Numéro 54 - 23 décembre 201

Rétrospective 2013

La défense des intérêts du Québec


Vive opposition aux changements antisociaux à l'assurance-emploi

Des manifestations ont eu lieu toute l’année dans tous les coins du Québec, des provinces atlantiques et dans d’autres provinces contre les changements antisociaux effectués par le gouvernement Harper au programme de l’assurance-emploi entrés en vigueur le 6 janvier. Les travailleurs demandent  que ces changements soient abolis et que la dictature Harper rende des comptes. Ils ont manifesté contre les coupures de prestations, la difficulté de plus en plus grande de faire appel des décisions de la Commission de l’assurance-emploi en vertu des nouveaux règlements et contre le harcèlement accru de l’État comme si les chômeurs étaient des criminels. Ils ont manifesté contre l’abaissement des conditions de vie et de travail dans les régions déjà les plus affectées par la destruction du secteur manufacturier et l’abandon des régions. Beaucoup exigent la défaite du gouvernement Harper qui fait la chasse aux chômeurs et rend l’assurance-emploi encore plus inaccessible alors que moins de 50 % des chômeurs y étaient admissibles même avant la réforme.

Budget de février
Où s'en va le Québec ?

À l'ouverture de l'Assemblée nationale le 12 février, beaucoup se demandaient où s'en va le Québec cinq mois après la défaite du gouvernement libéral de Jean Charest et l'élection du gouvernement minoritaire de Pauline Marois ? Est-ce que tout le Québec allait se rallier au programme dit d'austérité pour payer les riches et attaquer le droit de résister de ceux qui défendent leurs intérêts ? Ou le gouvernement devait-il ouvrir une voie vers le progrès en faisant de la réalisation des droits de tous le moteur de développement ? Le gouvernement Marois continue d'être caractérisé par une volonté de réconcilier deux visions diamétralement opposées sur l'avenir du Québec avec son mot d'ordre « Un Québec pour tous » et ça ne marche pas. En pratique ce sont toujours les demandes des puissants intérêts privés qui l'emportent. Les déboires de la nouvelle loi sur les mines en ont fait la démonstration encore une fois. Le premier budget de février et la mise au point de novembre, malgré toutes les intentions qu'on voudrait prêter au nouveau gouvernement, poursuivaient le programme d'austérité pour le peuple et d'abandon de l'intérêt public en faveur des réclamations de l'oligarchie financière. Le ministre des Finances Nicolas Marceau dit que la plupart des gouvernements dans le monde optent pour les mesures d'austérité et les stratagèmes pour payer les riches, alors comment le Québec pourrait-il y échapper ? C'est un argument qui ne part pas de la réalité concrète et il nie au peuple son pouvoir souverain de décider de tout ce qui le concerne.

La Cour supérieure du Québec statue qu'Air Canada a enfreint la loi en mettant fin à l'entretien lourd fait par Aveos

En mars 2012, Aveos a brutalement licencié 2 600 travailleurs responsables de l'entretien lourd des appareils d’Air Canada dans ses centres à Montréal, Winnipeg et Vancouver. Bien qu'il se soit départi d'Aveos, Air Canada est toujours assujetti à la Loi sur la participation publique au capital d'Air Canada adoptée en 1988 au moment de la privatisation d'Air Canada. Cette loi exige que le transporteur aérien maintienne son entretien lourd à Montréal, Toronto et Winnipeg. Aveos a annoncé qu'il mettait fin à toutes ses opérations canadiennes, licenciant tous ses employés et entreprenant le processus de liquidation de ses actifs. Or, le 4 février 2013, l'honorable Martin Castonguay, juge de la Cour supérieure du Québec, a statué sur l'affaire contre Air Canada concernant l'abandon par ce dernier de ses responsabilités légales. Il lui a imposé de maintenir ses activités d'entretien lourd à Montréal après la faillite d'Aveos. Air Canada a porté le jugement en appel et pendant ce temps les installations d’Aveos ont été démembrées. La liquidation d’Aveos montre comment le problème à l'ordre du jour est de construire une autorité publique qui défend les travailleurs en restreignant le droit de monopole.

Un mouvement pour
l'affirmation des droits
des Premières Nations

Les Premières Nations et leurs supporters ont poursuivi tout au long de l'année 2013 le renouveau de la lutte pour la justice amorcé en décembre 2012 avec la grève de la faim de la chef Theresa Spence de la première nation Attawapiskat pour exiger que le gouvernement assume ses responsabilités face aux Premières Nations, et le début du mouvement Idle No More. Ils ont commencé la nouvelle année avec plusieurs actions militantes pour affirmer leurs droits et exiger que le gouvernement Harper abroge ses lois qui attaquent les Premières Nations et l'environnement naturel, notamment les lois omnibus C-45 et C-38. Leur cause reçoit un appui massif partout au Canada et dans le monde.


