Numéro 6 ·
Sommaire
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Élections générales du 5 octobre
Un appel au peuple du Québec

Nous arrivons à la fin de cette campagne électorale où les prédictions indiquent une défaite écrasante du gouvernement de la CAQ. C'est bien en raison de toutes les terribles décisions qu'il a prises et les torts immenses faits à la nation, d'abord sous François Legault puis sous l'« équipe Fréchette » qui a annoncé sa détermination de poursuivre dans la même voie. C'est le signe non seulement du rejet total par de la restructuration de l'État qui détruit le système public en place depuis les années soixante, mais aussi de la persistance et de la capacité du peuple à parler en son propre nom pour exiger des solutions qui favorisent ses intérêts individuels, collectifs et nationaux.
Le Parti marxiste-léniniste du Québec appelle le peuple à voter pour ses candidates et candidats qui se battent dans douze circonscriptions pour les droits de toutes et tous sur tous les fronts : économique, politique, social, culturel et en ce qui concerne garantir la paix en s'opposant aux préparatifs de guerre. Elles et ils élèvent la voix pour promouvoir l'humanisation de l'environnement naturel et social et pour faire du Québec une zone de paix. Elles et ils dénoncent la militarisation de l'économie et les tentatives désespérées de l'État de recruter nos enfants dans les préparatifs de guerre, que ce soit par les forces armées ou par la production des armements et infrastructures qui servent les préparatifs de guerre. Les candidates et candidats du PMLQ s'opposent à toutes formes d'intégration économique et politique, que ce soit aux USA ou à l'Union européenne, aux services des monopoles, oligopoles et différents cartels.

Cet objectif peut être atteint et la souveraineté du Québec peut être défendue si les travailleuses et les travailleurs exigent une nouvelle direction pour l'économie qui mette un terme à la mainmise des oligarques, qui prive cette élite parasitaire de son pouvoir de nous déposséder. Les oligarques se servent de leur contrôle pour payer les riches et sabrer les budgets des programmes sociaux au nom du progrès par la privatisation et par certains procédés de l'intelligence artificielle sans contrôle ou direction par les forces productives. Le peuple continuera de défendre la dignité du travail et d'exiger un financement adéquat des programmes sociaux en fonction des besoins et non en fonction de la définition de ce qui est adéquat pour les riches et les puissants pour qui la privatisation est la solution à tous les problèmes. Cela peut se faire en s'assurant que les Québécoises et les Québécois défendent les droits de toutes et tous et se battent pour que ces droits soient garantis.
Nous le savons depuis longtemps, le territoire, l'économie et le travail du peuple du Québec sont assez forts pour soutenir l'autosuffisance économique et notre souveraineté si les besoins, les talents et la créativité du peuple, la culture et la politique sont mis au service du peuple. La privatisation de l'État divise la société en deux, avec l'oligarchie financière au pouvoir, au-dessus de la société dans son ensemble et surtout au-dessus de la force productive qu'elle considère comme jetable après usage. Cela ne sera jamais accepté par le peuple qui sait très bien qui produit la richesse et qui a le droit d'en bénéficier.
Dans cette élection, aucun des partis cartellisés n'a présenté un plan de gouvernement ou un programme qui puisse contribuer à bâtir un Québec moderne et souverain qui défend les droits de toutes et de tous. Le peuple ne peut pas attendre d'être « représenté » et doit au contraire continuer de parler haut et fort en son propre nom, avec des prises de position qui l'avantagent et font échec aux tentatives de le blâmer pour la crise économique aggravée par les politiques de payer les riches et les préparatifs de guerre.
L'argent est là. Il faut exiger que le gouvernement, quel qu'il soit, arrête de payer les riches et augmente les investissements dans les programmes sociaux comme priorité. Il doit abroger les lois qui attaquent les droits des travailleurs et facilitent la vente aux enchères de nos richesses. Il ne doit pas concilier avec le programme ultraréactionnaire du gouvernement Carney, un programme de destruction nationale au nom d'un Canada fort.
C'est en agissant et prenant la parole qu'on ouvre la voie à un avenir stable. Les candidates et candidats du PMLQ appellent les travailleurs et le peuple à faire valoir les réclamations qu'ils sont en droit de faire à la société. Ils les appellent à reconnaître le besoin de s'organiser politiquement de façon indépendante pour changer le processus électoral qui mène à la formation de gouvernements de partis cartellisés. Le peuple doit pouvoir élire ses propres candidates et candidats qui, une fois élus à l'Assemblée nationale, élisent eux-mêmes le premier ministre et les ministres et les tiennent responsables de leurs décisions pour l'ultime bien-être du peuple. Former des gouvernements qui représentent réellement les intérêts de celles et ceux qui les élisent est à l'ordre du jour. Cela veut dire s'opposer à la demande des partis cartellisés que le peuple renonce à ses propres réclamations à la société et soutienne un parti sur lequel il n'exerce aucun contrôle.
Voter pour les candidates et candidats du PMLQ, c'est voter pour le renouveau démocratique qui investit le peuple du pouvoir décisionnel et non le système basé sur des partis cartellisés qui passent leurs temps à défendre des intérêts oligarchiques et à se justifier.
Voter pour le PMLQ, c'est refuser l'ordre du jour qui facilite et accélère la mise aux enchères des ressources naturelles et humaines du Québec, qui criminalise le droit de grève et nous endette à coup de centaines de milliards pour payer les riches et financer les magouilles et les préparatifs de guerre des oligarques.
Notre stabilité est dans la défense des intérêts de toutes et tous ! Notre langue et notre culture fleuriront quand la langue, la culture et le bien-être de toutes et tous seront reconnus, défendus et garantis. C'est bien l'union qui fait la force et au Québec nous sommes forts ensemble. Notre mot d'ordre n'est pas celui du roi de France et de ses mousquetaires, « tous pour un », dans lequel le « un » n'est pas le peuple. Il ne l'a jamais été. L'État était le roi et le roi était la France. Le Québec, c'est nous autres, c'est nous qui l'avons construit par notre travail, avec notre créativité, nos ressources, nos aspirations et notre intelligence. Les enjeux d'aujourd'hui semblent bien au-delà de notre capacité, mais en réalité c'est le même défi que nous avons toujours su relever dans le passé pour être maîtres chez nous.
En avant compatriotes ! Voter marxiste-léniniste, c'est reconnaître que nous devons nous empouvoirer pour devenir, une fois pour toutes, maîtres chez nous !
Que la classe ouvrière devienne la nation et investisse le peuple du pouvoir souverain afin d'ouvrir la voie au progrès de la société !

