bien-être du peuple et de son environnement
social
et naturel.
« Le PMLQ croit que tous les aspects de
la vie politique, économique
et sociale sont en mal de renouveau. Son appel général
est : La
classe
ouvrière doit devenir elle-même la nation et investir le
peuple du
pouvoir souverain. Son programme part de définitions modernes
pour
apporter aux problèmes d'aujourd'hui des solutions qui
favorisent le peuple. »
Plus spécifiquement, sur la question du
renouveau du processus
politique, « le PMLQ considère que le meilleur
programme est celui
qui
politise le peuple, qui encourage les individus et collectifs à
formuler leurs points de vue sur toutes les questions et qui les
assiste à bâtir leurs organisations, pour se mobiliser en
tant que
force sociale et
politique qui refuse d'être divisée en fonction des partis
politiques
ou d'intérêts qui ne sont pas les leurs. Le renouveau du
processus
politique doit garantir un gouvernement qui représente le peuple
de
façon directe. Cela inclut la réforme de la loi
électorale et du
financement du processus pour : que soit garanti le droit à
un
vote
informé, le
droit d'élire et d'être élu, le droit à
l'initiative législative, le
droit de rappel des élus ; que les fonds publics servent
à
financer le
processus électoral et non les partis politiques. »
Il a terminé en proposant la tenue d'un 2e
colloque au début
2014 pour poursuivre le travail du premier. Il a dit que c'est
important que les partis travaillent ensemble sur une base
régulière
sur ce qui les unit afin de voir comment briser leur marginalisation et
celle des électeurs et être prêts aux
éventualités, comme le
déclenchement
d'élections subites par exemple.
Stéphane
Pouleur et Guy Boivin, Équipe autonomiste
Stéphane
Pouleur et Guy Boivin, chef de Équipe autonomiste, ont
présenté les
points suivants. Monsieur Pouleur, coordonnateur du parti, a
présenté
l'origine de Équipe autonomiste, le logo du parti, ses valeurs,
son
code d'étique et ses deux slogans : Plus à droite
mais
pas dans le champ, La voix de la majorité silencieuse.
Guy Boivin est intervenu pour présenter les
propositions de son
parti quant à la marginalisation des petits partis :
« Ce
colloque des
partis émergents nous permet de connaître d'autres
alternatives
politiques, mais permet aussi de tisser des ponts. Comme le
suggérait
l'un de nous, nous pourrions même essayer de voir s'il n'y a pas
des combats collectifs que nous pourrions mener. Par exemple, le
comité
d'organisation de l'Équipe autonomiste a proposé de
changer la loi
électorale pour qu'une personne dans la province qui
désire voter pour
un parti émergent puisse le faire même s'il n'a pas ce
candidat dans sa
circonscription, par exemple le vote par la proportionnelle.
« Le financement des partis politiques
pourrait même être laissé
libre en dehors des périodes électorales pour que,
à cette période,
seul le DGEQ soit autorisé à dépenser pour eux
pour donner à tous une
voix équivalente. » Durant la période de
questions, il a précisé
leur
proposition : « Ce serait peut-être
intéressant que
pendant l'année, les gens, les partis ramassent de l'argent,
font de la
publicité, etc., mais quand l'élection est
déclenchée, c'est arrêté.
Aucun parti n'a droit de parole. C'est le DGEQ qui accorde le
même
droit de parole à tous les partis : à la
télévision, sur les
poteaux,
dans les journaux. Cela donne la possibilité alors au public
d'avoir
une
discussion non pas sur le meilleur candidat, mais le programme des
partis. » Il a conclu en disant : « Plein de
sujets nous
distinguent
d'un parti à l'autre, mais il y aussi plein de luttes que nous
pouvons
livrer ensemble. Ce genre de colloque peut nous le
permettre. »
Yvan Rodrigue,
Parti Équitable du Québec
Puis ce fut
au tour de monsieur Yvan Rodrigue, chef du Parti Équitable du
Québec, à
prendre la parole. M. Rodrigue est un commis en alimentation qui a
décidé de fonder son parti, insatisfait du manque
d'équité qu'il voit
dans divers domaines, dont celui du traitement réservé
aux petits
partis comme le sien. Il a expliqué comment il a fait les
démarches
requises auprès du DGEQ, choisi le nom de son parti,
amassé les appuis
nécessaires et fondé son parti.
Monsieur Rodrigue a présenté les
principaux
points de son programme.
Au centre de son intervention était une proposition s'adressant
aux
chefs des partis présents afin d'apporter une vague de
fraîcheur à la
situation politique au Québec. Bien que la proposition concerne
plus
spécifiquement l'avenir du Parti Équitable du
Québec qui recherche
ardemment une fusion avec un autre parti émergent pour faire
face aux
difficultés de faire vivre un petit parti, il parlé de la
nécessité de
construire une nouvelle force politique au Québec qui pourrait
changer
le visage de la politique. Il a parlé du besoin de
« construire
une
force pour redonner confiance aux contribuables québécois
qui ne
croient plus en la démocratie ainsi qu'au système de
justice. Je vous
suggère donc, aux partis émergents, de créer une
force nouvelle, propre
audacieuse, arrêter de flatter notre fierté personnelle
mais pensons à
l'objectif premier de servir les citoyens du Québec. On peut
prendre la
décision d'agir et d'avancer. Nous sommes une force de citoyens,
redonnons aux Québécois leur dignité, demeurons
solidaires pour une
philosophie nouvelle au sein de notre
société. »
Hugo
Saint-Onge, Bloc Pot
Le dernier parti à
intervenir fut le Bloc Pot. Son chef Hugo Saint-Onge a d'emblée
présenté les deux aspects principaux des
préoccupations du Bloc Pot,
soit la lutte contre la prohibition du cannabis et la
nécessité de
critiquer les institutions démocratiques.
Il a dit que le Bloc Pot travaille à fournir
de l'information
éclairée sur la question du cannabis dans le but de
contrer sa
criminalisation. Au sujet des institutions démocratiques, il a
dit que
« je pense qu'on est dû pour faire une journée
d'étude ou de
rencontre,
pas de type public pour faire notre promotion, mais faire un colloque
de
promotion de marginaux, des partis non représentés
à l'Assemblée
nationale, mais il faut continuer à faire, se rencontrer pour
regarder
nos problèmes communs. On vit des difficultés avec la
structure
bureaucratique du DGEQ, la façon de remplir les documents, les
signatures, c'est mon cheval de bataille. En 1998, on l'a vécu
mais il
y aurait une
action concrète pour changer cette façon qui est
discriminatoire, qui
limite la possibilité des citoyens de se présenter pour
souvent des
détails. La base de données sur laquelle se fie le DGEQ
est pleine de
fautes, d'erreurs. On oublie c'est quoi l'idée des signatures.
L'idée
des signatures est de démontrer qu'il y a un appui populaire. Ce
n'est
pas de
montrer qu'on est capable de remplir un formulaire. Il y a quelque
chose de discriminatoire et il y a une action à faire à
mon
avis. » Il
a parlé de proposer aux médias d'organiser une
émission spéciale des
chefs des petits partis en temps d'élection. Il a aussi
parlé de
journées d'étude des petits partis pour partager nos
expériences
communes
et améliorer nos façons de faire et proposé que
ceux-ci se rencontrent
deux fois par année pour discuter de leurs problèmes.
Site
web: www.pmlq.qc.ca
Courriel: bureau@pmlq.qc.ca
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