Le 13 mars en avant-midi, plus d'un millier de personnes assistées sociales et des personnes et groupes qui défendent les droits des plus défavorisés ont manifesté contre les coupures à l'aide sociale dans quatre grandes villes du Québec, soit Montréal, Québec, Sherbrooke et Trois-Rivières.

Les coupures du gouvernement Marois dans l’aide sociale provoquent des manifestations partout au Québec

En mars et plus tard en novembre plusieurs manifestations ont été organisées en réponse à l'annonce par la ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale Agnès Maltais qu'il y aura des coupures de l'ordre de 19 millions $ dans l'aide aux plus démunis à compter du 1er juin 2013, des coupures qui sont décrétées par le Conseil du trésor au nom du rétablissement de l'équilibre budgétaire. La ministre a discrètement fait publier son projet de modification au Règlement sur l'aide aux personnes et aux familles dans la Gazette officielle le 27 février. Les changements qui auraient pour but de « renforcer l'incitation au travail » visent des allocations de 129 $ par mois versées pour « contrainte temporaire » au travail en sus de la prestation de base de 604 $ par mois. Deux groupes de personnes sont visés : les 55 à 58 ans, en raison de l'âge, et les couples ayant la charge d'un enfant d'âge préscolaire. Le gouvernement compte aussi limiter l'accès à des services en toxicomanie avec hébergement, en imposant désormais une durée, pas plus de deux fois par année, pour un total de 90 jours.

Les travailleurs des postes
de Montréal dénoncent
des conditions de travail intenables

Plus de 700 travailleurs et travailleuses des postes ont manifesté à Montréal dans la soirée du 2 mars à l'occasion de l'événement « Nuit blanche-Montréal en lumière » pour dénoncer les conditions de travail qui leur sont imposées par Postes Canada avec sa Poste moderne. Les postiers ont intitulé leur action « La grande noirceur de Postes Canada » pour faire contraste avec le titre de l'événement multimédia de Montréal. Une jeune factrice a dénoncé les conditions imposées aux facteurs et factrices. Elle a dit que c'est maintenant chose courante que de passer de 10 à 12 heures par jour à livrer le courrier jusqu'à tard en soirée, quelque chose qui est entièrement non sécuritaire surtout avec le système de liasses multiples que les postiers doivent maintenant porter. Juste dans les derniers sept mois, a-t-elle dit, environ 50 % des travailleurs de son dépôt ont dû s'absenter pour cause de maladies ou de blessures. Elle a ajouté que la demande de Postes Canada que les travailleurs s'ajustent à la Poste moderne n'a aucun sens. Le problème, a-t-elle dit sous des applaudissements nourris, est que c'est la transformation postale qui n'est pas adaptée aux exigences de conditions de travail et de vie familiale dignes de ce nom. Elle a dit que les travailleurs des postes, comme les travailleurs des autres secteurs, font face aux attaques du gouvernement Harper contre leurs droits comme on l'a vu avec ses lois spéciales et son obsession de privatisation. Elle a conclu en disant que les travailleurs des postes doivent se tenir ensemble et affirmer leurs droits à des conditions de travail décentes.

Les femmes manifestent contre l'offensive antisociale et le programme d'austérité

À l'occasion du 8 mars 2013, dans les marches, rassemblements et rencontres, les femmes ont fait le point sur leurs conditions et les obstacles qu'elles rencontrent pour l'affirmation de leurs droits en tant que travailleuses, femmes, mères de familles, femmes immigrantes et autochtones. Elles ont dénoncé le programme d'austérité des gouvernements fédéral et provincial qui attaquent les droits des femmes et les droits de tous. À Montréal, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, un quartier où la pauvreté se traduit par une atteinte aux droits les plus fondamentaux, plus d'une centaine de femmes ont donné le ton à la journée en organisant une marche pour réclamer leurs droits. La bannière de tête caractérisait l'esprit de résistance et de détermination des femmes: « Lutte d'hier et d'aujourd'hui ! Les femmes toujours debout ! Nous ne reculerons pas ! » « Depuis le milieu des années 90, les gouvernements, tant provinciaux que fédéraux, ont mis la hache dans nos programmes sociaux contribuant ainsi à l'appauvrissement de la population. Les femmes sont les premières affectées par ces coupures puisqu'elles sont, encore aujourd'hui, les plus durement touchées par la pauvreté », ont souligné les organisatrices de l'action, La Collective du 8 mars. En soirée, des centaines de femmes ont manifesté à nouveau pour réclamer justice et la fin de l'oppression des femmes autochtones, immigrantes et des femmes en lutte à travers le monde.

