Numéro 39 - 28 novembre 2013



Les travailleurs forestiers manifestent contre la dégradation des conditions du travail en forêt

Le 21 novembre dernier, plus de 100 travailleurs forestiers ont manifesté à Saint-Félicien, au Saguenay-Lac-Saint Jean, pour protester contre la dégradation des conditions du travail en forêt, qui a de graves répercussions sur les conditions de vie et de travail dans les régions déjà affectées par la crise forestière. La manifestation avait lieu à l'occasion du Rendez-vous national de la forêt québécoise, une initiative du gouvernement du Québec regroupant entreprises, syndicats, représentants de Premières Nations, environnementalistes et municipalités. Les manifestants ont exprimé on ne peut plus clairement que le gouvernement doit prendre ses responsabilités et protéger les conditions de vie et de travail des travailleurs forestiers et non les aggraver comme cela se passe en ce moment. Le même jour, des travailleurs forestiers de Baie-Comeau ont occupé le bureau du député de la circonscription pour faire valoir les mêmes demandes.

Les actions étaient dirigées en particulier contre la dégradation des conditions du travail en forêt suite à l'adoption du nouveau régime forestier du Québec le 1er avril dernier, qui a été adopté à l'unanimité par tous les partis à l'Assemblée nationale. Les manifestants s'opposaient en particulier à la mise aux enchères d'environ 25 % du bois alloué par le gouvernement à la récolte au nom d'une mise en marché libre du bois. Ce qui se produit, c'est que la désyndicalisation massive qui s'est produite dans le secteur forestier depuis les vingt dernières années s'aggrave encore alors que les accréditations syndicales des travailleurs ne sont pas protégées quand ils travaillent à la coupe du bois remporté aux enchères. C'est du bois qui auparavant était alloué à des entreprises en vertu des Contrats d'approvisionnement et d'aménagement forestier (les CAAF) qui est maintenant vendu aux enchères. Les CAAF eux-mêmes ont été éliminés et remplacés par des garanties d'approvisionnement où le lien traditionnel entre récolte du bois et sciage dans une entreprise de la communauté est beaucoup plus ténu. Pour le bois vendu aux enchères, il n'y a plus de lien du tout et les travailleurs doivent suivre le bois et y perdent toute sécurité d'emploi et leur accréditation syndicale, tout en travaillant dans des conditions très inférieures, sans régime de retraite ni avantages sociaux.


À Baie-Comeau le 21 novembre 2013

Les manifestants ont rappelé au gouvernement actuel et au gouvernement libéral précédent qu'ils sont responsables des conditions du travail en forêt et des conditions générales de vie et de travail en région et qu'ils ne peuvent pas se défiler de leurs responsabilités avec de grandes phrases sur un Québec forestier moderne.

Les monopoles comme Produits forestiers Résolu utilisent le nouveau régime pour désyndiquer le secteur encore plus, y abaisser toutes les conditions et y tuer encore plus de joueurs.

Le PMLQ se tient fermement aux côtés des travailleurs forestiers qui accomplissent un travail important pour les régions et la société et doivent voir leurs droits reconnus, le droit à des conditions qui correspondent au travail qu'ils font et le droit à la représentation dans des collectifs de défense qui défendent leurs intérêts. La crise de l'industrie forestière montre clairement que le Québec a besoin de diriger l'économie dans une nouvelle direction qui sert les intérêts du peuple plutôt que ceux des monopoles étrangers.

(Photos: Unifor)




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