Les jeunes continuent de défendre
leur droit d'apporter des solutions aux problèmes de la société

Le règlement municipal P-6, adopté le 18 mai 2012 et qui interdit de manifester si le trajet n'est pas remis au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) et d'avoir le visage couvert sans motif raisonnable, a continuée d'être vigoureusement contesté tout au long de l’année. Depuis le 15 mars, Journée internationale contre la brutalité policière, le SPVM a procédé à des centaines d'interpellations de masse pendant des rassemblements qui sont transformés en véritable souricière. Le vendredi 1er avril, dans le cadre d'une autre manifestation contre le règlement P-6 au Parc Émilie-Gamelin, le SPVM a remis des constats d'infractions de 637 $ à la plupart des manifestants, soit 279 personnes sur 300. Au début d'avril les membres de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) se sont prononcés pour l'abrogation du règlement P-6. Les 23 et 24 avril, des centaines de manifestants se sont rassemblés à l'intérieur comme à l'extérieur de l'hôtel de ville de Montréal pour exiger le retrait du règlement P-6. En fin de journée du 24 avril, après quatre heures de délibération, le règlement était maintenu. En dépit de la vive opposition, les élus du conseil municipal ont rejeté à 34 voix contre 25 la motion déposée par Projet Montréal visant à abroger le règlement P-6. Le port du masque est toujours interdit et l'obligation de donner un itinéraire est maintenue.

Des actions partout au Québec pour commémorer la Journée des patriotes

Du 16 au 20 mai dernier, de nombreuses célébrations ont eu lieu partout au Québec à l'occasion de la Journée nationale des patriotes. De Québec à Trois-Rivières, Sherbrooke à Napierreville, en passant par Saint-Denis-sur-Richelieu jusqu'à Matane, des assemblées, marches, cérémonies du drapeau, conférences, visites de lieux historiques, ont été organisées pour rendre hommage aux patriotes de 1837-1838 qui ont combattu pour affirmer le droit d'être de la jeune nation du Québec. Plus de 50 activités ont été organisées, notamment des visites des hauts-lieux patriotes, que ce soit les lieux historiques de grandes batailles comme Saint-Denis-sur-Richelieu ou Saint-Eustache ou les lieux des grandes assemblées populaires, notamment dans le Vieux-Montréal. Le thème cette année était l'hommage aux patriotes et la poursuite de leur lutte pour une république souveraine de défense des droits. À Montréal, plus de 1500 personnes se sont rassemblées à la Place du Canada pour la grande marche patriotique organisée conjointement cette année par les Jeunes patriotes du Québec, la Société Saint-Jean Baptiste de Montréal et le Mouvement populaire souverainiste Carré Bleu. Il y avait des travailleurs, des femmes, beaucoup de jeunes et d'étudiants, des familles, des activistes de nombreuses organisations et de partis politiques dont un contingent du Parti marxiste-léniniste du Québec (PMLQ).

Les travailleurs de la construction refusent la détérioration de leurs conditions de travail et défendent leur dignité

À minuit, le 17 juin, les près de 175 000 travailleurs de la construction du Québec ont déclenché une grève générale qui a touché tous les chantiers dans tous les secteurs : industriel, institutionnel/commercial, résidentiel et génie civil/voirie. Ils ont dressé des lignes de piquetage devant les grands chantiers de construction à l'échelle du Québec. La grève était dirigée contre les demandes de concessions inacceptables des organisations patronales, surtout de l'Association de la construction du Québec qui représente le secteur institutionnel/commercial et industriel. Puis peu après minuit le 1er juillet, l'Assemblée nationale du Québec a adopté une loi spéciale forçant les travailleurs à reprendre le travail le mardi 2 juillet sous peine de lourdes pénalités pour les travailleurs individuels, les représentants syndicaux et les syndicats. La loi considère les syndicats comme étant responsables de tout ce qui serait considéré par un tribunal comme un préjudice causé par des travailleurs suite à la violation de la loi et la loi prévoit que toute personne estimant avoir subi un préjudice dans ce contexte peut s'adresser à un tribunal pour obtenir réparation. Les pénalités monétaires sont de 100 à 500 $ pour un travailleur individuel, de 7000 à 35 000 $ pour un dirigeant ou représentant syndical et de 25 000 à 125 000 $ pour un syndicat.

Non seulement cette loi criminalisait-elle la lutte des travailleurs, mais elle perpétuait la fraude que le gouvernement « donne une chance » à la négociation. De la négociation, il n'y en a pas eu de la part de l’Association de la construction du Québec. Il y a eu uniquement des demandes d'extorsion, sous menace de loi spéciale, des reculs sur des choses que les travailleurs ont obtenues de haute lutte au fil d'années. Et maintenant on aura des demandes d'extorsion dans les conditions de la loi spéciale où les travailleurs sont privés de la possibilité légale de faire la grève et de prendre toute action qui ralentirait le travail sous la menace d'une autre loi spéciale l'an prochain. Cette bataille n’est pas terminée. Les travailleurs insistent pour obtenir une amélioration de leurs conditions de travail.

Lac-Mégantic debout
face à l’irresponsabilité
criminelle

Dans la nuit du 6 juillet, un train comprenant 72 wagons-citernes contenant du pétrole brut déraille et explose dans le centre-ville de Mégantic faisant 47 morts, de multiples blessés et des dommages matériels et environnementaux énormes. L’image du train fantôme sans conducteur fonçant en pleine nuit sur Lac-Mégantic et y semant la mort est devenue un symbole d’une économie que le peuple ne contrôle pas, des décisions irresponsables qui sont prises dans notre dos par les gouvernements et les monopoles au détriment de la santé, de la sécurité, du bien-être et même de la vie des gens. Après un travail héroïque de sauveteurs venus de la région et de partout au Canada, la communauté de Lac-Mégantic se remet sur pied, reprend sa vie et demande pleine réparation pour la tragédie criminelle qu’elle a subie. De concert avec les travailleurs de partout, elle demande que les gouvernements forcent les monopoles impliqués dans le désastre à payer tous les frais de la réparation et de la reconstruction, et exige des comptes en particulier du gouvernement Harper pour avoir donné tout pouvoir aux monopoles de faire comme bon leur semble. Des recours collectifs ont aussi été intentés au Québec et aux États-Unis au nom des victimes contre la Montreal, Maine and Atlantic Railway qui était responsable du train et contre  les monopoles impliqués y compris les monopoles pétroliers.

Le PMLQ intervient
dans le débat sur la charte
des valeurs

Le Conseil national du PMLQ s'est réuni le 22 septembre après que le gouvernement du Québec ait présenté ses propositions pour une Charte des valeurs québécoises (maintenant projet de loi n° 60). La réunion a décidé d'intervenir dans la discussion en publiant le journal Chantier politique. Le journal sert à informer les travailleurs, les jeunes et le corps politique sur le projet de charte, les opinions des différentes forces politiques, économiques et sociales du Québec. D'autres affaires politiques sont aussi abordées. Le but est d'engager surtout les travailleurs et les jeunes dans une discussion informée afin qu'on puisse prendre une position qui unit le peuple dans la construction d'un Québec moderne et souverain qui garantit les droits de tous. Le 20 décembre le PMLQ a déposé son Mémoire sur le projet de loi nº 60, Charte affirmant les valeurs de laïcité et de neutralité religieuse de l’État ainsi que d’égalité entre les femmes et les hommes. Il entend participer aux audiences publiques qui débutent le 14 janvier 2014. / Voir la page d'information sur le projet de loi 60


Les chefs des partis au colloque. De gauche à droite: Hugo Saint-Onge, Bloc Pot; Guy Boivin, Équipe autonomiste; Yvan Rodrigue, Parti Équitable du Québec; Pierre Chénier, Parti marxiste-léniniste du Québec; Frank Malenfant, Parti des sans parti; Gilles Noël, Parti Unité nationale (porte-parole du Parti)

Le premier Colloque des partis émergents : un franc succès

Le 2 novembre s'est tenu à Québec le premier Colloque des partis émergents, à l'initiative de l'Équipe autonomiste, un des 19 partis politiques autorisés par le Directeur général des élections du Québec. Le but de l'initiative est de briser la marginalisation imposée aux partis autres que ceux au pouvoir. Par partis émergents, le colloque entendait partis qui n'ont pas de députés à l'Assemblée nationale. Il y a 15 de ces partis en ce moment au Québec et 6 d'entre eux ont participé au premier colloque. Plusieurs autres se sont montrés intéressés et ont demandé à être informés des résultats du premier colloque. Les participants ont convenu de tenir un deuxième colloque en février 2014. / Lire le rapport dans Chantier politique

Deux événements importants dans la vie des travailleurs

Les 20-21-22 novembre se tenait la 49e Assemblée annuelle du Syndicat des Métallos à Laval et le 25 novembre s'ouvrait à Québec le 30e Congrès de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ). Le Syndicat des Métallos regroupe quelque 60 000 membres travaillant dans les grands secteurs industriels de l'extraction des ressources et de la fabrication, les mines, la forêt, l'acier, l'aluminium et d'autres, de même que dans des secteurs comme la restauration, l'hôtellerie, les agences de sécurité dans les aéroports et ailleurs. La FTQ est la plus grande centrale syndicale au Québec avec quelque 600 000 membres représentant tous les secteurs de l'économie, au privé comme au public, de juridiction provinciale ou fédérale. Les deux événements ont en commun le thème de l'intensification de la riposte syndicale aux attaques des monopoles et de leurs représentants politiques contre les travailleurs, les syndicats et la société et en particulier le gouvernement Harper. / Lire le rapport dans Chantier politique

Les travailleurs forestiers manifestent contre la dégradation des conditions
du travail en forêt

Le 21 novembre dernier, plus de 100 travailleurs forestiers ont manifesté à Saint-Félicien, au Saguenay-Lac-Saint Jean, pour protester contre la dégradation des conditions du travail en forêt, qui a de graves répercussions sur les conditions de vie et de travail dans les régions déjà affectées par la crise forestière. La manifestation avait lieu à l'occasion du Rendez-vous national de la forêt québécoise, une initiative du gouvernement du Québec regroupant entreprises, syndicats, représentants de Premières Nations, environnementalistes et municipalités. / Lire le rapport dans Chantier politique


À Baie-Comeau le 11 décembre, dans le cadre de la campagne organisée par le Regroupement des femmes de la Côte-Nord

Opposition à la hausse
des tarifs d'électricité

L'annonce d'une demande pour une  nouvelle hausse des tarifs d'électricité de 5,8 % par Hydro-Québec applicable dès 2014 a soulevé la colère de la population. Plusieurs actions ont eu lieu depuis cette annonce et les plus vulnérables sont au premier rang de cette bataille. Il y a eu des manifestations à Montréal et à Sherbrooke et des campagnes d'affichage, comme à Baie-Comeau sur la Côte-Nord, où les gens sont invités à manifester leur désaccord avec la hausse en apposant une affichette à leur fenêtre et sur les poteaux d'Hydro-Québec dans les quartiers. À l'approche des fêtes, il y a aussi une campagne qui se mène dans plusieurs régions, notamment au Saguenay-Lac-Saint-Jean, pour afficher des « Couronnes contre la hausse » (le cercle de la couronne formant le logo d'Hydro-Québec avec une flèche indiquant la hausse) durant le temps des fêtes pour rappeler que cette hausse entre en vigueur le Jour de l'An. / Lire le rapport dans Chantier politique

Le PMLQ intensifie son travail d'organisation

Le 7 décembre, le PMLQ a tenu son Conseil national pour discuter du travail accompli pendant l'année, en particulier depuis sa réunion du 22 septembre, et pour orienter son travail pour la nouvelle année. Le Conseil a fait une évaluation positive de la mise en application de sa décision du 22 septembre d'intervenir dans la discussion sur le projet de Charte des valeurs, maintenant projet de loi n° 60, en publiant le journal Chantier politique. L'idée était d'aider les discussions qui se tiennent à la base de la société afin que les gens puissent réfléchir comme il faut. L'autre élément principal de la discussion était le projet de loi lui-même, tel qu'il a été déposé par le gouvernement du Québec le 7 novembre. Le Conseil national a aussi discuté de son travail de coopération avec d'autres organisations et forces politiques et a pris des décisions en conséquence. L'esprit de contribuer à l'affirmation de la souveraineté du Québec et au renouveau du processus politique afin d'en finir avec la marginalisation du peuple et de ses organisations, tant politiques que sociales, a été réitéré. Le Conseil national a adopté comme thème pour son travail en 2014 « Bâtissons les Commissions sur l'avenir du Québec ». / Lire le rapport dans Chantier politique


    

  
Projet de loi 60 sur la Charte des valeurs

Mémoire du PMLQ
à la Commission des Institutions

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Site web:  www.pmlq.qc.ca   Courriel: bureau@pmlq.qc.ca



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